‹ Intermèdes espagnols (entremeses) du xviie siècle, traduits, avec une préface et des notesChapitre 33 sur 36 · Formule de politesse courante, à cette r époque · texte numérisé non relu

Formule de politesse courante, à cette r époque

« LA FEMME. Je VOUS baise les mains.

MONSERRATE. Les voici. — Comment se fait-il, Goladilla, qu'elle ne me les baise pas?

COLADILLA. Tais-toi 1 elle ne dit cela que par manière de bonne éducation, »

Lope de Rueda. Registro de represfíntantes. Paso I.

39. Goya, dans la quatrième planche des Caprichos a tracé l'image de ce niho de la Rollona. C'est un gaillard aux épais sourcils bruns, aux bras musclés, qui, cependant, fléchit sur ses jambes, et que des lisières en forme de bretelles retiennent au dos d'un laquais. Ce monstre, coiiïé d'un bourrelet et faisant sonner à sa ceinture divers brimborions enfantins, se traîiie auprès d'une bassine. Il enfonce ses doigts dans sa bouche et écarquille des yeux stupides et égarés.

40. Voici, d'après le recueil de D. Francisco Rodrigupz Marin, Cantos populares españoles t. I., les deux couplets de cette chanson que les nourrices chantent encore aux enfants pour encourager leurs premiers pas :

si Marche, mon enfant, marche ; — Dieu l'or lonne — Et la Vierge Marie — De marcher tout le long dujour.

« Marche, mon enfant, marche; — Dieutel'ordonne. — Si tu ne marches pas aujourd'hui, — Tu marcheras demain. »

41. Le livre déjà cité de D. Emilio Cotarelo y Morí nous doane, d'après des documents officiels, le relevé des dépenses pour chaque représentation de VEntremes de El pésame de la viuda. Cette note a été copiée

par l'auteur aux archives municipales de Madrid, — section des spectacles:

Biscuits, pains et deux assiettes que l'on

brise 3 réaux

Six coussins et un tabouret 3,1/2

Vêtements de Plasencia et d'Espejo. Vêtements d'enfants de Niso 6

Vêtements de femme de Torra 1

Vêtements de Francho et de Campano. . . 2 Plateau, verres, serviettes et un mortier de

métal pour la ionac??7/a 3,1/2

Les tableaux de troupe publiés dans le même ouvrage nous apprennent que Juan Plasencia jouait (vers 1764) les rôles de barba ; José Torra, les utilités ou doublures; José Campano, les vejetes. Les diminutifs Niso et Francho désignent le barba Dionisio de la Calle et le gracioso Francisco Rubert.

Pour ceux qu'intéressent ces recherches, je donnerai encore la distribution des rôles, telle qu'on la lit dans mon exemplaire, Madrid, 1670, c'est-à-dire cent ans environ avant l'époque à laquelle se rapportent les documents ci-dessus.

Doña Clara Maria de Prado.

Doña Brianda Jerónima de Olmedo.

Doña Aldonza Maria Anaya.

Doña Qaiteria Isabel de Galvez.

L'enfant Morales.

Jerónima de Olmedo et Maria de Anaya figurèrent

dans le Ballet des Muses, donné à Saint-Germainen-Laye, le 2 décembre 1666. Voir Victor Fournel, Les contemporains de Molière, II.

42. Le licencié Cabra est cet avare magister chez lequel le buscan D. Pablos et son maître D. Diego Coronel faillirent mourir de faim. Il paraît que Quevedo l'avait peint d'après nature et que son vrai nom était D. Antonio Cabreriza. Voir Biblioteca de autores españoles, t. XXIII, p. 489.

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