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.S:6ryft«t?*T;î. - .•. . .
L^ conservation des restes de végétaux à J'état fossile est soumise aux mêmes lois générales que celle des restes d'ani-
maux ; mais leur composition différente, et surtout Tabscnce de matières solides pierreuses constituant ou les éléments d'un squelette intérieur ou ceux d'une enveloppe extérieure simple ou complexe, font que cette conservation n'a pu a?oir lieu que dans des circonstances pour ainsi dire exceptionnelles. Elle a aussi produit des résultats fort différents, suivant ces mêmes circonstances; ainsi^ cq n*est pas l^ùr grand nombre ni leur accumulation qui ont été le plus favorables à la conservation de leurs caractères, car alors leur altération 9 été au contraire plus ou moins complète et a donné lieu à de la houille, du lignite, de la tourbe, etc., substances dont on peut reconnaitrc Porigine végétale,, mais dans lesquelles les distinctions spécifiques et même génériques sont ettacées. Ce sont donc encore les troncs isolés ou les empreintes deé tig^ et des feuilles comprises entre des couclies cl'ârgilè, de marne, quelquefois de cfilcaire et degrés, qui pçuvent le mieux nous înslraire sur les caractères des flores aociennes. "
Les emprciintes végétale^ sjont d*autant plus parfaites que la matière qui les a ï'erues était plus homogène}, à grain plus (in et plus plastique. Aussi celles .qûî se Souvent en si grande quantité dans les argiles scnistcuses du terrain houiller nous ont-elles transmis les caractères les plus .délicats du réseau vasculaire et des nervures avec une periççlion et une exactitude que n attemdraient ni. la gravure ni le pinceau le plus habile. Les empreintes laissées dans des marnes, des calcaires et des âu .... '-'--. Da ^^
pan
les calcaif es et les grèis. elles affectent uliè tfcîrite brune ou jaunâtre due à une inifiltration djivcfràlè cje fer.'
Dans les argiles schistciisêi gu Wrram'iiouillér, Textrêmc finesse ,de I^ pale a permis que la partie rufencure, plus s|)0!igieus^, des fcuules de lougeres, c:i lut en quelque sorte imprc-
dans la cassure, les feuillets de ces schistes montrent^ils l'empreinte des feuilles en creux sUr l'un des côtés et en relief sur l'autre.
Les empreintes de plantes peuvent être encore représentées par du fer sulfuré ou toute autre substance apportée en dissolution dans les interstices de la roche.
Les feuilles des plantes ligneuses monocotylédones et dicotylédones sont, on le conçoit à cause de leur solidité, celles qui ont laissé le plus fréquemment leurs traces dans les couches de vase endurcie, d'argile, de calcaire marneux ou de sable. Les feuilles de cryptogames vasculaires des temps anciens sont dans le même cas.
Les tiges et les branches dç ces mêmes plantes ont été soumises à d'autres procédés de conservation. Lorsque aucune circonstance accidentelle ne survient, TaUération du bois, si die se produit au contact de Tair, donne lieu à du terreau par suite du dégagement des gaz; si elle se produit, au contraire, à Tabri de ce contact, la réaction des principes que ces bois renferment peut les faire passer à Vétat de jayet ou de matière charbonneuse, sèche, plus ou moins compacte, fragile, dans laquelle le tissu organique tend à disparaître a raison de son degré d'altération.
Quelquefois, et par des moyens qui sont encore peu connus, le bois du tronc a été (létxuit, a disparu, Vécorce seule a persisté et le cylindre cireux qui en est résulté a été rempli par du sable, de la vase et autres sédiments qui s'y sont moulés et consolidés comme daris Tinté rieur d'une coquille. Des tiges de monocotylédones ont été parfiellcmeilt conservées ainsi (Voyez fln«,r partie, p. 324). . ! ^
Mais, dans ces difTérents cas, la structure interne des végétaux a presque entieremei^t ^ispahi, et, poùi; nous permettre d'en juger, il a fallu que la natoire employât un autre procédé, celui de la pétrification proprement dite, c'est-à-dire au remplacement des molécules organiques des tissus et des vaisseaux par une substance inorganique stable, de telle sorte que les apparences et la disposition de ces mêmes tissus et vaisseaux
5t8 CeMPOSlTION CHIMIQUE DES FOSSILES.
fussent maintenues et qu'il ^ y eût de changé que la matière qvii les qonstitiiait. .1. ,,,.,,
Ce sont le carbonate (]c ç]^aK?^,Çt, surtout la sjUce auxquels ces fonctiqns.cpnservsf^ric^ é^iieptiP^rtiçuljèreoieDt résenrées; le fer sulfuré, le. fe^, çarbç(n(fJi^^,Jie,<^ifivite,et quelques autres 8ubstance3 ipétalljquei? .;spji^]f^,jqi)t co^CQuru à ces effete de mipé|r^lisa^i99T. ..., .,, , ^i ,, ...^ ■- mh ■.•. ..•'
La pétrification, phénomène dont noji^.no]iis. rendons compte plutôt d'^n,9.inaniè;'e ab,3lifaiAa,qH6 f^ur ei^, savoir obsenrédire^en[ient la ^wrç^^e, $][||ypf()^,kcqrci9^jC^g«^i^é(W:^^^^ uo^ c|jfs,o|u%n.^^e.,siljjçiÇp^ etc. Elle
suppose .^i^^^f^flft à, pip^pr,e q^;uf]^ç,iqu))fi(^u]^.^g9Aifil^ altérée passe,,à j^^^ .fl\^fiiflfV,i8Wev;ît,,^,pUftj^t,,^ par une
moiéjÇulg,d9, }R,sfjl^;§^nfja,,fii^^<^J9^c^qfiftPuÇt:ft^^^ suite, de maïijere,,^ue,,,rarrap^^ J^0^Y|9)M?t .ipplécules soit
exactement calqué sur celi^,,4l^,,pflfii^ftp;ÇB.J}|q3.se.jtjc^ alors colo;;^es m;- qifjçlqueà, jfis^, ,4fi.fi^llfi^ci,.qp pur d'autres subsfancç^^ ^^g^^lefif pnt e^ ^di^çpMipç^ kft frpi^, 4a^<?p(irftt« dr
ainsi trQuv<^8 cli)iqg,^s çi^.ffjp^j^lfif^f.^swaJÇflP ^^
''!)^.i!.^§Wl?^yi.îç.?i S^'^-I^fil^ lacustres
de8.e|)>:i^0f^?^ (^|e P^rj^^9nJ.,f|j^ngfl(js^f^^,çiJi^fi.A)M calcaire,
^H^ff^^J^?^^^!^)^^?^!^^^ ¥M^^'fttfi lçs.tfmccdé$ de JaminéralîsaUpr|.de,^,>^g[pf^i|]C.^^ifl4S^^
^H,V,9Î J9ffi?'Wi St,s(fl?t„le,,p^)VJ.,f|cçmWî^.d^pJi>nta^ Ibasiies, ^ï?Î^^.PMS9.A\f ÇS?Sifl»lfff?nfifM^ 9t»HWé»af».daBS des ^^"?M^^^^"WSS9 #§qWMflfl^^#AtfMÇr!* «iiicQ,,^iilôt du cal- ^^'^^(K^^'^.AÇSsT^^iSr^» WfeWtf»W»/f^.olw}CFi.qu*au bout de quelques jours.f;ç^.f,^^^f^^çfifî4lpi^Vep,pflrti* ipioéralisées.
Des^P^3H?^.iWP.9fs,<lç,ppftilvWf aUsillulion de
sulfate ^t^e,.fffî,, I^^j^9,,^9^çqç,.^,Vpp,4i}i»flér»ju«e,pl8vée pour brûler t(}utç,,Ija nMfi^fpj.çg^la|fi„pïH(PWfiWt«i» .»»«3 »la.Jentille du ^nicroçoqpÇ;^^tp|itç,J>rg^?i^f^,;dMpt^^^ repro-
duite par le sel de fer.
Mais dans celte expérience il semble que la substance végétale a été imprégnée par lii dissolution inctallique/qui «'est iu-
troduite dans les vdisseauK dii bois, en a rempli tous les vides, et les parties solides réduites en charbon n'ont pas été remplacées. Ce n'est donc pasrlé pi'odêdé dé la pétrification absolue. D'autres expériences, faites ^àr dôs' matières animales, oril moiilré comment dés èfati^i Yninérales, chargées de sulfaté de fer, peuvent se désivt'Jdélr lbfsqu*c!lés sont éri' contact avec ces matières en décomposition et la pyrite remplacer' l'ôx^gètie, l'hydrogène et te-ttii*b<)tté';'^'''l» '•'•••''* '■•••••'l '''''• "'''•'• *
Les eaux de'«onn^e',>él ^tiHfytttlI^'éflftii' ihëi^n^ytcâ; 'con^ tiennent tt>ujMr8tl)\^<;eHi£Hb'â^ày!t?16âè€di^^ de chaux, Jesilice, de- potassé du'ii'aùl\^cs'sûbytanéésfer^euséà'bb"mêtalliques; oii.peUl-dôrtt^"pfli^iiii»èV'({tiè 'ffëst''h\i ^isihagè d'eaèx semblables que Jeâ résultat^ préféédénts peuvent être attribués, c'est'.à-dire te SiibstndtMh'â'dll^ nlàtiètPétduf! '^ fatl inorgkhiauc fl odies qui bdHsHbVerit lëj -clAt-pSs' tilig'aiiîséâ; 'toujours plus ou moin«8ttfeecplibl4s aèdëcjdttipdsfticyri.' ' "' " 'i " . ' ' ' '
La pétrification »tfù''ïilihlêr(iHfefittefi'^d'l)Wlcô'r^^^ s'opère point d'ailteuW=*atii'l<nités ^fe'jiài^tîéfe'cWiK'éîhe'tetnps rii suîvanlleur dégv»'tlMlfeétkWlfl!é/'Akîl^dà^^^^^ 'tî'ges 'de! PalAner on tiwve Ieti^àtl^riifldi^'bàHyitfenlék''tô^^^ 'tandis' que loute Irate desiilbrè^'sehmBîl^bdfi^'U' IKspàru,- et' ïes' espaces qu'elle» oceupâffettt sbirt*-éîA&''tîljei''bûî)îéhî^ él8 feiiîpljs par de la silice: Dà*^ d'attïrfs^'(iàfe;iè feiiierà'irci ésl' amvé';,lés faisceaux fibreUi'toWëbHfe'ft4él^etlë{is-^d''6el^^^^ Infin, les tfn^«rtlW'amWi'^tietWfeht'îi\'6W''é'té patriftcs,' Dans b boisdicot^ïéAyrieb> tèk*fflh^^s'ld«{îltilartibTé^**()'^iiVm^ pétrifiéeb saiis ^uë 1^ ik^hn^'HitmiMéèlh yoiéUi'.''lliîVt)ôr: lions éiKeifiées'È5tftit^obvd)VIMy^^èy éf'By^s'!e's'ks'**<)U'Uis, ' ou bieii.elle»>éë tdbWillW«rt»l\i'jsaMlfeyMiâ'Aë:''*''*l' "•*'«' '"i* '
Snivaf*^M^''éb/8t«ké4'f4),1tf \#oce«é'd^'la'*p^ %i
'ucees^if^LeB tige[^h^ri^é^s'^ëb^rït'^èl({béfti offt^rTcs 6â- \ rnctèrtssifle IsT «tticifli^titiH'Bte'bolki^'AVélié'lby' ^dé&'liJis'sis' dans Ws bois pât4fellMlferit<èiH^(^ié6nt'i^piyéë^dé'a^ '
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. t^ l' •\it\j »lriiii'»> Ij 0»iJ'M'l'» ' '0 '«'i ' » >'Ui.\. '1 : ' (1) Transacl. qèol. $Qc.oiLon(ù)n^yo\,y, p. 207; 1830.— Procecd..
:i50 COMPOSITION CiilMlQUE DES FOSSILES.
quartz hyalin parfaitement limpide entourés de matière charbonneuse, laquelle n'u dû prendre cet état qu'après Tintroduclion de la silice, puisque ces cristaux ne renferment point de traces de cette poussière noire qui les entoure.
Des observations intéressantes ont été faites par les auteurs de ia Géologie de la Russie d' Europe {i) sur les relations des végétaux silieifiés^vec la présenee des minerais de cuivre dans les dépôts permiensv On* voit quelquefois le minerai répandu dans ^ous les fibres 4^d bt)is< sÛidQés ; ailleurs il se continue à travers les feuille» «entbaiesiithiBs le sable, le grès ou la marne, et là où il traverse ; les iiboes. dMbonoetises il est ordinairement! à l'étal jlt> carboMleUeujLapnésence de sels de enivre dans los végétaux d'un marais tourbeux du pdys de Galles peut aeivir àiCSLptiquer^iaitnaAîèce dont se sont déposés ceux du système pevmien^e* U<Bttss;0«i.' r
Dans une. eoiiefae,idetttrce,^ila plus intérieure du groupe de Purbeck,<Qt mpûsfintrdivectement çor )a pierre de Portland, dans lile de ce aemvmntfdea«traiiiead'ai:bTO$ silioifiés^à Tintérieur el dont Técooe^ esttà Wétht deMoharbon. Ces troncs renversés, brisésyiniais pourvût* I de fleuns racines, sont certainenienl à la plaoeoùila ent v<éoa; la terre qui les entoure ne renfermé fpoinl' de siltee^ et Mi -Trimer (i|^uppose que la pétri-
fioation a dûia,voip{lieu>aVaiiVl>* faipâj^'^ ^ dépôt qui les recouvpeL'Màisifpetteailieifioatidnt'dM bois s obseirve surtout en grand aux environs de Pondichéry (S')y idass des grès teiliaires ferrtrgînéuxvsuriibe^noeup de («oi^is' dei • déserts sableux de l'ÉgypfetettdeHlatLib^ciet.ipâiliMiUèirement sur la route du Qmreà''Suex','iàl 7 miUesiàiFeribidptJapremiàre'de ces villes, à •endroit ù^e\èiAn\f$^f)êt\pé4riliée (4) Jhe^) ^fiches secondaires qtii flanqBfent lài l'ouesH les-.iliontàgnesHBocheuses du nouveau Mexique cm renfermanliiurisiiiine prodigieuse quantité.
(1) Iq4%p. 154e(169.p;|i(MM. Murchison, deVerneutleiaeKeyscrlins
(2) Bull Soc. 'géôl.de France, 2' sér./vôï. XII, p. 723; 1S5j. (5) Histoire des progrès de la géologie, vol. II, p. 991; 1849. (4) /^t'd.,p. 1001.
De ce que certaines plantes et surtoat des monocotylédoncs igraminées, etc.) renferment tin peu de silice dans leur coa** stitution normale, on ne peut pas en conclure, comme quelques personnes l'ont suggéré, que la siltcification de ces boîs a eu lien pendant que lés arbresWégétbîent; Une solution de siKcc assex abondante pour produire» un' « pareil effet, sott brusquement, soit graduéUemevii, eàl ofastraé \eà TaisseattOD^empéehé tonte circulation -des fluides'' nouitricier^' et< 'amené prd^^ ' teroent la rtiort. Ce* qui est ^ns^ probable, c'est que la* pré^ cipitation de la sUicé de sa 'dissolution" «dans 'les eaux envi» ronnantfô a pu être déterdinéb par lèé ^acides Yégéthux'quc * (léveloppatt la décompositipn -de 'des •derniers dâns' èértaines) circonstances' dqnnées».' ' '«"•) ''- ':•«» •■ ''»• />•' ;-•' ^.' - •
Le temps nécèssaira i «M' pétrtAcation lou^siMficatiôn' eoln^': plèted^un tronc n'est pas connu','^is*ilf'somble'«^0voip'étre très-?ariable, suivant 'Ie#' diverses' r«iro6naCânees qm^Btatfài' pagnent lé pbéndlnène'^ et; de* eei^e''leb pilim en hok d^un poQt sur le Danube^ donlWaltribue'làconâtrmtioni» Trajan^ ne sont trouvés ^lioifiéir, après 17(00 msj'quesur tuf!» épabseiip * de 6 lignes- tout autour, -tandis'^u'iis waifaienètpoinl>dté'nfio^ difiés vers le centre, il ne s'ensuit' pa» nëcéssatreiqeBt que<eci bps de temps soit toujourraécessidre) pour ;un 'tel >ràauUat(l);' (m pourrait: même dir€^:àprft>rii (|ii*ii^m'Bnidoit ipaAtèirse imnày rar la plupart des !b6is seraient} détruits <kvailt •queâ^àctâoni'niî'' néraKsantelef^eàtpnésërvési rr*ï\ M^w^'l .i -n .j/...| /^ir,^,v^.^'^
Le carbonale''del>cfa8lux''feii^ ahss^jvemplàccr'deilatQBéinei manière les tissus tégétaviûJ:MviStqkds citeiuhdlioilGeau'deibois' (le Bétre, trouvé dans upilaqùe^bicIromaitL^ia Kilseny^xlana.la» principauté de Uippe-Buiikebeng,\vdDx\lô >oai:biQnàte |dk chaus a été substitué à la' maltièrevtligniiisei: Unercèûpe* Uransverai^» montre ces parties pierreuses rroéguUàtciiieiil oi^aula(ires^4un0 ligne et demie de diamètre. Elles se prolongent dans toute la longueur du morceau, soit d^une nianière continue, soit sous forme de cbapelet. (}f\ peut recpniïaîl'ré Ips vàlsseai\ fl^"^ '**
(4) Knorr, Recueil des monuments, elc, vol. I, p. 4.
matière calcaire et même plus distinctement que dans le< parties non pétriGéea et préservées de l'altération qui a affecté les autpes. EJllqs ne contienneo^t plus d'ailleurs que 9 0/0 dtr siibstapoe organique, le . reste étaut du carbonate de chaux. Ces résiilt^t^, son( égalemçn^^ Ap^.*^^ P^^ '^ substitution de la silice. Dans les houillères de Saiiît-Berain (Saône-et-Loire), des liages d&f^ajl^/Lle^ p][v\s ^qua^in:^ ffpUties sont changées eu fer c^rl^9pfi(éljtl\9f4e^,Qu^ppi été.ppRékfpçs de, ce^^fi substance, car le;^oli ïï)et,,à d^jÇpvi^Yfl^.!!?^ i]i|)res,,(jiç, ces .végétaux. Dans les lignii^l^3f}p Sfif^;f p^riç,(];^9i;^).4^^ Jtiais^opt changés partie en fer sHJfvré,.p^i;tifi,qn,fljii^^|^^i%^4^ bw^.tf^y^éç, trouvés près du^teu^i^Q |d/B,4aj3\^^, i\,^uifu?,,,^^^ k l'époque romaine,
ét^f^t. jei|j,partie,,p.é)l^}fi4S^t inpfus^^ dfi carbo.nate de chaux. jjiii,p^rif|qatipi;i pfpppenient 4it^. senxble donc s'exercer en mêj^e, t;exnp9 sur ui^^.ceiitaiji nqmbre de points isolés; elle s'arrête ensuite, ji5t,k.§.par^ip?,, du végétal qvi n'ont pas été soumises à,)^()çi,çijÇ>ioïi|jusqf}!^ nfi ççrtaii> point se détruisent. Le p^énoipène ,çst en quelque .sorte sporadique et n*cst p.i< con^parable ,p lji,^ilici,riqat;()]i ,p9^,),e|^ prbiçules siliceux; il résulte d^ji^n, jdàpôt,,lfl(^^} c(e|.sijijçe- î\pporté^ ^l'état de solution, tandjs que,da^f jçp,qrf^içi}|çs^ iLy a un enyjaliissement graduel de ji,9u|p^;}^. ,p?i,Tl^^?. ^jVi".,^^JP?iSri?®P^^é» ^^^'' çomnie nou^ r^yon^ fafl;^yoff (anièp» 486)^j^nç^so[te ,do végétation parasite
former et le rendre méconn^^is^^l^l^ei^en ^éffiiisa^t pjeu à peu to«4?|^fiÇ f;iVr(^cto,^fg^q^ifl^,^,4^ c^ deux ré-
complq^fif ^,çffiXHP .Çftn^fîfnfPvfl^ : ^^^^^ détf>uit. ^
fipejq^ef^ lpft|^ifRpp^i9ff1r4^pP^?^»^=^ p^triflées sont les m^qifiç ^ps j^?j,<jiftuss, sjçps nje ^ c<fupp, dt\\^ d'autres circonsla;)9ps^,|c^ç,(jfi.^\(î,f|u VfjprÇffd^ de bo;s.,cî^t.çpfrip!éteinent pétrifié et les rayon^iippdi^lajrp^. s'y (Con^t|x^uen^,, sans cependant avoir chapgc^^ejq^t|ire^.j.pI.,S\^Qi\ep,j?eafe ,flu.e les vaisseaux onteertaîpçmçnt çe|[;yi fj. cçjpd.vjre le^çi^,^apidifiquc, puisque celui-ci en suit Icç sinuq^ité^. Ppur, l'ai^t^^ur, la pétriGcation n*cst pa5 le résultat d'une altération des tissus, car ceux-ci se montrent
VÉGÉTAUX. obTf
dans un état d'autanl plus parfait que la pétrification est plus complète, et cette dernière aurail précédé toute altération de ces mêmes tissus. Diaprés cette manière de voir, ce ne sérail encore que l'imprégnation dont nous parlions tout à Theure ; toDte la matière végétale des tissus et des vaisseaux doit sub • ^ster ; les vides seuls occupes par les fluides et les gaz auraient été remplis. . < . - .
On pourrait donc distinguer, dams là fossnisatîôn par la 6r-' lice, trois opérations tfès-différeiiles i {'imprégûàtiàn qui laisse |»ersister la matière organique, là siïbstitùtion par "laquelle' celle-ci est remplacée saiié qtie tôbs ics' ciirtiicteris' brgîinîqaés ' cessent d'être appréciables^ VéUfnhidtioii qiii ftît 'disparaître toate trace d^organisaliori en'nlém'é'l^i:^]^ (^é la hlafièr6'^^' ganisée elle-même, ' et julsqtf^ lû^ fdrme 'dùébriis; qui devient méconnaissable. Nous ne conîiàîsibiis'ehëore ié* 'déî*hiéù" effet que sur certains pk*oduits càlfcatrës'dëè'ahlinaiix învèttiéb^rés.
Les traces de Fougères qtf oh àfcsertedanérlieksrihlstcshbuiV- ' lers de la Tarèntaise et pàl'tîcdlîèreïHcntklid Pfelït-Cœur sont en une substance blanche, à éclat'îiacr&,'rii|jp(irtée a la riàdHle. Nous ne sachions pas qu'aucùrié analyse" hî i^écherchfcs^arlicuKères aient été faites à sort 'égài^lli et ceperid^t'îl serait inlc ressanl de connaître lés caiisés de ce singulier mélamlorphisiric,'' les schistes noirs, endurcis, un peAluisahti',quî'lésTerifermênl, n'ayant guère attiré l'attention qûé'sbiis J'ô Wpnorï'de'lbur Sgc 5i discuté et SI pèù discutât â''kbtriy'*é' hlW''lëJî^^^^^ n^medelàsdencéqùïrfiùâ»^^^^^ '" '""" '
Quoique les reéherchéb'dfeAf^l(^'aàïéht'de^tir8s'fl\ïil siècle;" nous ne voyons pas qilWitt aliièllr' ait^fett'Ariîi^ âû«ii*^fântf nombre de faits reldtifi 'atà'iié^icïl(ibW'*ttà%stetîdù'^ac^^^ végétaux. On peut'fençotè''duj^6\îrd1fi'tir*fc(itlfelîlfél' ^sWéd'sijjci le commencement dii ion^ T hi ^)r(AuX l^"cAlapit!ré'¥)fi-enii(/i-" du tome 111 de sdh graiifT bûVrâgé' a'ôHt^'féfe'iilâh'chcs 'Wmôk' sont fort instructives (Vb^ez ï/ViV^V ^ bar««;;j|Si'il^)l" ' ' ' '' '' J '
^iuantàcc que Ton appelle de's'rf^fMm^^/aiixqUeïIôs'Ies'ai^ cieiisoryctogtiostes attachaient uAe certaine nTinot'fcincè,'ccsoi/i ' dcMnfiliralionsdemanganèseod'd'c 1er entre rès'porcs/ledfenleî?
ou les fissures naturelles de la roche et qui n'ont qu'une faos$f
apparence de végétation ressemblant plus ou mmns à celle de>
mousses ou d'autres cryptogames, d'où Je nom d'Arhmsatim
. qn*on leur a donné, parce qu'elles^ rappellent aussi l'aspect de
forétB.eii miniature. Walch^iqui connaissait très-bien leur vé
• ritàble origine^'.n^en a pas, moins jugé utile de donner un t^.'^•
gcand nombre det dessins qui sotnt les planches que Knorr anii
.&it fSiéculer avec beaucoup de 9omkf et qui ont' été placées au
. oeiRibendemeAt'doiJeur'OttynagiB. hta^ DendrolUkes ou UAo-
. <{^*uir0fii étaient tIesidésignMioafi particulières des bois pétrifia,
et les Lithoxylon étainntdHst fragmenta dp boisi pétrifiés.
.', trEobn^'Ws Fucvidûs senti ideb^endpreûatea ou/des traces végé-
u Halesyên n^ebuxapkitiSy.^oiti^ntidlîebdtomes^iie presentaol,
' JciJl^^iordinMrenfftMiaucimeAirKtcv^buttsammdBl proiiooct
; poi(r,ékëir«lioiinu^]Éi6ni«tjl^éaéviqiiefnent^ eeiqui na pas cm-
,,|)échétpeiidant rfl5.'aQ8^;ftbiËUilda9r|^Iogues de croire qu*îl>
ayaieirt déterminéir.àge- àt (âertaiteaiçouchea tertiaires, placées
:pur^ ouKi'dandlaâraiti^ipaFicela-seul qiâHb y a(?aîcnt obsené
.. dèaftttJwIcH. •■• 'M ' « Miri.lu'i'' -r,' Il - •
• ''.' I, » .'.1.11' M- »fiM ♦ nu (Ktl -.It» . '■, i'(.' . M' 'j n T it i'M(lnj[i'>'» \i rm; ; , •
Apjpendîoe.
Recherche,,, ,.|J)flH5,c^ qM? pFfCfi^^i^.pWfi ^sqiw; icp^U^ré les résultais (le
razttc. V J^.fp*^lil*îïU<WiiW»«%pPflrtÀ 1^ CQiffpQfti^Qfl.générale des coips
, . gilglinMé^ r maip.i!«»étftit^..W^ de.n'enTÎsagor
, danjs/ce^ cqrii)»,qjv,*#q 4f^.|Qf r^.qlFflWirt^ (jopslituante et de suivre
jSçs^mfràiffiP^iiifps^ e^./sni;^ouf,.}ajqaiCçbGf)c spn élimination daiv
les diverses circonstances de jt^inp^jç^ aI^q. Uc^^ auxquels ils ont
. été.ejq^ppés^C'çst.ep.pffiBhWtqupj'Mf M^^ i^) a exécuté pour
..r«ote,.aTex:;J:îçaiifiQ\ip4<î(50Jia»el4^ talent d analyse, et nous
reproduirons ici.quclqtu^-pns^fl ^résultats les plus esseiiticL<
(1) Bediircliès ùé Vaiole et des màliéreÉ ofganiqués dans Vécorce ur*^ restn. (Ann. des mines, ^ s0r.,tol* XVO, p. 454 \ 1860.)
qui se rapportent directement au sujet <fae nous venons de traiter dans ce chapitre.
L Wéine, qui donne de la gélatine par sa dissolution dans Peau Animaux. chaode, renferme 180/0 d*àzote ou ^4 millièmes, et elle entre elle-même pour 30 O/Odan^ ia<!oraposition normale des os en géhéral. Dans ceux des-oêoiraxj elle' pent descendre à 25 0/0, tandis qu'elle augmente beatrcéap'dans4es^ os de poissons; Intimement unie au phosphate de lihQux, «lie «est iitsoluble dans l'eau à (hrid et résiste longtemps aux agents de la fossilisation.
M. Delesse^ ne con8fdéfrant<>^e VazoteUânstdtttes 'ses analyses, exprime sa quantité en «billièmesv « ,* ' 'l > .
Ainsi le crâne hntaiaini fossile de k mbntagde -volcanique de la Denise, près du Pur, renrermait*! 8^046 d'ms^e^les^ 61s humains, de la caverne d' Aorrgiiae, reoueîNis pan Mi'Lartetv i3 ,65, c'est-à-dire plus que les ossements eeltîqnes deMeudon*, 11 ;14. In os humain-du tuiiralus'de Panassac, qui'ne remonte qu'à 90ttans, n'a présenté que'40^34' d'azote. 'Letest ealcftire nacré i'Unio trouvé dans le' voisinage* avait été complètement dis- :iou$, ne laissant que l'épidcrme noire intact par* suite de sa composition différente. Dans un crâne humain du Brésil, trouvé dans un conglomérat coquillier marin, il n^y avait plus que 1,64 d*azotc.
Dans les dépôts quaternaires, les résultats sont très-variables, suivant les circonstances et les localités. Ainsi, des os de Cheval, de Bœuf, de la 'bi«che ô^ëusè'dë Yëi* ((Bsë)vdt4< donné iO d'azote, taiidli qrië Idé^ W âe'Mi'dàthMiim'H'aVi'ùtiCà^eri . que0,80, et des plaqueâ dèf Glyjilôdim ; 0^61.' Dès orà^VUtsus spelxus de la' grotte d^^llés^ |;Dôul)^j<bnt*d6dné 0,89, mais dans d'autres conditions' 'ils ôiît' ôlll^rl à' Mèi'chynfd' Jus^(iu*à 16 0/0 de matières organi^dès.''' '•'' ' "' ''' '
Pour les os dePalaîotheriahi térliaitedo gypie, la' proportion d'azote s'est trouvée réduite à ^,4lVpoot* Ceux d'urtë Tortue tertiaire moyenne du dëpartenîent del/Allicn^,'à O'^SS; pour ceux d'un Rhinocéros des Taluns, à 0,19,et pour ceux dllipparion de Pikermi) près d'Athènes^ à 0,12^ qifojqu*il fut certainement moins ancien que tous les* précédents* J)es côtes. de Lamantin
556 COMPOSITION CUiNIQUE DES FOSSILES.
changées en phosphate de fer, et provenant des faloos, ont donné 0,21 d'azote, à peu .près comme les os de Rhinocéros de la même localité ; celles provenant des sables supérieurs de Jeurre, près d'Ëtampes, 0,12 seulement, ttins les os de sauriens jurassiques, la quantité ne dépasse pas 0,ljS.
Les dents contiennent moins de matière organique que les os. Ainsi une défense d'Eléphant vivant a présenté 35,71 d^azote; une d'Éléphant de Sibérie, 51,95, ou 89 010 de ce qu'il devait y avoir à Tétat vivant ; une dent à*Hyxiia speixa bien conservée, provenant d'une fente dans le calcaire grossier d*Anvers, 26,95; Tivoirc d'une molaire d'Éléphant de Sibérie, 15,95, et l'émail, 2,97.
Les dents dp vertébrés des dépôts quaternaires des vallées contiennent beaucoup moins d'azote que celles des cavernes et des brèches osseuses. Des dents de Carcharodon des couciies teriiairesde Malte en renfermaient 0,42; celles de la base du calcaire grossier, 0,16; une défense de Mastodonte de Sansan, 0,15, comme la partie éburnée d'une molaire du M. ang^tsti- (lens des sables tciliaires de la Garoqne supérieure ; d'autrc.< ont donné 0,19, 0,14. Les défenses de proboscidiens des couches tertiaires moyennes du bassin de la Garonne sont bien conservées, dures, pesantes, tandis que ceUes des dépôts quaternaires sont blanches^ légères, friables. Pour les défenses comme pour les dents, la quantité d'azote devient très-faible au-dessous du terrain quaternaire, restant inférieure à un demi' millième. Dans la couchç à poissons (bone bed) de la base du lias d*Oberbronn, les dents ontjonné 0,84.
Un bois de Cervus megaceros a encore oBert 28,07 d'azole, tandis que celui d'un Cerf de la même époque n'en a plus donné que 0,51; la carapace d'une Tortue de Tétage des lignites, 0,55.
Dans les coprolithes, la quantité d'azote varie suivant le:^ animaux qui les ont produits. Ceux . des oiseaux aquatiques qui se nourrissent de poissons sont surtout riches en aïole et en ammoniaque. Le guano du Pérou en contient jusqu'à io7,o. La moyenne de quatorze analyses do guano des lies Chincha,
doDt nous avons déjà parlé (antèj p. 383), a présenté 14â,90 d'aiote. II y en a 97,40 dans celui de la côte d'Afrique, et 50,50 dans celui de ChaUve-SotAîs des grottes de rAi^érie. Lés coproiithes d'Hyène àelkhr^Hè ossfeuéé'd'Auvet^'ôntl àoriné 2,10; celles du diluvium'sAIbux' dè'iVer (Oi^);'0;B6; des coprolitbes de^ marnes sKipérieuréy du cal^airë'gi'ofs^iidr de Pâssy oQt présenté 0,-73', ledllâisrde't^^ilés' du tUùrtia dti Tou^ay, 0,57; du iïméchelkalk*'<fe' Chatibfontàiiïè'; '0,5ij' dfe^ poîssoos du grès «rouge dTOberiMgnkii '(Bcihiènie) jfù^^ti'l 16 et même 23, «fi&vant K; 'SiaWèik;-idë' qdi'sei^ii tôlii'SI fait éicépliOflnel. • !n-!<|..J'l. nu/iun -nij. •.:•../■' -'^^ >': - /
La nature et le gisement des coproUtbd8,^oliHtiil ilif. Délesie', font Tarier beaAMù(]l l'ittcrtii'i^û^rs bfirenù'èiit ; M\H '^énérkement H dimiduè à meÀUi^e'<S(ù'bii'dé^ëHdU7lbi^
rains' ' ' *• '-'■-•^^^^^'^ '!• ^'•''•»l' "•''''
La ckitine' déâ'cfnstkéé^' ^t' dé^'îhte^''scfb's^^^^ si iV^àlté-
rabte, cdmrfïe ' bn tk' vi, 'tië ' liénffettnfe! 'pi^mt ITâiotc \àn\i[^
P.516ïi ^' !. •.:,..(.■.,.■. .nii i) .*)»irni.l''» '.\\w\^\ ri mi.i 'i-.» • ,«• • -''
Parmi leà cWqfrfiffes^'là^'i^tlSè'^^^^ contient' 2,î dé YÉurtferebfgtîkliqtièi \i ^\ar iTeuiilëtëe extérieure, 6,27 et iit(î^^iitt<tëà'^m^^^^^ tws-bien, comiiae ol^ saît;ià1i!*lba!5ifiiiàHori:»Bàfiy ÀesTïûîertsdé Fargile 'de-Kiitita^idgel; Nzotë^ è^t Vcdùlt'à'O fient' presque ilfïâppi'étikblèlld^hyiâës'o^t^éëeî j|)ld^'àAcFéhtlés. L'cncrè de Sèfehë'rf*rf¥i«)tht'altei^«f;fe(ritt^ a pu empIoytîr')ôh*oWt^iréï?W'liàrf; ijlir à •ràirftVê1es"iliëiJièS propriétés que celle ^ii^lfe'd4^'ëépèiièé^N^ntëà;b^'(j['AV ^ëfàii dû à sa grande rtrf3teSë'ëtt''èîfrBtthe;^'^^"'" '''''''^'' •'^' ^""' " '
(P. 221). Onsail ■4#^'1eÉr^c^ptègârifék'lei''^^^^ végéuui.
renfermfflt''1liîe('|frandô'^jMt(t4>d'éi^titë^^^ Irkp^bch^ fil* lillérnc, soos ce rapport, dit M. Delesse, des matières anîàlklêis.'^Aihsi le champignons (x>!AeMiblé;''iiyi)A^ici^ tà^^ïim, feïilti^'é kx eoTirotas de Parts, dôàbe^Ù^u'^i4^''rhill}è'iïié^'d^'ke 'gâis'.VLes conferrcs et tert^ini vé|^él^dlJïniëtU^i^^ûWën^ôiuiëhl ibêitac dafaotage:Mais 11 y en 'a moihs dims lé^<f^;^pt6gdti(ibé"(ï/ùî ont pnnlnit les combustibles foislle^. PMrmi les planés i^ul 'l)rodùi-
558 GOUPOSlTiON CUIMIQtJE DES FOSSILES.
sent plus particulièrement la tourbe, Tune des mousses, Hypnum triquelrum^ a présenté 7,44 d'azote; le Roseau, Arundo phragniles^ 9,61 . Les feuilles d'arbres dicotylédones en renferment plus que le bois ; les feuilles de Chêne, 11 ,75; de Hêtre, 11,77; le bois de Chêne, 5,40, 6,87 et 7,40.
La densité des feuilles de fougères arborescentes est plus grande que celle du bois de nos climats, et la densité de leur bois peutdevenir égale à celle de la houille. Les feuilles de fougères sont aussi riches en azote : 14,59 et 13,92, c'est-à-dire qu'elles en renferment davantage que nos arbres des forêts, tandis que leur ligneux n'en renfernfe que 1,77; dans les racines, il était de 6,26, proportion intermédiaire entre celle des feuilles et du ligneux. Les lycopodiacées de Taiti ont offert de 11 à 7 millièmes d'azote, et en ont ainsi autant que les mousses qui forment la tourbe.
L'azote tend à diminuer dans les combustibles des divers terrains en raison de leur âge; mais il y a beaucoup d'exceptions, dues à l'origine de la matière végétale. Ainsi les lignites formés par des bois en renferment moins que le charbon du terrain houiller. Dans ce dernier on en a constaté 12,50, 8,80, 4,10, et dans l'anthracite il y en a encore quelques millièmes. Les combustibles fossiles s'enrichissent de carbone avec l'âge et la fossilisation ; la densité augmente également, tandis que Toxygène, ^hydrogène et Fazote diminuent.
La quantité d'azote plus grande dans la tourbe, le lignite, et même la houille, que la moyenne des bois actuels, prouve que ces combustibles sont dus à des feuilles. Dans la houille et même dans l'anthracite il y en a plus que dans les bois des fougères arborescentes.
Le dosage de l'azote d'un combustible fossile pourrait donc jusqu'à un certain point indiquer son âgé et son origine, malgré de nombreuses exceptions, et de même, chez^ les restes d'animaux, dans une classe donnée et dans des circonstances com^ parables, la diminution de l'azote est en raison du temps écoulé.
fiC premier tableau que M. Delessc a placé à ta fin de son
mémoire présente les résultais de 102 analyses de parties d'animaux et de végétaux, dont Tazote est exprimé en millièmes ; sur ce nombre il ; a 33 analyses d'os, 1 8 de dents, de défenses ou de bois de ruminants, 11 de coprolithes, 7 de mollusques et 33 de végétaux ou de combustibles fossiles.