CHAPITRE PREMIER
CùiHipU et résumé des opérations persormelks à A, propriétaire^ eapitaliste^entrepretmir.
A Couverture du comptç, A commence sa spéculatioa avec un capital que je suppose de 10,000 fr. Celte somme forme sa mise de fonds; c'est avec cela qu'il va travailler et entamer des opérations de commerce. Cet acte d'installation de A s'exprime de la manière suivante :
X^ Caiise doit à \ :
t*' jtûviw, compte de capital 10,000 fr.
Le capital formé, que va faire A"? Il louera des ouvriers, dont il payera les produits et services avec 10,000 fr. ; c'est-à-dire qu'il convertira ces 10,000 fr. on marchandises, ce que le comptable exprime comme suit :
s. Marchandises générales à Caisse :
Achat au comptant, ou par anticipation, des produits dç Tannée courante, des travailleurs ci-après dénommés :
De B, X (journées de travail ou produit) i ensemble l «000 fr.
DeC, — -^ — - 1,000
BeD, — — — 1,000
DeE, .- — — 1,000
Be F. — — ^ 1,000
Be G, ^ — — 1,000
BeH, -r — — 1|000
Bel, ^ — — 1,000
Be K, — — — 1,000
BeL, — — — 1,000
Total. 10,000 fr.
L'argent converti en marchandises , il s'agit, pour le propriétaire-capitaliste-entrepreneur A, de faire l'opération inverse, et de convertir ses marchandises en argent. Cette
conversion suppose un bénéfice (agio, intérêt, etc.), puisque, par Thypothèse et d'après la théorie de l'intérêt, la terre et les maisons ne se prêtent pas pour rien , les capitaux pour rien , la garantie et la considération de l'entrepreneur pour rien. Admettons, suivant les règles ordinaires du commerce , que le bénéfice soit 10 p. 100. A qui se fera la vente des produits de A ? Nécessairement à B, C, D, etc., travailleurs : puisque la société, tout entière se compose de A , propriétaire-capitaliste-entrepreneur, et de B, C, D, etc., travailleurs salariés, hors desquels il n'y a personne. Voici comment s'établit le compte :