‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 206 sur 318 · N" 265. — SOLDATS MARTYRS DE LEUR FOI · texte numérisé non relu

N" 265. — SOLDATS MARTYRS DE LEUR FOI

C'était en Afrique, sous le commandement du maréchal Valée. Un poste mal gardé s'étant laissé surprendre sans coup férir, par les Arabes d'Abd-el- Kader, aux environs de la Maison Carrée, nos soldats se virent aussitôt forcés de choisir entre l'abjuration et la mort. — L'officier qui commandait le détachement, et qui appartenait à une des plus nobles familles de la Bretagne, leva les yeux au ciel et réfléchit un instant : puis interrogea du regard le tambour qui se tenait debout à ses côtés. — Eh bien ! lui dit-il. — Lieutenant, répondit le soldat d'une voix ferme et assurée, vous ferez ce qu'il vous plaira; pour moi, je ne renierai jamais mon baptême et mon Dieu! — Très bien, mon brave ; ni moi non plus ! — Ni moi ! — ni moi ! » s'érièrent les uns après les autres. — A l'exception de deux, ces héroïques enfants de la France ! — à l'exception des deux lâches qui embrassèrent l'islamisme, tous eurent la tête tranchée. Les renégats furent amenés à Tanger ; l'un d'eux y mourut, l'autre put s'échapper et revint au camp français où il

rendit compte de ces faits. Le rapport signé du nom de Lamoricière doit se trouver encore dans les archives du gouvernement, à Alger.

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