‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 3)Chapitre 52 sur 78 · MARAIS TOURBEUX DU DANEMARK · texte numérisé non relu

MARAIS TOURBEUX DU DANEMARK

6 ou 8000 ans^ carc est un chronomètre dont l'exactitude est difficilement appréciable.

La partie extérieure ou forestière des Skovmoses offre une composition un peu différente de celle du centre; Au-dessus du dépôt argileux du fond viennent des troncs dé Pins couchés, d'une magnifique végétation, trcs-rapprochés les uns des autres. Ces Pins sont de l'espèce actuelle, le P. silvestris, mais qui n'existe plus dans le pays (l). Ils ont diminué peu à peu pour êtren-emplacés par les Chênes (Quercus robur) de nos forêts, lesquels finissent par régner exclusivement à leur tour en prenant un grand développement. Dans la partie supérieure du dépôt apparaît la variété désignée sous le nom de Qtierais pedunculatus^ accompagnée du Bouleau verniqueux et du Noisetier (Coryllus avellana). Aujourd'hui le Chêne lui-même tend à disparaître du Danemark, dont la végétation forestière est le Hêtre, constituant à lui seul des bois magnifiques.

Ainsi, depuis l'époque quaternaire, ce pays nous offre les résultats de trois végétations arborescentes distinctes : la plus ancienne, celle des Pins, la seconde, celle des Chênes, et la troisième, celle des Hêtres. Ces modifications, en apparence si profondes, se sont cependant produites sans aucun cataclysme, sans aucun çhanj^ment apparent de quelque importance dans les conditions physiques du pays. Le climat n'en a point éprouvé non plus de bien sensibles, puisque toutes les coquilles marines des Kjôkkenmôddings, et les coquilles fluviatiles et terrestres des tourbières, sont identiques avçc celles qui vivent encore* dans le pays.

Ces changements dans la végétation forestière sont attribués à un dessèchement successif du sol et à l'amélioration de celui-ci par les détritus de ces mêmes végétations ; mais ces motifs nous semblent peu concluants, car l'amélioration du sol des contrées actuelles où les Pins végètent le mieux ne les fait point disparaître, et les Chênes peuvent y exister simultané-

-(i) y est à remarquer que le Coq de bruyère, qui se nourrit surtout de bourgeons de Pins, était commun à Fépoque des Kjôkkenmôddings.

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