N° 313. — VÊTIR CEUX QUI SONT NUS
Ou reprochait un jour à un pieux chanoine d'Angers de n'avoir point de tapisserie. « Lorsque, en hiver, j'entre dans ma maison, répondit-il, les murs ne disent pas qu'ils ont froid ; mais les pauvres, que je vois à ma porte tout tremblants, me crient qu'ils ont besoin de vêtements. » Ce pieux et savant chanoine, nommé Jacques Eveillon, mourut en 1651, et fut amèrement pleuré des pauvres. [Dictionnaire historique. )
— Un pauvre, mal habillé, demanda l'aumône à une charitable dame. » Donnez-lui une chemise, dit-elle à sa domestique : » et celle-ci apporta au mendiant une chemise à moitié usée. « Allez-en chercher une autre, s'écria la pieuse dame, avec un accent d'indignation : quelle serait ma honte, lorsqu'au jugement dernier, il me montrerait cette mauvaise chemise ! » [Tiré cViin auteur Allemand.)
SUR LA DOCl'RINE CHRETIENNE 319
N" 314. — YISITER LliS MALADIES.
L'impératrice Eudoxie se plaisait à visiter les malades dans les hôpitaux qu'elle avait fait construire et à leur porter delà nourriture, de ses propres mains. — Fiaccile, épouse de Théodose, visitait souvent aussi les hôpitaux, soignait elle-même les malades, faisait leurs lits, leur préparait à manger, relevait leur vaisselle, et leur rendait toutes sortes de bons offices. (théodoret.)
n° 315. - ensevelir les morts.
Sainte Praxède, au prix de grands sacrifices et au péril de sa vie, faisait rechercher et recueillir les corps des martyrs; et souvent, pendant la nuit, elle les portait elle-même hors de la ville, aux tombeaux de son aïeule sainte Priscille, ayant soin de placer deux vases pleins de sang à côté d'eux, pour témoigner de leur martyre.
— Pendant les persécutions, une compagnie d'ouvriers chrétiens creusaient des tombeaux dans les catacombes, et y portaient secrètement les corps des martyrs. L'Eglise avait pour ces ouvriers patients et dévoués un amour de prédilection. Saint Jérôme leur donne le nom de clercs et dit qu'ils avaient pour tâche d'envelopper les corps des martyrs dans des toiles de lin, et de leur creuser des tombeaux. (S. Jérom., Lettre àinn. )
— Celte œuvre est continuée à Rome, aujourd'hui encore, par les confrères de la bonne mort. Le but de
cette confrérie est d ensevelir les morts. Ses membres parcourent les alentours delà ville, y recueillent les cadavres qu'ils y trouvent, les rapportent sur leurs épaules, les ensevelissent, font dire une messe pour leurs âmes, et les déposent dans la tombe. {Tiré de ScHMiD, etc.. )