‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 2)Chapitre 7 sur 57 · APPARITION DES ANIMAUX ET DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

APPARITION DES ANIMAUX ET DES VÉGÉTAUX

lions plus ou moins profondes dans la composition ou les fonctions des organes, si Ton voulait supposer que des végétaux et des animaux, aussi nombreux que ceux des faunes et des flores anciennes, aient pu naître, croître et se reproduire sous . l'empire de circonstances atmosphériques ou dans des milieux très-différents de ceux qui nous entourent.

D'un autre côté, les organismes animaux et végétaux de ces temps reculés, quoique de familles et de genres souvent trèsdistincts de ceux de nos jours, ne* nous offrent aucune preuve qu'ils se soient développés dans des conditions trèsdifférentes de celles que nous voyons, et certains getlres mêmes, qui ont pu traverser toute la série des âges de la terre, sans avoir éprouvé la plus légère modification, montrent assez qu'il faut encore chercher ailleurs que dans les agents physiques extérieurs les rrais motifs de l'extinction et du renouvellement des êtres.

§ 6. AppantîoD nmulUnée des anîmaux et des ▼ègéiaiiz.

Les animaux convertissent Toxygène de l'atmosphère en AcUong acide carbonique, et les végétaux s'approprient au contraire le *^,p™J^"Ses' carbone de ce dernier en rejetant Toxygène ; tel est le premier animaux principe général de l'économie organo-chimiquc de la nature, des v.'géiaux. C'est une de ces lois de solidarité harmonique qui semblent être indispensables à son équilibre, car il en résulte qu'une riche population de Tun des règnes n'aurait pu subsister longtemps sans rendre l'atmosphère irrespirable ou insuffisante à l'autre, à moins qu'il n'eût existé un agent différent, remplaçant le règne absent, supposition purement gratuite et que rien ne justiGe. Il ne s'ensuit point d'ailleurs que les proportions rigoureuses des éléments constituants de l'atmosphère aient été aux époques anciennes absolument les mêmes qu'aujourd'hui , et l'on a vu en effet que Tacide carbonique, par exemple, pouvait être plus abondant et favoriser l'accroissement de la végétation

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