‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 3)Chapitre 41 sur 78 · DISTINCTION DES ÉPOQUES MODERNE ET QUATERNAIRE · texte numérisé non relu

DISTINCTION DES ÉPOQUES MODERNE ET QUATERNAIRE

mus major, le Bos primigenius^ TAurochs, le Cervus megacerosy VElasmotherium^ le Trogontherium^ etc., qui peuplaient le nord et Touest de Tancien continent, que les Mastodontes, les MegalonyXy les Mylodon^ les Megatheriumj les Seelidotherium, les Glyptodon^ les Chlamydotherium^ et autres édentés, qui, avec les Macrochema, les Toxodon, les Mgopotûmus^ etc., parcouraient les immenses solitudes du nouveau monde, que les Macropus Titan et Atlas, les Diprotodonj les Nothotheriim, le Thylacolep et autres marsupiaux qui, avec d'énormes lôzards (ilf^jfii/ania), habitaient la Nouvelle-Hollande, en' même temps que les Dinornis, les Palaptei-yx, le NotorniSj ces oiseaux aptères tridactyles habitaient la Nouvelle-Zélande et VJEpyoniis les vallées de Madagascar; que tous ces vertébrés, disons-nous, plus grands que leurs congénères actuels, qui apparaissent à un moment donné pour régner dans des régions géographiques distinctes et disparaître ensuite, soient regardés comme caractérisant les dépôts qui renferment leurs dépouilles et conservent les traces de leur passage, cela se conçoit, et rien n'est plus rationnel ; mais que les êtres qui fabriquaient ces grossiers silex sur les bords de la Tamise, de la Somme, de la Seine, de la Loire, de la Garonne, du Manzanarès, etc., dont à peine quelques ossements sont retrouvés aujourd'hui, soient considérés au même titre, c'est ce à quoi se refuse le plus simple bon sens.

Ces traces mêmes de Texistence de Thomme ne se montrent encore avec certitude que dans les derniers dépôts de celte période, longtemps après les phénomènes physiques qui en ont marqué le commencement; elles sont donc loin de pouvoir servir de critérium dans la série des temps. En un mot, Tespèce humaine ne peut être ce que l'on appelle en géologie une espèce caractéristiquej mais elle possède assez d'autres avantages pour qu'elle n'ait pas à regretter celui-là.

Il est sans doute fort extraordinaire que parmi les animaux inférieurs marins, d'eau douce et terrestres, ainsi que parmi les petites espèces dans les ordres élevés de vertébrés, le plus grand nombre ait échappé aux causes qui ont détruit toutes

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