PREUVES DE LA PRESENCE DU VIRUS
L'apparition d’un pouvoir hémagglutinant dans les liquides, décelé par la méthode rapide sur plaque, ou titré par une méthode en tubes, ne constitue pas une preuve formelle que le virus grippal est bien en cause, de nombreux facteurs pouvant provoquer une hémagglutination non spécifique. Fauconner (1953) a proposé une détermination pratique, basée sur l'étude du pH, de l'infection des liquides : Le pH des œufs inoculés est supérieur à 7, celui des témoins inférieur à 7 et sa mesure permettrait d'éviter le recours à l'hémagglulination. |
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sée, il faut donc préparer des sérums de référence pour chaque type de virus connu. On peut s'adresser aux sérums d'animaux infectés (furet, hamster, souris) plus spécifiques mais plus délicats à obtenir, ou à ceux d'animaux artificiellement immunisés (cobaye, lapin, coq), un peu moins spécifiques mais de préparation simple. Par cettre dernière méthode, les 4 souches isolées au laboratoire d'Hygiène (une en 1953, trois en 1955) furent identifiées comme des virus du type À (FMI).
. Envoyées au Centre Mondial de la Grippe de Londres, pour détermination du sous-type et l'identification antigénique complète, elles se sont révélées appartenir au type FMI, sous-type Scandinavica, antigéniquement semblables à la souche (A/England/1-53). Il faut noter que l'échec ou l'impossibilité d'isoler la souche responsable d’une épidémie n'empêche pas la détermination du type de virus en cause, à condition de disposer d’un lot d’agglutinines de chaque type dûment titrées ; la mise-en œuvre de la réaction d’inhibition avec les sérums des malades de l'épidémie permet alors de constater que ceux-ci ne sont positifs que vis-à-vis d'un seul type d'hémagglutinine, celle qui est antigéniquement sem blable au virus responsable.