CV CT D ORERSS US
CV en litres.
P en kilogrammes.
T'en mètres.
5 en mètres carrés.
La surface du corps est calculée à partir de la taille et du poids, soit d’après les tables de Dugois, soit d’après les graphiques de JANET.
L'expérience a montré que :
Chez l’homme adulte (après 18 ans), K — 1.
Chez la femme adulte (après 18 ans), K — 0,85.
Chez les enfants, K augmente avec l’âge, à partir de 0,53 pour un garçon de 5 ans, et de 0,42 pour une fillette de 6 ans.
Comment doit-on utiliser cette formule ?
1° Connaïssant T-P-S-K, on calcule la capacité vitale théorique.
2° On mesure la capacité vitale réelle au spiromètre.
Un sujet est normal tant que la capacité vitale réelle est égale, à + ou — 10 p. 100 près, à la capacité vitale théorique.
Seront insuffisants respiratoires ceux dont l’indice spirométrique sera inférieur de plus de 10 p. 100 à la capacité vitale théorique.
Seront considérés comme entraînés au point de vue respiratoire ceux dont la capacité vitale sera supérieure de plus de 10 p. 100 à la capacité vitale théorique.
Cette capacité vitale de repos est toujours supérieure à la capacité vitale de travail, car celle-ci dépend uniquement de la façon d’utiliser la capacité vitale de repos, au cours de l’effort. Ce qui importe, c’est donc le rapport : CV travail
CV repos
Il est d’autant meilleur qu’il se rapproche davantage de l’unité.
Un sujet ayant une capacité de repos satisfaisante peut être un insuffisant fonctionnel, si la capacité de travail est par trop inférieure. |
b) Coefficient de ventilation pulmonaire. — Avec un spiromètre permettant la mesure de l’air courant, on pourra calculer le coefficient de ventilation pulmonaire, rapport entre le volume d’air nouveau qui pénètre dans les poumons à chaque mouvement d’inspiration et le volume d’air vicié contenu déjà dans les poumons, et avec lequel cet air va se mélanger.
AS
Cette mesure est plus délicate et plus longue à effectuer que les précédentes; elle demande un appareillage adéquat. Mais la connaissance du coefficient de ventilation pulmonaire présente un intérêt primordial, en particulier au point de vue de la régulation respiratoire, et de la création, par la rééducation, d’un automatisme permettant, par des respirations plus amples et moins fréquentes, une amélioration de la ventilation.
Dans l’établissement du rapport, il faut retrancher de l’air nouveau l’espace nuisible (larynx, trachée, bronches, bronchioles) où l’air n’est pas utilisé pour l’hématose.
L'air vicié est la somme de l’air de réserve et de l’air résiduel : d’où coefficient de ventilation pulmonaire —
air nouveau — espace nuisible air de réserve + air résiduel
Ce coefficient est d’autant meilleur qu'il est plus près de l’unité,. car, en ce qui concerne le renouvellement de l’air vicié, en un même temps, deux respirations d’un demi-litre ne sont pas équivalentes à une respiration d’un litre.
D'où la nécessité de respirations amples et lentes. Un sujet à respirations rapides mais superficielles aura une très mauvaise ventilation et sera un insuffisant respiratoire (fonctionnel, s’il n’a aucun obstacle anatomique).
2 Débit respiratoire.
À. GLOBAL : On peut le mesurer à l’aide du spiromètre type CHÉRON.
PeCH à imaginé un masque manométrique qui indique le débit maximum. Normalement, ce débit maximum est de 3 litres et demi par seconde. Au-dessous de deux litres, il y a déficience.
L'épreuve est faite en respiration buccale, puis en respiration nasale. Si le débit buccal est supérieur, il y a insuffisance nasale, ;
Mn
Plus intéressante est l’appréciation du débit respiratoire courant réalisé avec le spiromètre type CHéron. Mais cette mesure exige une technique absolument correcte. Ce pendant, elle mérite d’être connue, car elle place le sujet dans des conditions physiologiques absolument normales : c’est le débit habituel que l’on mesure. Les variations du débit respiratoire courant dans le temps, chez un sujet donné, donneront des indications sur l’évolution de la valeur respiratoire. De la même façon, une déficience du débit respiratoire courant décélera l’insuffisance respiratoire de façon absolument physiologique, pourrait-on dire, puisque les conditions de la mesure ne placent pas le sujet dans un état de fonctionnement habituel.
Bien que ne pouvant entrer dans le domaine de la pratique courante, — et c’est pourquoi nous n’y insisterons pas davantage — cette méthode méritait d’être signalée.
B. Nasa : L'étude du débit respiratoire nasal permettra souvent de déceler une insuffisance des voies aériennes supérieures: À cet effet, l’épreuve qualitative de RoseNTHAL donne une-approximation très satisfaisante :
1° Bouche fermée, on fait exécuter au patient vingt inspirations et vingt expirations exclusivement nasales (après l’avoir fait préalablement moucher). Trois cas peuvent se présenter :
La respiration nasale est absolument impossible ;
La respiration est mixte bucco-nasale ;
La respiration nasale pure est possible.
2° Il faut alors rechercher si l’une des narines n’est pas insuffisante. Pour cela, on pratique la même épreuve pour chaque narine isolément, l’autre étant obstruée artificiellement. Vingt inspirations et vingt expirations sont exécutées bouche fermée par chaque narine. Déjà, une respiration plus bruyante par une narine que par l’autre trahira une déficience de ce côté. Deux cas se présentent :
les deux narines sont suffisantes ;
une seule narine est suffisante, et permet une inspiration unilatérale de compensation qui finit par devenir insuffisante.
LMD EE
Chez les sportifs, la même épreuve doit être pratiquée aussi après l’entraînement.
La recherche de la cause de l’insuffisance nasale ainsi dépistée est du domaine du rhinologiste: nous y reviendrons ultérieurement.
3 Apnée volontaire (D’après Fabre et Amphoux)
La durée maxima d’apnée volontaire dépend de la ventilation pulmonaire, et de l’état d’entraînement. Elle sera recherchée dans des conditions différentes que nous allons énumérer en indiquant les résultats obtenus normalement.
Résultats chez l’adulte normal.
Entrainé Non entrainé
À. — Au repos : LE 1° Après une expiration forcée .... 15 sec. 15 sec. 2° Après une expiration normale .... 30 — 21 — 3° Après une inspiration normale .... 42 — 29 — 4 Après une inspiration forcée .... T1 — 517 — B. — Après un exercice physique dé-
terminé suivi d’une inspiration forcée
(30 flexions complètes sur les mem-
bres inférieurs en une minute)........ 40 — 20 — C. — Après une surventilation pul-
monaire préalable obtenue par une série
de 15 à 20 respirations forcées ...... 120 — 95 — D. — On établira le rapport de l’apnée
volontaire au repos, après une inspira-
tion forcée (A-4°), à l’apnée volontaire
après une surventilation préalable par
15 à 20 inspirations forcées (B), et l’on a:
A-4° el o7 —— =) 77e 12,85
Chez l’insuffisant respiratoire, l'épreuve d’apnée volontaire au repos est écourtée, mais, parfois, elle est normale. Mais l’épreuve B est toujours très diminuée. Par
. . AE suite, chez l’insuffisant, le rapport B St beaucoup plus
élevé, supérieur à 2,85.