N^ 360. — RAISONS DE CET HONNEUR
Saint François de Paul avait toujours dans sa chapelle une image de la Mère de Dieu, auprès de laquelle il se réfuj;iait dans tous ses besoins temporels et spirituels. (LOHNER.)
Saint Charles Borromée fit mettre une croix sur toutes les églises de son diocèse, et recommanda aux fidèles de porter sur eux une image ou une médaille de la Vierge, afin que la vue de cet objet les encourageât à l'imitation des vertus de Marie. (Lohner.)
Saint Chrysostôme, pénétré d'une si profonde vénération pour saint Paul, tenait les regards fixés sur son portrait, pendant qu'il lisait ses Epîtres. Cette vue
l'enflammait d'un zèle nouveau pour l'œuvre de la prédication. (Marciiantius.)
N" 363. — RÉPONSK d'un solitaire a CONSTANTIN COPRONYME.
Un jour l'iconoclaste Constantin Copronyme fit veftir le pieux solitaire Etienne, et lui demanda ironiquement s'il persistait dans son idolâtrie : c'est ainsi qu'il appelait le cuite des saintes images. « Eh ! quel est l'homme assez peu instruit parmi nous, dit-il, pour adorer les pierres, l'or ou l'argent? Nous honorons Jésus-Christ et les saints dans leurs représentations, nous élevant ainsi, à l'aide de leurs images, aux objets qu'elles nous rappellent. Et vous, vous n'avez pas honte d'appeler idoles la figure de Jésus-Christ et de sa mère, de les fouler aux pieds et de les brûler, etc.? — Homme stupide, esprit lourd et bouché, repartit l'empereur, est-ce qu'en foulant aux pieds des images, nous foulons Jésus-Christ? » Alors l'ingénieux solitaire tirant de sa poche une pièce de monnaie, demanda s'il serait puni pour avoir jeté et foulé à terre cette image du prince. « A coup sûr, s'empressent de répondre tous les courtisans, ce serait là un crime de lèse-majesté impériale. » Alors Etienne poussant un profond soupir : « Hommes aveugles, s'écria-t-il, vous punissez de mort quiconque foule aux pieds l'image d'un roi, d'un homme périssable, et vous foulez aux pieds l'image de Jésus-Christ, Roi des rois! » On ne répondit que par le silence à cette réflexion si juste et si forte. {Hist. ecclés.^ an 764.)