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Le coefficient de dilatation des briques en argile pure est relativement faible et présente cette particularité de décroître à mesure que la température s'élève, tandis que pour la plupart des corps, pour les métaux, pour les verres par exemple, le coefficient de dilatation croit avec la température. La courbe de dilatation dans le cas des argiles a donc sa concavité tournée vers Taxe des températures; pour les autres corps, c'est la convexité qui est tournée dans ce sens.

La dilatation moyenne de l'argile entre o et 500° est en moyenne de 0,5 0/0 et entre o et 1.000° de 0,7 0/0. L'addition de sable à Targile élève considérablement son coefficient de dilatation; le mélange précédent cuit à la température de 1.200'', présente entre o et 500° une dilatation de 0,7 0/0; entre o et I.OOO**, de 1,3 0/0.

Dans un tableau d'ensemble placé à la fin de Tétude des matériaux réfractaires, nous donnerons quelques renseignements numériques relatifs à la conductibilité calorifique et à la perméabilité aux gaz des briques en argile, deux propriétés qui jouent un rôle très important dans leur emploi pour la construction des fours.

La chaleur d'échauffement des briques est importante à connaître pour le calcul des récupérateurs des fours Siemens; d'après les expériences faites par M. Euchène à la Compagnie parisienne du Gaz, cette chaleur d'échauffement, exprimée en

calories kilog. et rapportée à i kg. de briques réfractaires, peut être exprimée par la formule :

Enfin, comme dernier renseignement, on peut dire que la résistance à Técrasement des briques ordinaires, faites avec des matières dégraissantes varie en général de 50 à 200 kg. par centimètre carré, les essais étant faits sur des cubes dont 4 faces sont libres. Pour des produits fabriqués sans matière dégraissante, avec de l'argile pure, ou pour des mélanges un peu fusibles cuits jusqu'i semi-vitrification, cette résistance peut s'élever jusqu'à 1. 000 kg. par centimètre carré. Userait particulièrement intéressant de connaître comment varie cène résistance à l'écrasement avec la température, mais il n'existe pas jusqu'ici de données précises sur cet important sujet.

Silice. — La silice existe dans la nature à un très grand état de pureté, tantôt sous forme de masses compactes de quartz, appelées quart^teSy que l'on rencontre, soit dans les terrains cristallins, soit dans les terrains métamorphiques. La désagrégation des roches cristallines et l'enlèvement des débris par les torrents laissent dans le lit de ces derniers des galets de quartz assez abondants pour être l'objet d'une exploitation.

La silice se rencontre encore à l'état de petits grains isolés de quartz constituant ce que Ton appelle les sables ^ ou de petits grains agglomérés, constituant ce que Ton appelle les grès\ quelques sables comme ceux de l'étage de Fonuinebleau, possèdent en cenains points de leur gisement une pureté comparable à celle des quartzites ; ils se rencontrent dans les terrains sédimentaires en bancs très épais pouvant dépasser 50 m.

Enfin, on trouve dans certains terrains calcaires, en particulier dans la craie, une variété spéciale de silice, \d. calcédoine. ^ disséminée au milieu du calcaire, tantôt en rognons isolés, tantôt en bancs continus d'une certaine épaisseur. On donne généralement le nom de silex à cette calcédoine commune, tandis qu'une variété de cou»

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leur plus riche, employée dans rornementation, s'appelle Vagate; une troisième variété relativement impure constitue la pierre meulière. Les rognons et bancs de silex sont généralement très purs.

La silice possède certaines propriétés importantes qu'il est indispensable de bien préciser avant de dire quelques mots de la fabrication et des usages des briques en silice, car ces propriétés jouent un rôle capital dans l'emploi de cette matière comme produit réfractaire.

Il existe un très grand nombre de variétés cristallographiques différentes de silice qui jouissent de propriétés tout à fait différentes et la plupart d^entre elles interviennent à des degrés divers dans l'emploi en question.de la silice. Ces variétés se distinguent à première vue parleur densité et leur forme cristalline.

Variété

Densité

Forme cristalline

Quartz ....

Rhomboédrique.

Calcédoine . . .

Triclinique, microcristallin.

Cristobalite . .

Pseudo-cubique.

Tridymite . . .

Orthorhombique, pseudo-hexagonale.

Silice vitreuse. .

Amorphe.

Les dilatations de ces différentes variétés de silice présentent des anomalies singulières, correspondant à l'existence de points de transformation réversibles et elles sont très différentes d'une variété à une autre. La silice fondue est 25 fois moins dilatable, par exemple, que le quartz. La figure 61 reproduit les courbes de dilatation des différentes variétés de silice.

Transformations. — Ces différentes variétés de silice peuvent se transformer les unes dans les autres sous Taction delà chaleur; ces transformations sont accompagnées de changements de volume ; résultant des différences de densité et elles entraînent en même temps^ comme nous venons de le dire, des modifications importantes dans les coefficients de dilatation. Ces deux faits donnent l'explication très simple d'anomahes, longtemps restées inexpli-

cables, dans les propriétés des matériaux réfraaaires et des produits céramiques renfermant de la silice non combinée.

Il est cependant impossible, dans Tétat actuel, de prévoir à priori les difiérents phénomènes résultant de l'action de la chaleur sur

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