PRONOSTIC
Du point de vue médical, l’intoxication n'est pas très grave. Les pertes ne sont pas élevées : au maximum 3 % ; sur les moutons en bon état et pris aussitôt après les premiers symptômes, le taux peut être ramené à 1 %. On peut tabler qu'après le deuxième jour les pertes sont nulles. Les séquelles
sont rares et le plus souvent passent inaperçues.
Il n’en est pas de même du point de vue commercial : sur les troupes importantes de la région une perte de 1 à 3 % font 4 à 12 têtes, soit une perte sèche de plusieurs milliers de francs. Si l’on ajoute à cette perte la perte des agneaux que portaient les mortes, les avortements, l'arrêt de l’engraissement, car plusieurs jours de diète sont nécessaires, le temps obligatoire pour permettre aux animaux fortement atteints de se remettre, on voit que cette intoxication, si peu importante à première vue, se chiffre à la fin de l’année
par un gros manque à gagner pour l'éleveur.