R2 S3 RS
R Se
R Te
RFI2, R2F16
R Cl2, R2 C1S
R Br2, R2BrS
R Cy2
OsCy2, Os-Cy£
Osmium .
Os
Gris bleu.
Cassant.
OsO
Os2 03, OsO2
Os 0*
Os S
Os2 S3, Os S2
Osjs4
Os Se, Os2 Se3
Os Te
Os Fl2, Os2 FIS
OsFI OsFIB
Os Cl2, Os2ClS
Os Cl4, Os Cl»
Os Br2, Os2Br®
OsBr4, Os2Br3
Après avoir lu le nom d’un corps, en suivant la ligne horizontale* de ce tableau, et en avançant vers la droite, on voit quelles sont les principales propriétés de ce corps, la composition en formules de ses combinaisons les plus importantes, avec l'indication du rôle qu’elles peuvent jouer dans les combinaisons d’un ordre plus élevé, c’est-à-dire si elles sont susceptibles de faire fonction de bases ou d'acides ou à la fois de
bases et d'acides, ou enfin de ne jouer aucun de ces rôles. — Si la formule est en noir, le composé est formé par la combinaison directe des éléments, et il est stable à des températures très-élevées. N oirc et soulignée une fois, la formule indique que le composé est destructible par la chaleur, ou ne se forme que dans des circonstances particulières. Si la formule est en rouge, le composé est formé indirectement Si la formule est
rouge et soulignée une fois , le composé ne peut être isolé; mais il est stable sous l’influence de la chaleur. Rouge et soulignée deux fois , le composé peut exister libre; mais il est décomposable par la chaleur. — La formule verte indique les composés qu on pourrait peut-être découvrir plus tard. Prenons le manganèse pour exemple. L’on voit que ce métal est blanc gris cassant très-dur d’une densité é^ale à 8 0J3 chaleur spécifique inconnue, fond à 160° Wedgewod, et donne naissance à cinq composés oxydés, dont deux bases, un suroxyde et deux acides. Parmi les bases, une d’elles, l’oxyde manganique, peut être isolée; l’autre n’existe qu’en combinaison. Les deux acides sont formés indirectement et décomposâmes par la chaleur. lien est de même pour les autres composés de ce métal et pour tous ceux des autres corps — r = indéterminé
95. Les métaux, dans la manière donlils se comportent avec les métalloïdes, présentent entre eux tant de points de ressemblance que nous croyons pouvoir nous écarter de la marche que nous avons suivie , en étudiant les métalloïdes. Au lieu donc d’examiner une à une toutes les combinaisons auxquelles les métaux peuvent donner naissance, nous tacherons seulement dembrasseï d’un même coup d’œil les combinaisons qui ont de l’analogie dans leurs principales propriétés chimiques, puisque, comme nous l’avons dit, elles sont liées aux conditions mêmes qui président à la formation des composés.
Le cadre que nous nous sommes tracé dans cet ouvrage , s’opposant à ce que nous entrions dans tous les développements qui pourraient faciliter 1 étude des combinaisons des métalloïdes avec les métaux , nous croyons devoir y suppléer, en présentant un tableau dans lequel les combinaisons les plus importantes seront placés , de manière , à faire voir qu’un corps appartenant à un certain groupe, peut toujours servir de guide pour arriver à la connaissance des composés que ses analogues peuvent produire , et que , par 1 action qu’exerce un métalloïde sur un métal appartenant à un groupe, il sera toujours possible de conclure à celle qu’il exercerait sur tous les métaux qui pourraient appartenir au même groupe. On ne doit pas perdre de
vue non plus que, connaissant la manière dont se combine un métalloïde avec une série de métaux, on peut toujours prévoir comment se comporteront tous les autres métalloïdes qui appartiennent au groupe de celui dont on a fait l’étude.
En nous laissant guider par des considérations que nous développerons en traitant de la classification des corps, nous avons cru pouvoir former quatre sections des métaux.
Première section.
(Potassium.
Sodium.
Lithium.
ï Barium.
. 'Strontium.
\ Calcium.
^Magnésium.
! Zirconium.
Thorinium.
Tantale.
d Titane.
. j Cobalt.
(Nickel.
m Etain.
(Tungstène.
n [ Molybdène.
o Antimoine.
p Bismuth.
Deuxième section.
( Chrome.
( Vanadium.
A Yttrium, j Cérium.
Troisième section.
k \ ^ GI * j Manganèse.
Quatrième section.
(] Mercure.
( Plomb.
l Argent.
s Cuivre.
t Palladium.
I Aluminium.
° j Glucinium.
h Urane.
Zinc.
Cadmium
Platine.
Or.
Iridium.
Rhodium.
v Osmium.
de plus
Chacune de ces sections renferme des groupes métaux qui sont rapprochés par les proprités les
essentielles , et qui ne peuvent être séparés sans inconvénient.
Combinaisons des métaux radicaux (-+-) avec ï oxygène, le soufre, le sélénium et le tellure El (— ).
96. Composés oxydés. L’oxygène peut se combiner directement avec le plus grand nombre des métaux, et de ces combinaisons, formées en différentes proportions, résultent des produits très-variés. Les uns ont au plus haut degré le caractère acide; les autres ont une propriété basique bien prononcée. Il en est aussi d’indifférents, c’est-à-dire qui se comportent comme bases ou comme acides , et d’autres enfin qui ne jouent ni l’un ni l’autre de ces rôles.
L’action que l’oxygène exerce sur les métaux peut varier beaucoup. L’état dans lequel se trouve un métal au moment où il est mis en présence de l’oxygène, l’absence ou la présence d’un corps étranger, peuvent apporter de notables changements dans la manière dont se comportera un même métal mis en combinaison avec l’oxygène.
Les phénomènes apparents qui se passent au moment de la combinaison varient suivant que le métal que l’on veut oxyder a été fondu ou qu’il est à 1 état pulvérulent. Il est des cas où l’union d’un métal avec l’oxygène ne peut s’effectuer qu’à une température tresélevée , comme aussi il en est d’autres où elle peut avoir lieu à la température ordinaire. Dans le premier cas, le métal s’est trouvé seul en contact avec l’oxygène, et dans le second, il y a eu en meme temps un corps étranger en présence avec lui et l’oxygène.
La combinaison d’un métal avec l’oxygène pourra se faire en une seule ou en plusieurs proportions, sui-
vaut que le métal et l’oxygène se trouveront seuls en présence, ou que, au moment où ils se combineront, il y aura un corps étranger, se comportant comme un acide ou comme une base s ou bien étant de nature à pouvoir former, en se combinant avec l’oxygène, un composé acide ou basique.
Appuyons de quelques exemples ces différentes propositions.
Le plomb fondu et laminé sert à la couverture des toits, et peut se conserver à l’air sans s’altérer sensiblement pendant un assez grand nombre d’années. Il n’en est pas ainsi quand on prend du plomb qui a été précipité d’une de ses dissolutions salines 1 ; car , exposé à l’air , il s’oxyde promptement.
À l’aide d’une température élevée, le cuivre qui a subi la fusion se combine avec l’oxygène et forme un oxyde. Dans cette opération l’union de ces deux corps se fait sans autre phénomène apparent que la formation de la croûte d’oxyde qui recouvre le métal; mais si, au lieu de cuivre fondu, on prend du cuivre provenant de la réduction de l’oxyde cuivrique à une basse température, ou du cuivre précipité d’une dissolution métallique, et qu’on chauffe l’un ou l’autre de ces deux métaux, en y faisant arriver un courant d’oxygène, il y a oxydation. Dès que la combinaison a commencé sur un point, il se développe une quantité de chaleur suffisante pour que la combinaison de l’oxygène avec le cuivre se continue d’elle-même sur toutes les parties. Dans cette opération on remarque un grand développement de chaleur et de lumière.
Le fer battu, étant en présence de l’oxygène sec, peut se conserver indéfiniment au sein de ce gaz sans
J Voyez Action des métaux sur les dissolutions salines .
s’altérer; tandis que le même métal, mais obtenu par la réduction d’un de ses oxydes à une basse température, se combine si facilement avec l’oxygène qu’il s’enflamme même au contact de l’air à la température ordinaire et y brûle comme de l’amadou.
L’iridium forgé ne se combine que très-difficilement avec l’oxygène; dans un état de division extrême il s’y unit assez facilement.
Pour démontrer l’influence que peut exercer un corps étranger sur la combinaison d’un métal avec l’oxygène , nous nous contenterons de citer l’exemple du cuivre qui peut exister en contact avec l’oxygène sans s’oxyder à la température ordinaire, et qui, dans les mêmes conditions de température, mais en présence d’un acide, s’oxyde promptement et se recouvre d’une croûte d’un sel cuivrique. t
Si l’état physique d’un métal peut avoir une influence sur les phénomènes que présentent les métaux au moment où il se combinent avec l’oxygène, il faut reconnaître aussi qu’il n’a jamais pour effet d’empêcher ou de rendre facile la formation des différents composés que le métal est de nature à produire. Il n’en est pas de même lorsqu’un corps étranger se trouve en contact avec un métal, au moment où celui-ci se combine avec l’oxygène; car on sait qu’il est des métaux qui, en s’oxydant, donnent naissance à des oxydes; d’autres à des oxydes et des suroxydes, et d’autres, enfin, à des oxydes, des suroxydes et des acides. Or, nous allons voir que celte propriété des métaux de former un ou plusieurs composés, est le plus souvent subordonnée à la présence de corps étrangers.
Des métaux qui , isolés, se combinent directement avec l’oxygène en plusieurs proportions pour former des bases et même des suroxydes, ne jouissent plus de