‹ Introduction à l'étude de la science politiqueChapitre 38 sur 55 · Bigelow, Placita Anglo-Normannica · texte numérisé non relu

Bigelow, Placita Anglo-Normannica

puis, toutes les routes ordinaires qui conduisent à la cité, aux bourgs, châteaux, et ports du roi; puis, comme la plupart des routes de quelque importance doivent tôt ou tard répondre à cette définition, si on la pousse suffisamment loin, l'expression de grand'route royale finit par devenir ce qu'elle est maintenant, une pure expression de style, un nom pittoresque pour désigner n'importe quel chemin public. Cependant, même encore au xive siècle, c'était une opinion qui avait ses partisans, que toutes les routes publiques n'étaient pas royales, d'autant que le sol et la propriété franche d'une route commune pouvaient appartenir à un simple propriétaire, dès qu'il ne s'agissait plus d'une via regia !. La survivance de l'expression « route royale » montre que l'idée d'un caractère plus spécial et sacré, légalement parlant, continua de s'attacher aux grand'routes, dans l'esprit du populaire, longtemps après qu'elles eurent cessé d'être plus particulièrement sous la Paix du Roi que toute autre parcelle du territoire anglais. On retrouve des échos et des retours de ce sentiment dans le Livre des Statuts.

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