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L'écart le plus grand ne dépasse pas 4 0/0 ; cependant il dépasse de beaucoup les erreurs expérimentales possibles. Peut-être l'hydrogène joue-t-il, vis-à-vis de l'oxyde de carbone, un rôle spécial se rattachant à l'influence connue de la vapeur d'eau sur la combustibilité de ce gaz.
Dosages par les limites dlnflammabilité* — Cette propriété
COMBUSTION DES MÉLANGES GAZEUX
est mise à profit aujourd'hui pour obtenir le dosage très précis de petites quantités de gaz combustible existant dans l'air, tout particulièrement du grisou dans l'atmosphère des mines.
L'historique de la découverte de ce procédé est assez original pour être rappelé. Un ingénieur américain, M. Shaw, tout à fait ignorant des études déjà faites sur la combustion 4es gaz et des difficultés du problème, eut à priori ridée très ingénieuse de doser le grisou existant dans Tair des mines en. cherchant la quantité de ce gaz pur qu*il fallait ajouter à Tair pour arriver à la limite d'inflammabilité» c'est-à-dire, une teneur de 6 o/o de grisou. La différence entre le chiffre 6 et la proportion du gaz ajouté devait donner celle qui existait primitivement dans Tair. Il réalisa de suite, sans aucune étude préalable, un appareil très compliqué pour Tapplication de cette idée. L'installation complète comprenait deux parties dbtinctes : une pompe actionnée par une machine à vapeur^ allant aspirer, par une canalisation installée à cet effet» Tair en différents points des galeries de la mine et Tamenant à l'appareil mesureur installé dans le cabinet de l'ingénieur. Dans son idée, cette pompe aspirante devait pouvoir au besoin être renversée dans sa marche et fonctionner comme pompe foulante, de façon à ce qu'en cas d'éboulement *dans la mine, on puisse, par la même canalisation, envoyer de Tair aux ouvriers pour les iaire respirer et du lait pour les nourrir.
L'appareil mesureur, très ingénieusement disposé, se composait de deux cylindres, aspirant l'un l'air à étudier, l'autre du grisou pur en provision dans un réservoir. On pouvait régler la course relative des deux pistons de façon à faire des mélanges en proportions connues. Cet appareil compliqué donne des résuhats exacts, mais on obtient exactement les mêmes, d'une façon beaucoup moins coûteuse, avec une simple burette en verre
Fijv. 6.
(fig. 6)» dite burette à limite d'inâammabilité, dont l'usage est aujourd'hui général dans les mines de houille et qui permet de doser dans Tair la proportion du grisou à o,i o/o près.
Prestioa. — On sait depuis longtemps que dans les eudiomètres étroits, la combustion des mélanges voisins des limites d*inâammabilité est facilitée quand on élève la pression. Mais le professeur Dixon a le premier mis d'une façon précise en évidence ce rôle de la pression. Il a constaté qu'un mélange formé de :