CONCLUSIONS
Il résulte de l'exposé qui vient d’être fait que l’on peut tirer les conclusions suivantes :
I. — Qu'il s'agisse d’une rupture de l’urèthre ou de la vessie, l'intervention chirurgicale s'impose, dès que le diagnostic est posé. Tout retard mis à opérer expose le malade à l'infiltration urineuse et à ses conséquences.
IT. — Dans les ruptures nettes de la vessie, on fera toujours la suture complète de l'organe, en plaçant un drain à l'angle inférieur de la plaie abdominale, en prévision du cas où quelques points de suture lâcheraient et amèneraient de ce fait un épanchement d’urine.
IT. — Dans les ruptures vésicales, accompagnées de perte de substance, la suture n’est souvent pas possible ; on se contentera de suivre les règles de l’antisepsie la plus rigoureuse, et on appliquera les tubes de Perrier qui amèneront l’urine au dehors. Du reste, le chirurgien, dans ce cas, s’inspirera des circonstances et l'inspection de la lésion lui indiquera là conduite à tenir.
IV. — Dans les ruptures uréthrales, l'incision périnéale doit être faite séance tenante, d’après les règles que nous avons indiquées. Si la section de l’urèthre est nette et sans trop de meurtrissures exposant au sphacèle, on suturera le canal; dans le cas contraire, on placera une sonde à demeure
et l’on suivra toujours les préceptes antiseptiques les plus sévères.
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V. — Enfin, dans les cas où la recherche du bout postérieur de l’urèthre aura été infructueuse , on pourra avoir recours au cathétérisme rétrograde, et l'on pratiquera la taille hypogastrique, comme l'ont fait M. le professeur Tédenat et M. le professeur agrégé Estor à Montpellier, ou la taille prérectale, comme l’a fait dans un cas M. le professeur Tédenat.