‹ Intérêt et principalChapitre 16 sur 22 · Doivent Marchandises générales à Caisse · texte numérisé non relu

Doivent Marchandises générales à Caisse

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A fur et mesure de sa fabrication, B vend ses produit Mais la production se règle sur la consommation : or, celle-ci n'étant plus entravée, comme sous le régime de l'intérêt, par l'usure, c'est-à-dire par la vente à terme, par le loyer des instruments de travail, et les charges qui en résultent, surtout par le préjugé de la monnaie, devenue improductive et môme inutile: il s'ensuit que B, comme tous les autres travailleurs, peut non-seulement racheter, à une fraction minime près, son propre produit, mais donner carrière à son énergie, à sa puissance productive sans crainte de créer des non-valeurs ou d'amener l'avilissement des prix, avec l'espoir légitimement fondé, au contraire, de se compenser, par ce surcroît de production et d'échange, de la faible rétribution qu'il paye à la Banque, pour la négociation de ses valeurs. C'est ce qui va paraître dans l'article suivant du compte de B.

Tout travail doit laisser un excédant ; cet aphorisme est un des premiers de l'économie politique. Il est fondé sur ce principe que, dans Tordre économique, quel que soit le capital mis en œuvre, toute valeur est créée par le travail de rien; de même que, selon la théologie chrétienne, toutes choses dans la nature ont été créées de Dieu, également de rien. En effet, le produit étant défini, Vutilité ajoutée par le travail aux objets qiue fournit la nature (J. B. Say et tous les économistes], il est clair que le produit tout entier est le fait du travailleur; et si Tobjet auquel s'ajoute Tutilité nouvelle est déjà lui-même un produit, la valeur reproduite est nécessairement plus

grande que la valeur consommée. Admettons que par son travail, B ait augmenté de 10 p. 100 la valeur qu'il consomme, et constatons, par ses écritures, le résultat :

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