‹ Introduction à l'esthétique; les méthodes de l'esthétique, beauté naturelle et beauté artistique, l'impressionnisme et le dogmatismeChapitre 46 sur 99 · LES ESTHÉTICIENS ALLEMANDS · texte numérisé non relu

LES ESTHÉTICIENS ALLEMANDS

parables. La seconde se fonde sur la première, et réciproquement la simple analyse ne trouve de fil conducteur que dans les valeurs présupposées qui lui donnent seules sa raison d'être. On peut formuler ainsi le principe général de toute valeur : « Etant donnée l'existence d'un genre déterminé de buts doués de valeur pour Fhumanité, le besoin se pose pour l'intuition, le sentiment ou la fantaisie, de se comporter de telle façon déterminée, et inversement de rejeter tout ce qui s'y oppose ». Or la psychologie purement descriptive ne suffît pas à rétablissement de telles normes. Dès lors « Falternative qui s'offre à l'esthétique, ce n'est pas : ou science normative ou science descriptive ; mais bien : ou science normative, ou absolument pas d'esthétique comme science^ ».

Telle est l'expression la plus correcte du problème, si toutefois nous retenons seulement de Volkelt sa solution négative. Car sa pensée positive s'oriente vers des conceptions individualistes à tendances mystiques : ce qui dépasse l'individu dans sa propre pensée, s'est l'intuition d'un « je ne sais quoi »... si merveilleusement propre à résoudre tous les problèmes ! — Or la seule forme positive sous laquelle une discipline peut être conçue comme « plus que psychologique », c'est, croyonsnous, celle d'une « discipline sociologique ».

1. IbicL, t. I, p. 41, 46-7; voir : 74, 368; t. II, 19J0, p. 5.

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