Grippe à manifestations pulmonaires
L'atteinte respiratoire est constante dans toute manifestation de la grippe mais revêt une importance très variable. On peut distinguer :
Les manifestations dues au virus lui-même : allant du catarrhe bronchique le plus discret aux grippes pulmonaires fulminantes avec syndrôme malin.
La radiologie montre des images très variées : opacités hilaires ou hilifuges, opacités arrondies, nuageuses à limites floues, bandes linéaires scissurales.. ; souvent difficiles à superposer aux signes stéthacoustiques.
En fait, la grippe réalise souvent le syndrôme de pneumopathie virale: or, ce syndrôme, que Boucxer appelle «bronchite anormale », peut relever de multiples étiologies (ExouEeM : 1953 - CATEI- GNE : 1950 - Boucuer : 1951 - STuart-Harris : 1953 - Muzper : 1953 - Scuer : 1952 - SoniEr:: 1954 a - 1954 D) : |
Agents dûment identifiés : virus de l’ornithose-psittacose, virus grippaux, virus de la chorio-méningite lymphocytaire - Rickettsiose due à R. Burn£ETTt (Fièvre Q) ; ou seulement suspectés : syndrôme de pneumonie atypique dite «primitive », caractérisée par la présence dans le sérum d’agglutinines à froid (P.A.P.).
Les manifestations pulmonaires de surinfection ou d'association : par des germes figurés, actuellement évitées par les antibiotiques, mais qui ont conditionné la mortalité de certaines épidémies, relèvent habituellement du Streptocoque, du bacille de Pfeiffer ou du Pneumocoque.
Cette influence favorisante du virus grippal sur les infections associées est souvent évoquée. Borper et coll. (1953 a-b) ont montré, par infection massive du cobaye, qu'elle relève de l’action toxique du virus et se manifeste surtout pour le streptocoque hémoly tique et plus encore pour le bacille de Pfeiffer.
Si le caractère anergisant de la grippe, confirmé par l'absence fréquente de réactions à la vaccination jennerienne chez les grip-
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LA A LA 'é . A 0 pés, a pu être discuté en ce qui concerne son rôle favorisant dans l’évolution de la tuberculose, il n’est pas rare de voir des tuberculoses apparaître au décours de grippes ayant entraîné une asthénie consécutive sévère. Quelle que soit la surinfection en cause, le diagnostic peut être ardu si l’épisode initial a passé inaperçu.