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1 heure. .
3^ la valeur limite à laquelle l'écrouissage est ramené par un recuit prolongé, à une température donnée, croit avec sa valeur initiale avant recuit, mais elle croit moins rapidement; on a trouvé par exemple pour un fil de cuivre écroui, les valeurs suivantes de la résistance à la rupture, rapportée à Imm de section initiale du fil :
Avant recuit 27^ ,5 32^-,0 ^3^,0
Après recuit prolongé à SSO'» . -25,7 26,3 27,5
On conclut de ces lois : 1*» qu'à une même température un métal se déforme, sous Faction d'une charge donnée, avec une vitesse qui décroît constamment en tendant vers un état déterminé d'équilibre. La grandeur des déformations, qui correspondent aux différents états d'équilibre, croît plus vite que celle des charges qui les ont produites. La charge de rupture obtenue dans un essai de traction à vitesse de mise en charge constante va en croissant avec cette vitesse ; dans les mêmes conditions, une même charge donne lieu à des allongements qui diminuent quand la vitesse de traction augmente. Les déformations produites par des chocs de même intensité sont d'autant plus faibles que la vitesse du choc est plus grande.
2* Quand la température augmente, toutes choses égales d'ailleurs, les déformations produites par une même charge vont en croissant ; les résistances à la rupture vont en décroissant.
M. A. Le Châtelier regarde toutes les variations, soit avec le temps, soit avec la température, des propriétés mécaniques des métaux comme devant être des conséquences immédiates des lois qui régissent le recuit.
Lorsqu'un métal ayant subi un recuit complet, est soumis ù l'essai de traction, il commence à se déformer sous l'action d'une force R, par millimètre carré de section primitive et il s'allonge au fur et à mesure que sa résistance augmente. Si on conduit l'opération très lentement, de manière telle que la charge aille toujours en croissant, d'une façon continue autant que possible, on reconnaît presque immédiatement qu'il est impossible d'obtenir pour des accroissements réguliers et continus de la longueur,des accroissements de la charge qui soient, eux aussi, réguliers et continus ; tandis que les allongements s'effectuent avec régularité, le métal ne résiste que par à coups, présentant, à des intervalles de temps peu sensibles d'abord et paraissant égaux, puis peu à peu de plus en plus marqués, des pertes de charge régulièrement croissantes.
De même qu'un métal brûlé peut être régénéré, c'est-à-
dire remis^dans un état d'équilibre moléculaire normal, par un réchauffage suivi d'un refroidissement brusque, un métal écroui est ramené à son état normal par un réchauffage suivi d'un refroidissement lent, c'est-à-dire un recuit ; le recuit est une opération qui rétablit l'équilibre moléculaire et fait disparaître les tensions locales.