FORMÉS PAR L’IODE
Kl2 Mn I2 Mn2!6
Iodure potassique.
— manganeux.
— manganique.
Mn I6 Iodide manganique.
Iodure chrômique.
Iodide chrômique.
— phosphoreux.
— phosphorique. Iodure cuivreux.
— cuivrique.
Pb I2 Iodure plombique.
Iodide arsénieux.
— arsénique.
Iodure tungstique.
Iodide tungstique.
— hydrique.
NOMENCLATURE CHIMIQUE
Les mots combinaisons correspondantes entraînent , comme conséquence, une ressemblance dans les propriétés et, j’ajouterai, une analogie dans la composition. Si l’on veut se faire une idée de l’analogie de composition, qu’on se représente une combinaison AB, dans laquelle A est constant et B susceptible d’être remplacé par d’autres corps, et l’on verra que les substitutions de B ne se font que d’après certaines règles.
Ainsi, B étant = à 1 volume d’oxygène, si celui-ci disparaît, il ne pourra être remplacé que :
par 1 vol. de soufre, ou par 1 vol. de sélénium ,
— 1 vol. de tellure,
— 2 vol. de fluor,
— 2 vol. de chlore,
— 2 vol. de brome,
— 2 vol. cl’iode.
En un mot, B, d’une combinaison quelconque, ap~ partenant à la classe des amphides, et venant à être remplacé par un corps haloïde , celui-ci , en se substituant dans la combinaison, doublera toujours le volume du corps amphide qu’il représente. L’inverse aurait lieu si B appartenait aux corps haloïdes, et si on lui substituait un corps amphide; ce dernier entrerait dans la combinaison pour un volume égal à la moitié de celui
du corps haloïde qu’il remplace.
Au moyen du tableau suivant , dans lequel on fait figurer un grand nombre de composés oxydes pour point de comparaison, il sera facile de suivre les applications des règles que nous avons énoncées plus haut, sans qu il soit nécessaire d’entrer dans d’autres détails. (Voyez le tableau A.)
Combinaisons binaires du second ordre > ou sels formés par des corps électro-négatifs autres que V oxygène.
12. Pour exprimer ces composés salins, on prend le composé électro-négatif ou l’acide, auquel on change la terminaison ide en o .
Exemple. Sulfide „ sulfo ; chloride, , chloro; telluride „ telluro ; et on fait suivre ces mots du nom du radical de l’acide, ainsi que de celui de la base, avec des terminaisons correspondantes à la composition des éléments.
Chloride phosphorique Chlorure potassique . .
Sulfide arsénique
Sulfure sodique .
Sélénide arsénieux . . .
Séléniure barytique . .
Telluride tungstique. .
Tellurure potassique. .
Sulfide hydrique .
Sulfure calcique
EXEMPLE
= Chloro-phosphate potassique.
= Sulfo-arséniate sodique.
— Sélénio-arsénite barytique.
= Telluro tungstate potassique.
= Suif-hydrate calcique.
Dans ces combinaisons nous remarquons que l’élément électro-négatif est le même dans l’acide et dans la base. Il peut cependant en être autrement, car nous voyons des oxybases s’unir avec des sulfides, des sulfobases avec des tellu rides et des iodures avec des chlorides. 11 était donc essentiel qu’il y eût des règles pour désigner des combinaisons de ce genre; et M. Berzélius en a établi une qui consiste à faire précéder le nom de la base par celui de l’élément électro-négatif qui la constitue.
EXEMPLE
Sulfide antimonique ...
Oxyde potassique . ^ Sulf-antimoniate oxi-potassique.
NOMENCLATURE CHIMIQUE
Suliïde arsénieux. . . .
Oxyde plombique . . .
Sulfide carbonique . . .
Oxyde sodique .
Fluoride cbrômique . .
Chlorure potassique . .
’ ' | = Sulf-arsénite oxy-plombique.
' | = Sulfo-carbonate oxy-sodique.
Fluo-chrômate cbloro-potassique.
13. Après avoir passé en revue toutes les combinaisons des corps, nous allons parler des composés pour lesquels on a cru pouvoir se permettre quelques écarts dans l’application des principes de la nomenclature.
Les métaux forment entre eux des combinaisons, tout aussi bien que d’autres corps. Mais, comme leurs propriétés sont peu changées par là, on est convenu de les caractériser par le nom générique d 'alliage. Aussi clit-on alliage d’étain et de plomb > alliage de cuivre et d étain j pour indiquer la combinaison du plomb avec l etain et de 1 étain avec le cuivre. Lorsque le mercure fait partie de la combinaison , on supprime le mot d ’ alliage pour y substituer celui d’ amalgame , et l’on dit amalgame de potassium > amalgame de bismuth et de cuivre s amalgame d’or et d’argent > etc.
Il existe deux combinaisons du nitrogène : l’une avec le charbon, l’autre avec l’hydrogène, qui ne peuvent recevoir l’application des règles de la nomenclature chimique, parce que les propriétés de ces composés n ont que très-peu de rapport avec les combinaisons du même ordre. Celle du nitrogène et du charbon , qu’on aurait dû appeler, d’après les règles exposées plus haut, nitrure carbonique ^ a reçu le nom d’un corps simple [cyanogène) , parce qu’il forme avec les corps des combinaisons qui correspondent toutes avec celles qu’on obtient avec le chlore, le brome et l’iode.
La combinaison de l’hydrogène et du nitrogène, au lieu de recevoir le nom de nitrure hydrique ^ a été
appelée ammoniaque „ parce que ce corps se comporte à la manière des bases salifiables puissantes, et qu’un nom composé se serait prêté trop difficilement à la formation des sels nombreux dont il fait partie.
En comparant les sels potassique et sodique avec leurs coi i espondants formes par 1 ammoniaque, on est frappé de la grande analogie qui existe entre eux : elle est telle que si Ion ne connaissait la nature de l’ammoniaque, on pourrait croire qu’elle est formée par un métal uni à 1 oxygéné. Afin de conserver cette analogie , quoique 1 ammoniaque soit un corps composé, M. Berzéiius a admis 1 existence cl un métal composé, l’ ammonium , qui devient alors comparable au potassium et au sodium; en sorte que, pour exprimer ses combinaisons avec les métalloïdes, on dit sulfure ammonique et chlorure ammonique j comme l’on dit sulfure potassique et chlorure potassique.
L hypothèse de l’existence de Y ammonium n’est pas dépouivue de toute vraisemblance; car, chaque fois que nous présentons l’ammoniaque (H6 N2) à H2, qui est naissant en présence du mercure, il se forme constamment le composé H8 N2, lequel a les caractères physiques d un métal , puisqu il se dissout dans le mercure et le solidifie en constituant avec lui un véritable amalgame. Dune autre part, M. Berzéiius ayant remarqué que parmi les acides ceux formés par l’hydrogène sont les seuls capables de s’unir immédiatement à l’ammoniaque, et que les autres, les oxacides, ne peuvent se combiner à cette base qu’autant qu’une certaine quantité deau (H2 O) fait partie de la combinaison, ce chimiste en a pu conclure, sans s’écarter des faits, 1° que lorsqu un hydracide se combine avec l’ammoniaque , les deux volumes d’hydrogène qui lui appartiennent s’unissent a l’ammoniaque pour constituer l’ammonium, et
Tableau C.
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I HYPOTHÈSE
DANS LAQUELLE ON ADMET QUE L’HYDROGÈNE DE L’HYDRACIDE SE COMBINE AVEC L’OXYGÈNE DE L'OXYBASE POUR FORMER