‹ Introduction à l'étude de la métallurgie, le chauffage industrielChapitre 75 sur 89 · I.OOO · texte numérisé non relu

I.OOO

Magnésie . . . .

Plombagine . . . .

Carborundum . . .

Fer chromé . . . .

Grés céramique. . .

4o8 INTRODUCTION A l'ÈTUDE DE LA MÉTALLURGIE

Conductibilité calorifique, donne en Calorie-kilog. les quantités de chaleur passant en i heure à travers une surface de i m' pour une différence de tecnpérature de i° sur i m. d'épaisseur de la paroi.

Perméabilité, donne le volume en litres, passant en i heure i travers une suriace de i m' pour une différence de pression de I cm. d'eau, pour i m. d'épaiisear.

Densité, donne la densité apparente, c'est-à-dire le poids exprimé en kilogs de un volame de briques égal à i litre.

Porosité, donne le volume des vides contenus dans loo vol. de briques.

Water-jaoket. — Dans cenaîns cas aucun de ces produits réfractatres ne présente une résistance suffisante à l'action combinée de la chaleur ou des laiders fondus; c'est le cas par exemple

Flg. 62. — Watcr-jacket.

des creusets des hauts- fourneaux où la température atteint 2.000° et où il existe des laitiers calcaires très corrosiÉs; c'est encore le cas de certains fours à plomb ; On tourne dans ce cas la difficulté par un artifice très simple : on refroidit ezié-

MATÉRIAUX RÈFRACTAIRES 4O9

rieurement au moyen d'un courant d'eau la paroi du fourneau que Ton arrive ainsi à maintenir certainement au-dessous de loo^. Les briques se dissolvent peu à peu dans le laitier jusqu'au moment où leur épaisseur est suffisamment réduite pour que la température intérieure soit inférieure à celle de fusion du laitier. Celui-ci se solidifie alors sur la paroi et toute réaction cesse entre lui et les briques réfraaaires. C'est ainsi que Ton procède dans les hauts-fourneaux. Dans les fours à plomb on emploie une solution plus radicale encore. Les parois du creuset sont entièrement métalliques^ mais elles sont creuses et traversées par un courant continu d'eau froide (fig. 62). On crée ainsi une enveloppe d'eau autour du four (water-jacket). Les laitiers fondus arrivant sur la paroi intérieure complètement firoide, se solidifient et leur épaisseur augmente jusqu'au moment où la transmission de la chaleur est devenue assez faible pour que la température de la paroi intérieure en laitier solidifié soit égale à la température de fusion de celui-ci.

Ce refroidissement entraîne évidemment une perte de chaleur et^ par suite, une dépense additionnelle de combustible; mais dans les fours à grande produaion, où l'on brûle beaucoup de charbon par unité de section grâce à un soufflage énergique, la perte relative, seule à prendre en considération, peut devenir assez faible. Les anciens hauts-fourneaux pouvaient fabriquer 40 t. par 24 heures, les fourneaux modernes atteignent 400 1. La perte due au refroidissement est donc aujourd'hui 10 fois moindre qu'elle ne l'aurait été si on avait appliqué le refroidissement par l'eau aux anciens hauts-fourneaux.

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