MESSIEURS OLSON ET MAHONY
« Quitté San Diego le 8 mars, remorqué pendant dixhuit heures vers l'Ouest par le steamer Bahado. Après que le steamer nous eut quitté, M. Page... me dit de ne pas aller à Topolobampo (Mexique), destination fixée à notre départ, mais de nous diriger sur l'île Socorro.….. et de nous mettre à l’ancre dans la baie de Braïthwaite en …
attendant les ordres que nous devions recevoir d'un
steamer. Arrivé à ’îile Socorro le 18 mars.
« Le 10 avril Je schooner Emma, de San Diego, arriva
à l’île Socorro. Il avait été à la dérive pendant soixante-
dix jours, n’avait plus d’eau ni rien à manger, le contre-
CTP EL CPR rt,
maître était mort et le capitaine se croyait au large de.
la terre ferme... Le navire mit à l’ancre et je donnai des
provisions et de l’eau.
« Au même moment d’ailleurs nous étions aussi à court d’eau et. en conséquence, le 17 avril je partis dans l'intention d’aller vers la côte de Mexique où je pensais recueillir de l’eau de pluie. M. Page craint d’entrer dans aucun port car il pense que l’on saisirait la cargaison. Si nous avons de la pluie nous reviendrons à l’île où espérons rencontrer le steamer (le Maverick).
« Schr. Anmie-Larsen, 2 juin 1915.
« MESSIEURS OLSON ET MAHCNY,
« … Nous quittâmes Acapulco (Mexique), le 27 avril et pendant vingt-deux jours essayâmes d'atteindre l’île Socorro puis y renonçâmes car les vivres et l’eau baissaient… (Nous apprîmes que le Maverick était arrivé à Socorro, le 9 mai.) Quand M. Page sut que le steamer était arrivé là 1l me demanda de me diriger sur Gray’s Harbor (État de Washington sur lequel est le port de Hoquiam). »
La randonnée du Maverick, qui manqua l’Anmnie- Larsen parti sur les côtes du Mexique en quête d’eau, a été racontée ainsi aux autorités de Singapore par un Américain, H. Starr Hunt, qui avait été embarqué comme comptable à bord du Maverick :
« Le matin où nous prîmes la mer (22 ou 23 avril 1915) de Los Angeles, Jebsen me donna une lettre cachetée, sans adresse, avec des instructions verbales pour la remettre à Page en personne aussitôt que nous l’aurions rencontré. Jebsen semblait très inquiet au sujet de cette lettre et m'avertit de prendre bien garde qu'elle ne tombât en d’autres mains. Il me donna en même temps