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PN Matières organiques , eau

PD Chloride hydrique.

PL Sulfuie hydrique.

L’hydrogène s’obtient par plusieurs procédés: a. On décompose l’eau en la faisant passer en vapeur sur du fer porlé au rouge; ce métal en s’emparant de l’oxygène de l’eau, met l’hydrogène en liberté; b. on fait

passer de grandes quantités d’eau sur du charbon, ce qui provoque la formation de l’hydrogène et de l’acide carbonique; mais ce dernier étant absorbable par une base, peut être séparé de l’hydrogène à l’aide d’un lait de chaux; c. on met du zinc dans un flacon (appareil, fïg. 48, p. 680), on y verse de l’acide sulfurique étendu d’eau , et l’hydrogène devient libre (Th, p. 428) . Mais par l’un et l’autre de ces procédés, l’hydrogène n’est jamais parfaitement pur, car quand il est obtenu par les procédés a et il contient une petite quantité d’oxyde carbonique provenant de l’action de l’oxygène sur le carbone, qui accompagne le métal, et quand on s’est procuré ce gaz par le zinc, il est presque toujours accompagné de sulfîde hydrique, d’arséniure et de carbure hydrique, parce que le zinc que l’on emploie est rarement pur et qu’il contient une certaine quantité de sulfure, d’arséniure et de carbure métallique. L’oxyde carbonique n’est point séparable de l’hydrogène; le sulfide et l’arséniure hydrique peuvent être enlevés par une base salifiable. Quant au carbure hydrique, il est difficile pour ne pas dire impossible de le séparer complètement de l’hydrogène.

Le meilleur moyen à employer pour se procurer de l’hydrogène parfaitement pur, consiste à traiter du sucre ou de l’amidon par douze fois son poids d’hydrate potassique. Dans cette circonstance, tout le carbone est transformé en acide carbonique par l’action de l’eau sur

la matière organique, et l’hydrogène devient libre.

Potassium.

337. PN Sels potassique j notamment Y acétate* le tar irate s Voxalate , renfermés dans un grand nombre de plantes qui croissent dans l’intérieur des terres; feld-

spaths ; nitrate potassique. G Onzième et dixièmegroupes.

PD Cendres retirées de l’incinération des plantes; produits salins provenant de l’évaporation de l’eau avec laquelle on a lavé les cendres. Potasses du commerce; sulfate potassique, résidu de la préparation de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique ou de la purification des potasses; ou de la décomposition du sulfate sodique par le carbonate potassique. Chlorure potassique , de la préparation de l’acide tartrique; nitrate potassique , extrait des plairas ou des matières salpétrées.

PL Carbonate potassique pur, hydrate potassique, potassium. Deux procédés permettent d’obtenir le potassium; par l’un on décompose l’hydrate potassique par de la tournure de fer (procédé de MM. Gay-Lussac et Thénard); par l’autre, on réduit le carbonate potassique à l’aide du carbone. Comme c’est directement ou indirectement par le carbonate potassique qu’on obtient tous les composés du potassium, nous devons dire un mot de la préparation de cette matière première. Pour l’extraire des potasses du commerce, qui, outre le carbonate potassique renferment des sulfates , des chlorures potassique et sodique , on dissout ces potasses dans une petite quantité d’eau; le carbonate potassique étant très-soluble, et les sulfates l’étant infiniment moins, on sépare déjà par cette première opération la majeure partie des sels étrangers; pour isoler entièrement ces derniers, on fait arriver un courant d’acide carbonique dans la liqueur contenant les carbonates, les sulfates et les chlorures. Cet acide se combinant avec le carbonate potassique, il se forme du bi-carbonate peu soluble, qui se précipite, et qu’on n’a plus qu’à recueillir, à laver à deux ou trois reprises et à calciner ensuite, pour avoir du carbonate pur. Le même sel s’obtient encore en faisant un mélange de

deux parties de crème de tartre, et d’une partie de nitrate potassique, qu’on introduit par petites portions dans une bassine de fonte, chauffée au rouge sombre. La réaction, une fois établie sur un point, se propage sur tous les autres. Les acides tartrique et nitrique se décomposent mutuellement, et il résulte de leur altération, de l’eau, de l’acide carbonique, du nitrogène et du carbone en excès; ces deux derniers corps se trouvant en présence de l’oxyde potassique, se combinent pour donner naissance à du cyanogène, et par suite à du cyanure. Pour obtenir du carbonate pur, il convient de projeter quelques gouttes d’eau sur la matière pendant qu’elle est portée au rouge, afin de décomposer le cyanogène et de le transformer en ammoniaque et en acide carbonique; cette précaution prise, on lessive le produit pour séparer le charbon, et la liqueur évaporée fournit le carbonate potassique sensiblement pur.

Sodium.

338. PN Chlorure sodique, sel gemme, nitrate sodicjue , sels sodicjues renfermés dans les plantes qui croissent sur les bords de la mer; sulfate sodicjue. G Tous les terrains.

PD Carbonate sodicjue de l’incinération des plantes marines, soudes brutes, de la décomposition du sudfate sodique par la chaux et le charbon; soude, sels de soude , sulfate sodicjue, de la décomposition du sel marin , du nitrate et de l’acétate sodique par l’acide sulfurique; acétate sodicjue ; chlorure sodique, extrait des eaux salées, du traitement des eaux salpélrées, et de la prépartion des soudes de Vareck.

PL Carbonate et hydrate sodique , sodium.

Le sodium s’extrait comme le potassium en décomposant l’hydrate sodique par le fer, ou bien en décom-

posant le carbonate sodique par le charbon. Le carbonate sodique qui est la principale matière première du sodium, se purifie aisément, et cela en raison de la facilité avec laquelle il cristallise de ses dissolutions aqueuses. Pour purifier le carbonate sodique du commerce, on le fait dissoudre à chaud dans de l’eau; celleci étant saturée de ce sel, en dépose une partie par le refroidissement ; si l’on a la précaution d’agiter la liqueur , afin de troubler la cristallisation, il se forme de petits cristaux, qui n’ont besoin que d’être égouttés pour être parfaitement purs. Ainsi obtenu, le carbonate sodique contient soixante- trois pour cent d’eau. Dans cet état comme desséché, il peut servir directement ou indirectement à toutes les préparations du sodium.

Lithium.

339. PN Tous les minerais qui renferment ce métal, sont envisagés comme matières premières. Ce sont particulièrement des silicates qui contiennent de quatre à neuf pour cent d’oxyde lithique (pétalite , triphane tourmaline verte); des phosphates (tripbiline) , minerai dans lequel on retrouve quinze pour cent d’oxyde lithique. G Dixième et onzième groupes.

PD

PL Sulfate j nitrate et carbonate lithique. Comme l’oxyde lithique n’est point pur dans les minerais où il se rencontre puisqu’il y est accompagné de plusieurs autres oxydes, et notamment des oxydes ferrique, manganeux, magnésique et aluminique, il faut faire subir un traitement à ces minerais pour en isoler l’oxyde lithique1.

i Voyez, à cet effet, chapitre Analyse : Moyens par lesquels les minerais sont rendus solubles et par lesquels aussi la séparation des bases peut avoir lieu.

Baryum et strontium .

340. PN Sulfates barytique et strontique , carbonates bary tique et strontique. G Filons.

PD . . . *

PL Sulfures barytique et strontique , nitrates barytique et strontique. Chlorures provenant de la décomposition des sulfures barytique et strontique par le chloride hydrique, ou bien de la double décomposition sous l’influence du feu des sulfates barytique et strontique par le chlorure calcique.

Les nitrates barytique et strontique étant les matières premières les plus importantes du baryum et du strontium, nous dirons un mot des moyens de les obtenir à l’état de pureté. Ces sels se préparent en décomposant les sulfures ou les carbonates par l’acide nitrique sous l’influence de l’eau; les nitrates qui se forment alors restent en dissolution, et par une évaporation on concentré la liqueur jusqu’à ce qu’elle puisse cristalliser par le refroidissement. Cependant, quand bien meme on ferait dissoudre et cristalliser, à plusieurs reprises, les nitrates, on ne pourrait jamais les séparer complètement du fer et du manganèse oxydés qui les accompagnent. Pour parvenir à purifier économiquement ces sels, on les fait fondre dans une bassine de fonte, en élevant au rouge la température; la masse refroidie est traitée par l’eau qui dissout le nitrate barytique ou strontique, et par une filtration on sépare les oxydes ferrique et manganeux qui sont insolubles. La liqueur doit être saturée de nouveau par de l’acide nitrique, une partie du nitrate ayant été décomposée par la chaleur. Celte liqueur est ensuite soumise à l’évaporation dans une capsule de porcelaine, et par son

refroidissement on obtient des cristaux parfaitement purs de nitrates barytique ou strontique.

Calcium.

341. PN Carbonate calcique (marbres, craie, pierre à chaux, chaux hydraulique), sulfate calcique (gypse et pierre à plâtre) . G Tous les terrains.

PD Chlorure calcique.

PL Nitrate calcique , oxyde , chlorure et carbonate calcique purs.

Magnésium.

342. PN Sulfate magnèsique , en dissolution dans certaines eau x, carbonate magnésique (dolomie carbonate double de magnésie et de chaux). G Tous les terrains.

PD Sulfate magnèsique provenant du traitement des dolomies par l’acide sulfurique. Carbonate magnèsique , provenant de la décomposition du sulfate magnèsique au moyen du carbonate potassique ou sodique.

PL Oxyde, chlorure et nitrate magnèsique.

A luminium.

343. PN Argiles contenant de quatorze à quarantedeux pour cent d’oxyde aluminique. Sulfate aluminique formé par l’oxydation des pyrites schisteuses au contact de l’air. Alun naturel. G Tous les terrains.

PD Alun à base potassique et ammonique, sulfate aluminique.

PL Oxyde aluminique pur , provenant de la décomposition par la chaleur de l’alun à base ammonique. Oxyde aluminique hydraté, obtenu en décomposant l’alun par l’oxyde ammonique. Chlorure aluminique , aluminium , nitrate et sulfate aluminique.

Glucinium .

344. PN Silicates „ doubles d’alumine et de glucine 9 contenant de quatorze à vingt-deux pour cent d’oxyde glucinique (euclase, émeraude et Béryl. G Dixième et onzième groupes.

PD

PL Oxyde^ carbonate ^ chlorure glucinique; glucinium. L’oxyde glucinique étant accompagné de différents autres oxydes (voyez, pour sa séparation, chapitre Analyse.

Yttrium et cérium.

345. PN Tous les minerais qui renferment de ces métaux, sont envisagés comme matières premières; ce sont principalement des silicates et des phosphates (cérite, gadolinite, allanite, orthite, pyrorthite, etc.), minerais qui contiennent de neuf à soixante- huit pour cent d’oxyde cérique, et de trois à quarante-cinq pour cent d oxyde yttrique. G Dixième et onzième groupes.

PD

PL Oxydes s carbonates s oxalates > sulfates , chlorures yttrique et cérique; yttrium et cérium . Ces métaux étant associés à d’autres oxydes dans les espèces minérales d’où on les retire (voyez, pour leur séparation, chapitre Analyse).

Urane .

346. PN Oxyde uraneux (pechblende), oxyde uranique hydraté, sulfate uranique (johanite), phosphate uranicocalcique (uranite), phosphate cuprifère (chalkolite) , carbonate impur. G Dixième et onzième groupes.

PD

PL Carbonate purs oxyde y chlorure s nitrates sulfate et métal.

Zirconium.

347. PN Silicate (zircon) qui renferme environ soixante-cinq pour cent d’oxyde zirconique. G Onzième groupe.

PD

PL Oxyde zirconique * oxalate zirconique * chlorure zirconique et zirconium. L’extraction de l’oxyde zirconique exige un licitement particulier (voyez chapitre Analyse ).

T horinium.

348. PN Silicates thoriquej calcique* magnésique * ferrique * manganique * etc. (thorite), lequel contient cinquante-sept pour cent d’oxyde thorique; enfin une autre espèce minérale connue sous le nom de pyrochlore. G Onzième groupe.

PD

PL Oxyde * chlorure et métal.

Titane.

349. PN Oxyde titanique (anatase ou oisanite); acide titanique (ruthile); litanate ferreux et manganeux * tita nate ferrique (craïonite); titanate zirconique (polymignite); titanate cérique et zirconique (œschinite); silicotitanate calcique (sphène) . G Dixième et onzièmegroupes.

PD Scories des hauts fourneaux * contenant le titane métallique.

PL Chloricle titanique * acide titanique* anhydre et hydraté ; titane. On se procure facilement le titane métallique au moyen des scories des hauts fourneaux; à cet effet ces dernières sont pulvérisées et lavées avec l’eau par décantation; on peut enfin faciliter 1 extraction du titane, en ajoutant dans les eaux de lavage, du

fluoride ou du chloride hydrique, lesquels attaquent le silicate qui enveloppe le titane. Le ruthile est la principale matière première du titane; pour en extraire facilement le titane pur, il suffit de mélanger le ruthile avec du charbon, de calciner ce mélange dans un tube de porcelaine porté au rouge, et d’y faire arriver un courant de chlore. Il y a formation de chloride titanique et d’oxyde carbonique; par des distillations on purifie ce chloride que l’on peut ensuite faire servir à toutes les préparations du titane.

Tantale ou columbium.

350. PN Tantalate hydrique j cérique et zir conique (fergusonite); tantalate hydrique ^ calcique , ferrique et uranique (hydro-tantalite); tantalate ferreux et manganeux (tantalite et columbite). G Dixième et onzième groupes.

PD

PL Oxyde et acide tantalique (voyez chapitre A nalyse ) .

' Tungstène.

351. PN Tungstate calcique (schéelite), tungstate ferreux et manganeux (Wolfram). G Onzième groupe.

PD

PL Acide tungstique tungstate ammonique , tungstène. L’acide tungstique, qui est la principale matière première du tungstène, s’obtient en traitant à chaud par l’acide chloride hydrique l’un ou l’autre des minerais ci-dessus; il se forme un résidu insoluble qu’on lave avec soin , et que l’on traite ensuite par l’ammoniaque, afin de dissoudre tout l’acide tungstique mis en liberté par l’acide chloride hydrique; la liqueur évaporée donne par la cristallisation du tungstate ammonique, sel que l’on peut au besoin faire redissoudre et

cristalliser, et qui une lois purifié, n’a besoin que d’être calciné au contact de l’air pour donner de l’acide tungstique.

Molybdène.

352. PN Acide molybdicjue , molybdate plombique (plomb jaune), sulfure molybdique. G Onzième groupe,

PD

PL Molybdate ammonique , acide molybdique , molybdène (voyez chapitre Analyse).

V anadium.

353. PN Quelques minerais de fer , vanadate plombique (de Zimapan, au Mexique). G Indéterminé.

PD Scories d’ affinage des minerais de fer de Jaberg. PL Acide vanadique , vanadates potassique et ammonique.

Chrome .

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