EURE
2° L'’oPACITÉ DE L'OBJET :
Plus l’opacité de l’objet est grande, plus son image disparaît difficilement, et pour les qbjets très opaques on ne peut vraiment obtenir une complète disparition que sur des clichés pris à très grande distance,
L’opacité est évidemment un facteur relatif car elle dépend dans une certaine mesure du rayonnement employé. Néanmoins, on ne peut, pour l’effacement d’ur objet, accroître considérablement la dureté du rayonnement sans nuire à la qualité du cliché. Ici, comme eñ radiologie ordinaire, on est obligé d’accepter un compromis.
3° LA FORME DE L'OBJET ET LA DIRECTION DE SON GRAND AXE PAR RAPPORT AU DÉPLACEMENT DU TUBE :
Nous ne considérerons que le, déplacement rectiligne du tube. Un tel déplacement respecte le diamètre transversal de l’objet mais le diamètre vertical est sensiblement modifié; quant aux diamètres intermédiaires, ils seront évidemment d’autant plus allongés, qu’ils se rapprocheront de la verticale. S
Suivant la forme de l’objet, trois cas sont à considérer :
a) Objet arrondi :
Il est représenté par une courte bande verticale dont la largeur correspond à son diamètre réel et dont la longueur est d’autant plus grande qu’il est plus ne du plan de coupe; *
b) Objet allongé à grand axe transversal :
Il a pour image une bande transversale beaucoup plus large que lui. Sa disparition est obtenue très facilement ;
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c) Objet allongé à grand axe vertical :
Son grand diamètre est allongé; ses bords restent nets, son opacité n’est pas sensiblement diminuée. Son image est la plus difficile à faire disparaître même sur des coupes passant à grande distance de l’objet.
En résumé, les objets les plus difficiles à effacer sont les objets très opaques et les objets allongés dans le sens vertical. Ces deux mauvaises conditions peuvent évidemment être réunies. Q
Après ces notions générales et le rappel indispensable du mé“anisme de la formation des images en tomo-
graphie, nous nous proposons d'indiquer d’abord la
technique employée en tomographie sagittale.
Ensuite nous étudierons le tomogramme transverse chez le sujet normal.
Puis, nous verrons les avantages du tomogramme frontal, ses insuffisances et comment le tomogramme transverse y remédie. Nous montrerons alors par quelques exemples, l’intérêt que le tomogramme de profil peut présenter dans le diagnostic des affections thoraciques et enfin la conclusion essaiera de dresser une règle de conduite dans la façon de mener à bien un examen tomographique.