‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 4)Chapitre 39 sur 60 · M8 RÉFLEXIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

M8 RÉFLEXIONS GÉNÉRALES

se mouvoir suivant les lois de la mécanique céleste , dans un milieu qui ne sera plus éclairé et échauffé que par le rayonnement stellaire. La vie alors sera depuis longtemps éteinte à la surface de la terre, sans lumière et sans chaleur, sans phénomènes météorologiques et sanssaisons, et la création, comme sur les autres corps de notre système, y aura parcouru son vaste cycle dans Timme usité des temps.

SUR L^ANCiENiNETÉ DE L^HOMME. 469

Appendice.

Nous reproduirons ici une observation omise par inadver- Cônc tance (antè^ p. 444) et qui a nn véritable intérêt pour la chro- de nologie des premiers établissements de l'homme en Suisse. ^ Tmière.

Le cône de déjection torrentiel, formé par la Tipière, à son embouchure dans le lac de Genève, à Villeneuve^ ayant été coupé transversalement par les travaux du chemin de fer, a montré, dit M. Morlot (i), intercalée dans les alluvions du torrent et à 1"',29 dô profondeur, une couche représentant un ancien terreau de Tépoque romaine. A S^jSS une seconde couche correspondait a l'âge de bronze, et à 6"',50 une troisième, de même nature, à l'âge de pierre. En combinant les diverses circonstances qui accompagneut ces faits et en admettant une latitude très-grande soit en plus, soit en moins, on arrive à trouver une ancienneté de 29 siècles au moins et de 12 au plus pour la seconde couche, de 47 à 70 siècles pour la troisième, et un laps de 74 à 100 siècles pour Tàge total du cônedepuisqu il a commencé à se former, évaluation qui serait plutôt au-dessous qu^au-dessus de la probabilité. Chacun de ces anciens sols ne représente pas d'ailleurs la durée totale de chacun des âges correspondants, mais seulement une portion quelconque de chacun d'eux. Ainsi la couche de 3'",259 d'après les objets d'industrie humaine qu'elle a fournis, appartiendrait plutôt à la (in qu'au commencement de Tâge de bronze. Les données historiques les plus anciennes, en Europe, ne

remontent guère au delà de Tâge de fer .

(i) BalL delaSoc. géoL de France, ^ série, vol. XVIII, p. 829; 186Q •

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