I — PERMÉABILITÉ DES VOIES AÉRIENNES
1° I s’agit surtout de la perméabilité du naso-pharynx, dont la déficience est la cause la plus fréquente d’insuffisance respiratoire, La physiologie de la respiration nasale
est importante à connaître, puisque « l’acte respiratoire vaut, avant tout, ce que valent les fosses nasales ».
A) Les fosses nasales « conditionnent » l'air: Elles l’échauffent, l’humidifient, l’épurent. L’échauffement est dû à la richesse vasculaire de la muqueuse pituitaire et à la disposition anatomique de la paroi externe des fosses nasales. L’alternance des cornets et des méats, tout à fait comparable à une chaudière tubulaire, augmente la surface de contact de l’air et de la muqueuse. L’humidification est assurée par la sécrétion ininterrompue du mucus. L'’épuration protège l’organisme contre l’assaut des poussières et des germes qui sont arrêtés par une triple barrière : le mucus, les cils vibratiles, les lymphatiques de la muqueuse. Dans certains cas, l’éternuement ajoute son action défensive.
B) Phénomènes mécaniques : De petits muscles augmentent la béance des narines à l’inspiration, et le courant aérien passe par le méat moyen. Des expériences de sténose expérimentale, il ressort que les points au niveau desquels le moindre obstacle entraîne une gêne fonctionnelle notable sont :
Pour l'inspiration : La sous-cloison, la tête du cornet inférieur, la partie moyenne du méat moyen (déviation ou crête de la cloison), la queue du cornet moyen;
Pour l'expiration : La partie moyenne du méat moyen et la queue du cornet inférieur.
La vitesse de l’air inspiré augmente avec la température. Celle de l’air expiré est légèrement inférieure.
La respiration buccale n’est pas normale : la bouche n'appartient pas à l’appareil respiratoire. L'existence du carrefour aéro-digestif du pharynx permet évidemment un rôle de suppléance (au cours d’efforts violents ou dans certains cas pathologiques); mais il est avant tout destiné à la phonation. Cela est si vrai que certains animaux (che-