CHAPITRE X. — Verset
Vers. 1. — Et je vis un autre ange plein de force et descendant du ciel , revêtu d'une nuée , ayant un arc-en-ciel sur la tête. Dans les besoins et les calamités des temps, la divine bonté a toujours coutume de venir en aide à son Église par des consolations et des secours opportuns, de peur qu'elle ne succombe sous les efforts de ses ennemis. Car Dieu a promis d'être avec elle jusqu'à la consommation des siècles, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Cette promesse, il l'a II. 1 *
manifestée d'une manière admirable dans le cinquième âge, dans cet âge de désolation et de maux, en accordant à son Église de puissants secours, surtout au milieu des plus grands dangers. 1° En opposant à Luther et à sa funeste hérésie un guerrier puissant, saint Ignace et sa société. 2° En convoquant, sous l'inspiration du Saint- Esprit, le saint concile de Trente , pour éclaircir les dogmes de la foi et rétablir la discipline ecclésiastique et surtout le célibat, qui étaient sur le point de disparaître. 3" En accordant à l'Église, au milieu de sa détresse et de ses défections, une grande consolation, et en lui fournissant dans les autres parties du monde autant de fidèles qu'elle en perdait en Europe. Car précisément à cette époque d'abandon, au commencement du cinquième âge, Dieu fit fleurir la foi et rendit son flambeau encore plus brillant 'et plus éclatant, comme pour défier les puissances de l'enfer, en procurant des conversions innombrables en Amérique, en Asie, dans les Indes, • dans la Chine et le Japon, et dans plusieurs autres contrées. 4° De plus il protégea toujours son Église jusqu'à nos jours en lui donnant des souverains zélés, parmi lesquels le plus distingué fut l'empereur Ferdinand II. Mais tous ces secours n'étaient pas suffisants pour exterminer l'horrible bête que nous avons décrite, comme l'expérience ne le prouve que trop. Et parce qu'aussi nous ne sommes pas arrivés à la fin de nos maux, saint Jean, après en avoir signalé la principale cause et les principaux événements qui s'y rattachent, saint Jean, disons-nous, arrive dans ce chapitre à la description de ce grand Monarque que nous avons annoncé. (Voir le Liv. I, sect. III,chap. lU,
Nous allons maintenant assister à la grande scène du