‹ Interventions sur les aponévroses dans certaines algies sciatiques et lombalgies rebellesChapitre 11 sur 18 · LES DIFFERENTS TRAITEMENTS CLASSIQUES ET MODERNES · texte numérisé non relu

LES DIFFERENTS TRAITEMENTS CLASSIQUES ET MODERNES

Nous aurons surtout en vue ici les algies rebelles dont l’étiologie apparaît imprécise.

On conçoit en effet que, si on découvre par l’examen une cause nette, indiscutable, le traitement sera avant tout dirigé contre elle, source de tout le mal. C’est ainsi qu’on traitera un algique goutteux, diabétique, avant tout comme un goutteux, comme un diabétique. s

Si on découvre un fibrome, un kyste de l’ovaire ou une tumeur quelconque du petit bassin, c’est vers elle qu’on se tournera et c’est contre elle qu’on agira.

Ce traitement causal n’exclut pas d’ailleurs l’association à une médication symptomatique, judicieusement employée et choisie que nous allons voir à propos des névralgies rebelles.

La résistance à tout traitement de certaines algies a fait naître une multitude, on peut le dire, de mé-

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thodes thérapeutiques. Toutes ont eu des succès là où d’autres avaient échoué : c’est dire l’impossibilité de donner des règles précises et formelles. Nous nous bornerons à rappeler les principales de ces méthodes.

Outre le repos qui s’impose d’ailleurs de lui-même, on a essayé :

1° la révulsion : vésicatoire, acupuncture;

2° la chaleur : air chaud, cataplasmes électriques. mieux diathermie. On y associe habituellement des :

3° sédatifs généraux : aspirine, antipyrine en cachets ou lavemenis, acide salicylique, opium et dérivés, barbituriques, atropine;

4° Dans les cas rebelles, on a tenté des traitements par choc colloïdo-clasique au moyen d’injections de lait, peptone, autohémothérapie;

5° C’est dans ces cas qu’on a fait appel aussi à la radio et radium-thérapie, aux infra-rouges, aux ultraviolets, à l’ionisation salicylée;

6° Certains ont obtenu des résultats heureux au moyen d’injections locales : soit d’air, soit d’alcool, soit de lipiodol. Ces méthodes sont assez couramment employées aujourd’hui en raison de leur succès. Aussi, rappelons-en brièvement les techniques :

Alcool (Sicard) :

Solution d’alcool à 95°. Anesthésie locale préalable.

Injectée tous les deux ou trois jours, 2 ou 3 ec., en en-

cerelant la grande échancrure sciatique ou la gouttière ischio-trochantérienne.

Lipiodol (Sicard) :

Injecter 3 ou 4 cc. de lipiodol chauffé 10 minutes au bain-marie. L’injection peut se faire aux différents segments du sciatique : soit haute, au niveau des lames lombaires. Piquer à 1 cm. en dehors de la ligne des épineuses :

soit sacro-iliaque. Repérer l’épine iliaque postérieure, enfoncer l’aiguille perpendiculairement, injecter dans diverses directions;

soit médiane : repérer alors la grande échancrure sciatique et enfoncer l'aiguille jusqu’au contact osseux;

soit même plus basse, au-dessous de la tête du péroné, au niveau du sciatique poplité externe.

Dans des cas très tenaces, on a pu faire des injections lipiodolées épidurales.

Air (Cordier) :

Pour les formes localisées à la jambe et au pied. Ficher la petite aiguille dans la région latérale externe de la jambe, sous la peau. Injecter l’air à l’aide de la pompe de l’appareil de Potain. ;

Rappelons encore, dans ce cadre, les injections de sérum salé physiologique ou stovaïné qui ont de bons résultats à leur actif (20 à 30 cc., 2 centigrammes de

stovaïne) ;

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