SUR LE SACREMENT DE LA CENE EN PARTICULIER
« Si quelqu'un, » dit le concile, « nie que, dans le sacrement de la très-sainte Eucharistie, soient contenus véritablement le corps et le sang, l'âme et la divinité de notre Seigneur, et conséquemment le Christ tout entier, mais prétend qu'il y est seulement comme dans un symbole ou en figure » ou bien en vertu, qu'il soit anathème. »
« Si quelqu'un prétend qu'il reste la substance du pain et du vin ensemble avec le corps et le sang de notre Seigneur, qu'il SQit anathème ! »
La confession de foi regarde la transubstantiation comme contraire aux paroles expresses de l'Écriture.
« Si quelqu'un, « s'écrie le concile, » prétend que Jésus- Christ, présenté dans l'Eucharistie, est mangé seulement spirituellement, qu'il soit anathème ! »
La confession de foi répond : « Le corps de Christ est donné»
NOTB. 381
pris et mangé dans la Gène, seulement d'une manière oé* leste et spirituelle. Le moyen par lequel le corps de Christ est reçu et mangé dans la Gène, c'est la foi. »
« Si quelqu'un prétend , » ajoute le concile, « que dans le saint sacrement de l'Eucharistie , Jésus-Ghrist ne doit pas être adoré, même avec le culte extérieur de latrie.... qu'il ^ soit ana thème ! »
La confession de foi réplique : « Le pain et le vin du sacrement demeurent toujours dans leur vraie et naturelle sub* stance, et par conséquent ils ne doivent pas être adorés (car ce serait une idolâtrie, qui doit être en horreur à tous les fidèles chrétiens) ; le corps et le sang naturel de notre Sauveur sont dans les cieux et non sur la terre.... »
Vient la confession au prêtre, nécessaire avant la conunu* nion, selon l'un; et la confession à Dieu, seule nécessaire, se» ion l'autre.
Vient l'anathème contre quiconque nie que l'église ait eu raison de donner la communion sous une seule espèce, contre quiconque nie que Ghrist soit tout entier sous la seule espèce du pain; et l'assertion contraire qui s'appuie sur l'ordre exprès du Seigneur !
Vient enfin cette déclaration *. « Si quelqu'un prétend que, dans la messe, on n'offre pas à Dieu un véritable et propre sacrifice... qu'il soit anathème! » Et la déclaration opposée, qui affirme que Ghrist a été offert une seule fois, et traite de fables blasphématoires les sacrifices de la messe.