‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 2)Chapitre 9 sur 57 · APPARITION DES A.^IMADX ET DES VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

APPARITION DES A.^IMADX ET DES VÉGÉTAUX

t maux herbivores, elles passent toutes formées dans les anî- « maux carnivores, qui en détruisent ou en conservent suivant t leurs besoins ; enfin, pendant la vie de ces animaux ou après « leur mort, ces matières organiques, à mesure qu'elles se déc truisent, retournent à l'atmosphère d'où elles proviennent. « Ainsi se forme ce cercle mystérieux de la vie organique à la « surface du globe, cercle éternel dans lequel elle s'agite et se t manifeste, mais où la matière ne fait que changer de place.

c Et si Ton ajoute à ce tableau, déjà si frappant par sa sim* c plicité et sa grandeur, continue le célèbre chimiste, le rôle in- • contesté de.la lumière solaire, qui seule a le pouvoir démettre a en mouvement cet immense appareil inimité jusqu'ici, que le « règne végétal constitue et où vient s'accomplir la réduction « des produits oxydés de l'air, on sera frappé du sens de ces c paroles de Lavoisier :

« L'organisation^ le sentiment ^ le mouvement spontané^ la d vie n existent quà la surface de la terre et dans des lieux « exposés à la'lvmière (t). On dirait que la fable du flambeau c de Prométhée était Vexpression d'une vérité philosophique « qui n'avait point échappé aux anciens. Sans lumière^ la nac turc était sans vie; elle était morte et inanimée; un Dieubien- « faisant^ en apportant la lumièrej a répandu sur la surface ^dela tenrf organisation j le sentiment et la pensée. »

Enfin nous reproduirons encore le passage suivant, qui, sous ane forme moins sévère et presque poétique, exprime la même idée avec autant de grâce que d'exactitude.

ff 11 n'y a que l'air qui nous environne dont la circulation t continue unit comme par un lien commun tout ce qui « couvre la terre. L'acide carbonique que nous exhalons est « dispersé par lui sur tout le monde, du soir au matin. Le t Dattier qui croit sur les bords du Mil l'aspire, les Cèdres du c Liban s'en emparent pour élever jusqu'aux cieux leurs têtes « altières. Les Cocotiers de Taîti en poussent plus rapidement;

(1) Oo rem plus loin que certains organismes Irès-infcrieurs semblent «chapper k cette loi*

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a les Palmiers et les Bananiers du Japon y prennent leurs fleurs, a L'oxygène que nous respirons vient d'élre distillé par les « Magnolias de la Susquehanna, les grands arbres qui ombra- « gent rOrénoque et les rives de rAmazone. Les Rhododen- <K drons géants deFHimalaya, les Roses etles Myrtes du Cachece mir , les Cannclliers de Ceylan et les antiques forêts qui « s^clèvent au sein de TAfrique, bien loin dans les montagnes (c de la Lune, contribuent pour leur part à la production de cet « agent de la vie humaine. Enfin, les pluies qui viennent arec roser nos pays sont dues aux glaces polaires, et du Lotus c< qui flotte sur les eaux du Nil émanent des vapeurs humides « qui vont couvrir de neige le sommet des Alpes (i). »

(1) North Miish Revim, in F. Maury, Géographie physique de la mer y Ipductioa française, p. 9>% 1858.

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