des cotylédons , — — 5o
Total des difTeVenccs , i5o
Ainsi , les différences sont aux ressemblances à peu près= 1:7, sans parler de quelques caractères accessoires moins importans, qu'il est difficile d'estimer (i).
Comparez deux familles de dicotylédones, leurs ressemblances en tant que dicotylédones s'élèvent déjà à Ï5O98 + i5o = 1,248. Elles ont de plus d'^s ressemblances qui leur sont propres et quelques différences, mais comme ces caractères sont moins im]K)rtans que ceux des grandes classes, ils ajouteront peu de chose
(1) Je veux parler des caractères partiels , comme la circonstance que les fleurs de dicotylédones sont pre:»que toujours sur le type quinaire , et les fleurs de monocot} Icdoncs sur le type ternaire ; que la direction des nervures est hahitui llemcnt différente. Il y a aussi des ressemblances partielles qui augimeatent la ressemb!ancc totale.
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aux chiffrçsqui précèdent. Les dîtférences les plus graves peuvent être , par exemple , de manquer de corolle y ce qui ne vaut guère que i/6, soit 33 , de manquer de calice, 33, total 66. Or, sans parler des ressemblances qui peuvent exister, 66 sur i ,?.4^ ^^^^ ^^le proportion de I à i8«
En suivant le même raisonnement , on voit que pour les genres, les diflerences seraient plus faibles encore, relativement aux ressemblances , et pour Içs espèces encore bien plus lë{;ères.
Les espèces se distinguent principalement par la forme, la direction et les qualités sensibles des organes les moins importuns, comme les feuilles, rameaux, parties extérieures de la fleur et 4u fruit, etc. ;
Les genres , par le nombre des parties de la Sear , leurs adhérences les moins importantes , le nombre et la forme des graines, la position relative des feuilles, elc.^
Les familles , par la symétrie de la fleur, Tadbérence d'organes floraux importans , le développeiaent de Tovule , la forme du pollen , etc. ^
Les classes , par la disposition des organes élémentaires , des cotylédons , etc.
Les caractères qui peuvent entrer dans la constitution des groupes sont d'autant moins nombreux qu'ils sont plus importans. Cela résulte de ce que les caractères d'une haute importance sont ceux qui varient le moins dans le règne végétal , tandis que les modi&catioQS inférieures de ces caractères et les combinaisons éloignées qui en résultent sont infiniment variées.
La subordination. des groupes suit le même ordre que la subordination des caractères , et comme les ress^mbbnces par des caractères importans entraînent un grand nombre de ressemblances partielles et secon-
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daires, il arrive qqe }es {^^rqqpes principaux diffèrent plus entre eux que les groupes inférieurs.
Un groupe doit être caractérisé de telle façon , que les groupes qu'il contient se ressemblent plus entre eux qu'ils tié resseiqblent à ceux d'un autre groupe.
Par exemple , un genre doit élre tel que ses espèces se ressemblent plus entre elles qu'elles ne ressemblent à celles classées dans un autre genre. Sans cela le groupe ne peut pas élre considéré comme fondé sur la nature*
Un groupe sera bien plus mauvais si ceux qu'il contient diffèrent plus entre eux que ce groupe supérieur ne diffère d'autres groupes du même ordre; si , par exemple, une espèce diffère plus d'une autre du même genre que le genre ne diffère des genres voisins \ si un genre diffère plus d'un autre dans la même fa* mille que cette famille ne diffère des autres familles. C'est ce qui arrive souvent dans les classifications artificielles* Ainsi , la triandrie de Linné contient des plantes qui ont deux cotylédons opposés et d'autres qui ont des cotylédons alternes ou uniques ; cependant ce genre de caractère a une bien plus grande valeur que le nombre d^s étamiues. Un groupe qui présente des anomalies de ce genre est nécessairement étranger à la méthode naturelle*