‹ Introduction à l'étude de la chimie par le système unitaireChapitre 28 sur 69 · AURIQUES · texte numérisé non relu

AURIQUES

PLATINIQURS

ANTIMONIQUES.

STANjNEUX.

La solubilité du chlorure dans l’eau ; la décomposition par la chaleur et le carbonalç sodique ; la précipitation par la potasse et l’ammoniaque ; la précipitation par l’iodure potassique.

L’insolubilité du sulfate dans l’eau et les acides ; le sulfure noir, le chlorure insoluble dans l’eau froide, et soluble dans l’eau bouillante ; la précipitation par le chromate potassique , et la solubilité du précipité dans la potasse.

Le chlorure insoluble dans l’eau et les acides, soluble dans l’ammoniaque.

Le sulfure jaune , insoluble dans l’eau , les acides étendus , le sulfure ammonique ; l’oxyde hydro-cadmique et le carbonate biancs , insolubles dans l’eau ; la réaction au chalumeau.

La décomposlion du nitrate et du chlorure par l’eau ; l’insolubilité du précipité dans l’acide larlrique; le sulfure noir; l’insolubilité du chromate dans la potasse.

La décomposition par la chaleur ; la formation du pourpre de Cassius par le chlorure slanneux ; la réduction par le sulfate ferreux ; le sulfure noir, soluble dans les sulfures alcalins.

La décomposition par la chaleur ; la précipitation par les sels potassiques ; le sulfure brun-noirûtre , soluble dans les sulfures alcalins.

Le sulfure orangé, soluble dans le sulfure ammonique ; la décomposition du chlorure par l’eau; la solubilité du précipité dans l’acide tartrique ; la formation de l’hydrogène antimonié ; l’oxyde blanc insoluble dans l’eau; la précipitation des sels par le zinc métallique.

Le sulfure brun, soluble dans le sulfure ammonique; la formation du pourpre de Cassius par les sels d’or; l’oxyde blanc ; la précipitation des sels par le zinc métallique ; la réduction au chalumeau.

( Le sulfure jaune , soluble dans le sulfure

y ctanviottf^ )ammonique; l’oxyde blanc; la précipitation

L » sL a ■ (jes sejs par j0 zjnc métallique ; la réduction

• au chalumeau.

64 b. La plupart des métaux peuvent être fondus ensemble en toutes proportions , pour former ce qu’on appelle des alliages. Ces produits jouent un rôle remarquable dans l’industrie , et offrent des applications très-nombreuses. Le laiton ou cuivre jaune, le bronze , le métal des cloches , le métal des caractères d’imprimerie , l’argent neuf ou maillechort, etc., sont de semblables alliages, dans lesquels entrent le cuivre, le zinc , l’étain , le plomb , l’antimoine , le nickel , etc.

Les alliages sont aux métaux, ce que les solutions sont aux sels. De même que l’eau et les acides (sels à base d’hydrogène) dissolvent , c'est-à-dire s’incorporent , et font passera l’état liquide beaucoup d’autres corps, et particulièrement des composés jouant les mêmes fonctions chimiques , les métaux en fusion peuvent dissoudre des corps du même ordre, c’est-à-dire des métaux comme eux.

Le plus souvent, l’eau, en dissolvant les sels, n’en altère pas les caractères ; ainsi les métaux , en s’alliant entre eux, ne sacrifient pas les caractères

chimiques qui leur sont propres ; la plupart des alliages , en effet , se comportent comme le feraient leurs métaux séparément. Ï1 y a des cas, toutefois, où la combinaison est assez intime pour opposer une plus forte résistance à Faction des réactifs.

Les alliages peuvent se faire en toutes proportions, comme les solutions; cependant, il existe aussi des alliages d’une composition définie , et même crisiallisables.

Lorsque le mercure entre dans la composition d’un alliage , celui-ci porte le nom à1 amalgame.

IL Anhydrides.

65. On donne le nom à9 anhydrides à des corps non-binômes, renfermant de Foxygène ou do soufre, et capables de s’unir directement à l’eau ou à l’hydrogène sulfuré pour former des acides.

Dans le langage usuel, on confond souvent les anhydrides avec les acides, et c’est tout au plus si l’on distingue quelquefois les premiers sous le nom d 'acides anhydres (du grec dvsv sans , et ù&op eau), pour les opposer aux acides hydratés , c’est-à-dire ,

combinés avec l’eau, qui représentent les acides proprements dits. Cependant, il importe d’adopter des dénominations plus précises; car, dans un grand nombre de cas , les acides anhydres se comportent bien autrement que leurs combinaisons avec l’eau. Aussi, pour nous , l’acide anhydre n’est point un acide , et nous réservons exclusivement ce nom pour les combinaisons hydrogénées, qui sont produites par l’eau et les anhydrides, ou par l’hydrogène et certains autres corps simples.

Souvent la combinaison de l’anhydride avec l’eau est si peu stable , que la chaleur seule suffit pour la défaire ; telles sont, par exemple, les combinaisons de l’anhydride sulfureux S0\ de l’anhydride carbonique CO\ de l’anhydride borique B'O5. D’autres fois, la combinaison s’effectue avec beaucoup d’énergie et avec dégagement de chaleur , et alors l’acide qui en résulte, ne se résout plus en eau et en anhydride, par l’action seule delà chaleur; dans ce cas se trouvent, par exemple, l’anhydride sulfurique SG* et l’anhydride phosphorique P20\

Lorsque l’acide, correspondant à un anhydride, est insoluble dans l’eau , la combinaison de l’anhydride avec cet oxyde ne s’effectue pas dans les cir-

constances ordinaires. Ainsi, le cristal déroché, qui n’est autre chose que l’anhydride silicique SrO\ ne se dissout pas dans l’eau , même bouillante ; toutefois, cet effet se produit par de la vapeur d’eau trèschaude, et alors on obtient de la silice en gelée qui représente l’acide silicique proprement dit.

D’autres anhydrides exigent une ébullition prolongée dans l’eau , pour fixer les éléments de ce corps. Tel est, par exemple, l’anhydride camphorique CtoH140'3 qui ne se convertit en acide que par une ébullition de plusieurs heures.

Certains oxydes appartenant au même genre que l'eau, notamment les oxydes alcalins (potasse, soude, chaux, baryte), attaquent encore mieux ces anhydrides insolubles.

66. Plusieurs anhydrides oxygénés s’unissent aussi à d’autres sels. M. Péligot a fait connaître de semblables combinaisons avec l’anhydride cliromique Cr'Q5 et quelques chlorures; ainsi, il a obtenu de fort beaux prismes rectangulaires, en dissolvant ensemble de l’anhydride chromique et du chlorure de potassium. Ce produit renferme :

[Cr203,Cl(K)].

Bien entendu , un anhydride peut aussi s’unir à un

sel ternaire déjà formé par le même anhydride et un oxyde. Les cristaux jaunes du chromate potassique sont formés par la réunion de l’anhydride chromique et de l’oxyde de potassium :

[Cr203,0(K2)]==Cr204(K2).

Mais ce chromate peut s’unir à une nouvelle proportion d’anhydride chromique , et produit alors des cristaux rouges d’anhydro-chromate potassique ; ce qui revient à dire qu’un anhydride peut s’unir en plusieurs proportions avec un même oxyde (58).

Ce qui distingue surtout les anhydrides des acides correspondants , c’est la manière dont iis se comportent avec l’ammoniaque. Au lieu de donner des sels ammoniacaux , correspondant à ces acides , ils fournissent les sels ammoniacaux d’un genre copulé , d’un acide amidé. Ainsi, l’anhydride sulfurique SO% mis en contact avec l’ammoniaque sèche , ne donne pas du sulfate ammonique, mais il fournit du sulfamate ammonique (a) :

S03NH2(H,NH3)~ S03NH2(Am).

Dans ce sel , il n’y a que la moitié des éléments

(a) Ce composé figure, dans les traités , sous le nom impropre de sulfate d'ammoniaque anhydre . .

de l’ammoniaque sous forme d’ammonium, susceptible d’être échangé pour un autre métal.

67. A l’exception des anhydrides sulfureux , séîénieux, osmieux et carbonique qui sont gazeux , tous les anhydrides sont solides dans les circonstances ordinaires.

Les anhydrides phosphoreux, phosphorique et sulfurique exceptés, tous les anhydrides peuvent s’obtenir en décomposant par la chaleur l’acide correspondant , et même , pour les anhydrides gazeux , cette séparation d’avec l’eau est si aisée qu’elle s’effectue déjà à la température ordinaire, quand on fait agir un acide sur un sel métallique correspondant à l’anhydride. Ainsi , par exemple, l'anhydride carbonique CO2 se dégage avec effervescence, quand on verse un acide sur un carbonate métallique quelconque ; avec le carbonate de calcium et l’acide sulfurique, on aurait par double décomposition :

Carbonate calciq. C03(Ca2) C03(H2) carbonate hydrique.

Sulfate hydrique SO(H2) S04(Ca2) sulfate calcique.

Mais l’acide carbonique est si peu stable qu’il se dédouble immédiatement en eau et en anhydride carbonique, qui se développe à l’état de gaz. La réaction est donc , en réalité , celle-ci :

Carbonate calcique C03(Ca2) CO2... carbonide normal.

0(H2). . oxyde hydrique.

Sulfate hydrique .. S04(H2) S04(Ca2) sulfate calcique.

68. Comme les anhydrides sont des corps nonbinômes, nous ferons de chaque anhydride oxygéné l’espèce normale d’un genre particulier, dont le nom sera terminé en ide.

Ainsi, nous dirons :

CO2 carbonide normal ou anhydride carbonique.

P203 phosphatide normal ou anhydride phosphorique.

C10Iï14O3 camphoride normal ou anhydride camphorique.

Ces anhydrides , en fixant les éléments de l’eau , se convertissent en acide carbonique, phosphorique ou camphorique. Cette nomenclature est donc aisée à retenir.

Il existe un certain nombre à’ anhydrides sulfurés , capables de s’unir directement à l’hydrogène sulfuré ou aux sulfures métalliques. Nous en ferons des espèces sulfurées du même genre que les anhydrides oxygénés correspondants :

CS2 carbonide sulfuré ou anhydride sulfocarbonique.

De même que l’anhydride carbonique produit des carbonates en s’unissant aux oxydes, l’anhydride

sulfocarbonique donne naissance aux sulfocarbonates.

69. Voici la liste des anhydrides les plus connus ; on remarquera que tous les acides n’ont pas leur anhydride. Ainsi, par exemple , l’anhydride nitrique est inconnu tout comme les anhydrides qui correspondraient aux acides chlorique, hyposulfurique, oxalique, etc. D’ailleurs, nous avons déjà fait remarquer que les acides monohasiques ne donnent pas d’anhydrides (53).

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