LAC ARE
I] s’agit donc d’une communication buco-sinusale par ostéite du plancher du sinus maxillaire gauche, ayant créé une sinusite purulente.
Le malade est alors présenté à M. le Professeur LEMAITRE qui conseille de continuer le traitement de la sinusite par des lavages diaméatiques pour tenter d’obtenir une fermeture spontanée de la fistule, cette méthode prudente ayant déjà donné des résultats favorables dans des cas semblables. Le Docteur RACHET en a rapporté quelques-uns dans ses communications et a insisté sur la patience qui doit présider à cette autoplastie naturelle aidée par des avivements de la fibro-muqueuse.
Nous sommes, dans le cas précité, en présence. d’un spécifique, qui pourtant n’est plus considéré comme.tel. Et pourtant nous ne devons pas ignorer cette étiologie pour trouver une explication à la difficulté de réparation osseuse chez un tel malade. Aussi a-t-il été soumis à un traitement d’entretien antisyphilitique, à l’acétylarsan.
Une radiographie avait bien été pratiquée à son arrivée dans le service, mais elle n’avait révélé aucune image suspecte d’ostéite du plancher du sinus. |
Evidemment, devant cette carence de diagnostic radiographique, nous aurions pu penser à l’utilisation du lipiodol dont certains auteurs ont pré-
La RARES
conisé l’emploi, mais c’est une méthode assez ditficile à réaliser, étant donné que la rétention du lipiodol dans le sinus ne peut s’effectuer que jusqu au trop-plein constitué par l’ostium. Elle donne certes des résultats lorsqu'il s’agit de tumeurs du plancher refoulant ou envahissant la muqueuse du sinus. Mais nous ne pensons pas que cette méthode permette de préciser l’état d’un plancher soumis à un processus d’ostéite chronique.
Dans les cas de communication bucco-sinusale, la radiographie n'apporte aucun autre élément d’appréciation que l'existence et le trajet de la fistule repérés par une sonde métallique ou un fil de plomb,
Donc, malgré un examen clinique approfondi, malgré l’injection lipiodolée, malgré la radiographie, une ostéite latente du plancher du sinus peut passer inaperçue, Nous dirons donc, comme le Docteur M. Racxer, qu'aucun pronostic forme ne pourra être posé avant toute extraction pratiquée au voisinage d’un sinus bas.
Jusqu'ici nous avons essayé de montrer la difficulté qui existe dans l’interprétation des radio- - graphies planes du plancher du sinus maxillaire.