‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 4)Chapitre 18 sur 60 · DERNIÈRES CONSIDÉRATIONS · texte numérisé non relu

DERNIÈRES CONSIDÉRATIONS

bre d alenx répandus sur une surface plus ou moins considérable, et qui n'étaient peut-être pas tout à fait conlcmporains, au moins dans leurs diverses Tariétés. En outre, si chaque espèce n'était sortie que d'une seule paire, il aurait fallu, surtout dans les organismes élevés, un temps énorme pour qu*elle se propageât sur les divers points de la terre où nous la trouvons aujourd'hui. On \ errait toutes les espèces, d'abord trcs-rares, 50 développer successivement, pendant une longue série de couches, tandis que, dans le plus grand nombre des cas,[chaque espèce offre beaucoup d'individus dès sa première apparition. Tel ou tel horizon géologique ne serait pas caractérisé par Tabondance de telle ou telle espèce, qui ne se. montre ni avant ni après; il y aurait pour chacune un développement graduel qui s'observe quelquefois, mais qui certainement ne constitue lias la règle. Les espèces qui se montrent d'ailleurs à des fii- ^eauX un peu différents offrent quelques variations dans leurs caractères.

Plusieurs naturalistes, entre autres, J. B. Brocchi (l), MM. Lycll et II. de Meyer, pour expliquer la disparition des espèces, sans avoir recours à ces révolutions imaginaires dont on a tant abusé, ont supposé que chaque espèce avait, comme chaque individu, une certaine somme de temps ou de durée qu'elle pouvait atteindre, mais nou dépasser. Elle aurait eu ainsi une phase de développement, d*àge mûr çt de vieillesse, après hquelle elle eût été fatalement condamnée à périr. C^est une Inpothèse contre laquelle s'élevait £d. Forbes, qui ne pouvait |ias admettre que la vie de l'individu eût aucune analogie avec la durée de l'espèce, la durée moyenne de la première étant dé* terminée par une loi interne, tandis que celle de la seconde peut se continuer tant que les circonstances extérieures lui ninTÎeanent. Cette manière de voir subordonnait ainsi tout a ces dernières, sans supposer aucune loi générale inhérente à lorganisroe lui-même.

(!; Voy. anté, 1- partir, p, 50.

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