‹ Introduction à l'étude des vases peintsChapitre 4 sur 17 · I. l'nivrr- MÜté tU la céramographic chex les · texte numérisé non relu

I. l'nivrr- MÜté tU la céramographic chex les

(irPCN.

INTRODIÎCTION

le soi de l’Asie Mineure (i) n'a pas encore produit, au moins à notre connaissance, beaucoup de monuments de la même nature, on peut raisonnablement attribuer celle lacune à la raietédesfouilics et à la pénurie des renseignements. Nous pouvons donc l'anirnier aujourd’hui sans crainte d’être démentis, la céramngraphie est une branche de l’art essentiellement grecque, et qui doit se retiouver dans tous les pays où la civilisation grecque a pris racine. Si nous limitons néanmoins cette énonciation aux contrées qui s’étaient imprégnées de l'hellénisme avant les coïKjuêtes d’Alexandre , c’est à cause de l’état de discrédit dans lequel étaient lombf'S prestjuc universellement les produits de l’art céramique à l’épotjuc du ron(|uérant macétionien. Les nouveaux courants de l'hellénisme qui débordèrent il sa suite sur l’Asie et l’Afrique n’y porU'-rent que les goûts et les procédés alors en faveur. Quant aux causes qui amenèrent le discrédit que nous venons d’indi- <|iier, elles seiont ultérieurement l'objet d'un examen spécial.

II. Ouin II est pourtant une considération qui nous empêche de négliger le détail des faits de provenance. Si l’on convient que la production des vases peints est un Ain, If. pro- fj,|( caiactérUtique de la civilisation grecque tout entièi-e , on n’en est que plus fnippé de rin(^^IUcqui existe dans la rf^partition des richesses céramo[p^phi(|ucs. Sans doute, cette inégalité doit être attribuée en grande partie au hasard des découvertes; bien des dépiits ont échappé, cela est certiin, à l'avidité des explorateurs; le seul fait de l'apparition récente, dans une nécropole, d’une masse aussi prodigieuse de vases peints dont rien n’avait jusque-là révélé l’im- {jortance, nous avertit de la circonspection que nous devons mettre à adirmer qu’il n’existe pas de vases grecs dans telle ou telle localité. Toutefois, il est bien des terroirs fouillés depuis longtemps, féconds en monuments d’autre nature, et qui n’ont rien donné en fait de vases peints. L’absence complète des objets de cette dernièi-e catégorie n’est pas un fait qui se renouvelle frp((ucmment, mais il n'en est pas de même de la pénurie, par comparaison avec les cités antiques t]ui produisent de tels monuments en abondance. Il existe à cet égard des dilTérenccs importantes à constater. Et en eflet, de ce que, dans une nécropole, on ne tioiive que des vases isolés, il est permis de conclure que la présence de ces objets était le résultat de l'importation, par consé- (|uent <le révoquer en doute l'existence d’une fabrique locale. On a remarqué aussi <{ue, là même où les vases peints se trouvaient en nombre, comme

(i) Vnyc* de WiUr, Bull, de CJnst. arch. public le& vase* près ü'aneicn »ljle, dccouvcii* p. 169 s où sont décrits deux va*e« trouvé* dsiHi le tumidus de la plaine dcTroîe» ruiniu sou* daos rionic. Déjà* Choiscuil-GouHjer le nom de Tombeau d’Acbtlle.

pittorei^ue de la Grèce, lom. II , pl. 60) » avait

A L’ÉTUDE DES VASES PEINTS, à Athènes on dans la nécropole d’Agrigente, la masse de ces prudu'iLs, eu ègai-d à l'antKjiie importance des villes qui les fournissent, était beaucoup moins considérable que dans des localités d’un rang évidemment inferieur, telles que Vuici, Nola ou Canusium. On peut légitimement conclure de ce contraste que, dans les villes opulentes et très-cultivées , comme Agrigeiite ou Athènes, d’autres branches de l'art, entrant en concurrence avec la céramograpliic, en avaient entravé le développement , tandis que les villes de moindre rang, privées des matières premières qui leur auraient permis de se livrer aux autres applications des arts plasticjues, et pourvues par contre d'une abondance d’argile propre à la confection des vases peints, se seront livrées avec ardeur à celui de tous les arLs qu’on peut, à bon droit, considérer comme le moins dispendieux. Dans cette hypothèse , l'inégalité de répartition que nous signalions tout .à l’heure s’explique d'une manière très-naturelle. Il n’en est pas de même si l'on embrasse le système d’une fabrication unique, imposant ses produits au monde grec tout entier; pour rendre compte des lacunes évidentes qui existent dans les tombeaux foui liés par les modernes, il faut alors supposer que les Grecs des ilillércntes contrées n’auront pascii tous la meme prédilection pour les vases peints : conclusion tout à fait arbitiairc, et qui ne peut reposer sur aucune base solide.

On a essayé de rattacher à un autre motif encore l’inégalité qui existe ilaus la répartition des v.ases peints. D’habiles observateurs ont remaixptéque lesprosinits céramographM|ues abondaient là où la nature du sol s’était prêtée au creusement d excavations souterraines en forme de grottes ou de galeries, tandis (jue là où la terre avait été trop molle, comme à Méuipontc, ou la roche trop friable, comme à Marseille, l’étendue des sépultures ayant été nécessairement restreinte, on n’avait point eu de place pour y déposer des vases peints, ou ou n’en avait inln)duit qu’un très-petit nombre et d’une dimension méiliocre(i). Nous sommes loin de contester la justesse et l’importance de ces observations; nous ne voulons pas non plus leur attribuer une valeur exagérée. La proportion du nombre des vases peints que l'on découvre est en rapport avec la grandeur et la richesse des st-pultures ; or, pour cpie cette dernière circonstance se produise , ce n’est pas assez que la nature du .«ol y soit propice, il fiiut, avant tout, que la comstitulion politique du pays ait introduit une grande inégalité de conditions, et concentré les richesses dans un petit nombre de familles. En combinant ces diverses causes, on arrive légulièremciit à des conclusions d'une extrême probabilité.

(>) Gerharü, Ann^ de tln.tt. arth, VH, d'outri?» locfllilé» mi cxîülaîl Tusa^r tiVnsevi’lîr p. cl suiv. Daiih certain* endroits les rases 1rs corps, li's vases étaient Uestînes à In décorane serraient renfermer les ccrufrcs; dan* lion de» cliamHrrs sépnlrralr».

Avetr le système exclusif de l'importation, au ronti'aire, on est rikluit à dire que l’aristooralie étrusque aimait les vases, ou que les rois de Syracuse ne les aimaient pas, proposition tout aussi arbitraire que celle dont nous avons relevé plus iiaut l'inconsistance.

III. Vmc. Nous partons donc de cette première supposition , que là où les vases peints se trouvent en très-petit nombre, il est probable qu’originairement on les avait •iii'cnSiriIrct imjKirtés daiis le pays, et là, au contraire, où on les découvre en grande abonrn Italie ,|ance , cette abondance ne s'explique cpie par l'existence d’une fabrique locale.

Ce système, tout en faisant prédominer le fait de la raultiplicalioii des fabriques, laisse encore, comme on le voit, une .assez belle part à celui de l'iniportation. Dans ce point de vue, nous ne saurions être astreints à énumérer * minutieusement toutes les localités dans les<|ucllcs des vases oui été découverts ;

une telle nomenclatm-e aurait même l'inconvénient de surcharger raltcntion, et d’empéclier l'esprit de s'attacher aux données essentielles du problème. Nous n'insisterons donc ici que sur l'énonciation des localités où la découverte d'un grand nombre île vases peints porte à présumer qu’un centre de fabrication a autrefois existé.

.Sur le continent de la Grèce, il faut citer d'abord .Athènes (i), qui, sans avoir fourni ju.squ’à présent des monuments eéraraographiques aussi importanls pour le nombre et la dimension que ceux de l'Italie et de la Sicile, n’en a pas moins été le siège d’une fabrication sur l’originalité de laquelle il n'existe de doutes dans l’esprit d'aucun antiquaire. A Ëgine(a), on a aussi trouvé, surtout il l’époque où le séjour du gouvernement provisoire de la («rèce y avait fait atiluer la population, un assez grand nombre de vases peints. On cite avec quelque conGance la fabrique de Corinthe, non ii cause de la quantité des monuments qu’on y a découverts, mais parce que la publication d’un vase trouvé à Corinthe, d’une très-ancienne époque, et chargé d'inscriptions doriques (3), ne permet pas de supposer qu’un tel vase ait été exécuté à Athènes. Il semble

(l) On peut Tolr, sur les vases lU'coiivrrls à Athi'ues, Millingrn, Anrient uned. manutn.

p. t ; Slai-kelberg , die Grâher der HeUenen ; Paiiorka , Cabinet PouHalès ; Creurer « Ein ait nlhenijcfiet Gefdss , I.ipf. und D«nn.

i 83 ^; Oerliard, Ann. de Clnst. arch. IX, p. i 35 ; Fründsletl , .Mémoire sur Us yases panaihina'ufuts .

(a) Voyez Gerhard, Bull, de tinsl. areh.

1829, p- ri8; Wagner, Berùhi ùber die

Æginedschen Bildtverke, S. 8o; Wolff, Buil.

de Clnst. areh. 1829, p. 132 ; Gerhard, BuH.

i 830 , p. 129; Ross, BuU. i 84 i, p> 85 et suiv.

( 3 ) Uodwelt , Ciasêittit tour through Grtere, t. n , p- 19^. Ce vasy est aujourd'hui à la Pinacotbèque de Munich . Cf. d’Agiorourt, Fragm.

de terre cuite, pl. XXXVT ; Inghirami, Mon.

efnischi , ser, V, tav. LVlll e MX; Dubois Maisonneuve, Introduci. à Cétude des k'aset peints , pl. lA’I.

A L fiTIIDE DES VASES PEINTS. 17

frailleurs ijiie les anciens (i) aient parle* des vases peints de la fabrique de Corinthe, et le Corinthien Di'marate, arrivant avec le peintre Eu/^rammus dan.s l’Étriirie, on il est certain que les vases peints ont été connus de très-bonne heure, donne encore à l'hypothèse d’une fabrique corinthienne une vraisemblance qui approche de la certitude.

Voici tout ce qu’on peut citer d’important sur la Grèce continentale. Jusqu’ici ni la Pliocide, ni la lîéotie, ni le Prioponèse, à l'exception de Corinthe (î), ne paraissenls’ètre livrés avec activité à la fabrication des vases (J). Nous tAchcrons d'apprécier plus tard les causes de ces lacunes, tpii probablement ne seront jamais toutes remplies.

Dans l’Archipel , il faut citer comme fécoivds en vases peints les tombeaux de Mélos, et surtout ceux de Théra. Ces îles, il est vrai, peuvent avoir servi d’entrepôt au commerce des vases; mais comme un grand nombre de ceux qu'on y découvre sont traités dans un goût dilTcreut de celui qui distingue les poteries d’.Atbènes et de Corinthe, ce ne sont pas, dans tous les cas, les produits de ces métropoles qui ont dû être entreposés b Mélos et à Thérà.

Ce n’est que dans ces derniers temps (.'i) qu’on a signalé l’existence de vases peints dans la nécropole de l’antique Panticapée; ceux de ces monuments qui ont été récemment publiés dans l’atlas du voyage de M. Dubois de Monlpércux , tout en montrant la trace évidente de l’art, des idées et du goût athéniens, offi-ent des particularités qui, selon nous, doivent faire conclure à l’cxisteno’ d’une fabrique locale : cette donnée d’ailleurs n’a rien que de vraisemblable dans ui| pays fort éloigné sans doute du centre de la Grèce, mais oii nous savons que les colons athéniens avaient porté à un haut rlcgré de perfection la fabrication des monnaies et des bijoux (5).

(i) Suet. <Vi jéugust. et in Tt&er. 34 > Pliu. //. A'.,XXXIV, 2, 3 .

(2} Il est certiiÎD pourtant que, dans plusieurs endroits, mi trous'e des frapnenls de poteries peintes. De tel* fragments *e reiKootrenl sur le ttf)l de et sur celui de Dtlphes. Cf. Ross,

MorgeiUflatt , i 635 , S- ; de Witte, Ann.

tU Vlmt. arth. XIII , p. lo.

( 3 )M. Gerhard ét tînst. arch. IX,

p. 139) cite, parmi quelques vases trouvés dans le nord de la Grèce, un petit vase {^lAgynuj') d*une pâte Irès-ùne, qui, de la collection de M. Saint -Sauveur, a passé dans celle de M. Pros-

per Dupré, à Paris. Ou voit, sur ce charmant petit vase, une tête en baa^dief qui représente une divinité hurbue et coiflëe d’une mitre phry* gienne garnie d’aîles.

(4) Bntl. de Vinit. arch. p. 4" î Bull.

i84o, p. io8 et stiiv. ; Ann. de CInst, arch. XII , p. 5 et suiv.

( 5 ; U existe des bijoux trouvés à Panticapée au Cabinet des Médailles. Voy. Haonl-Rochetic, Journal des Savants ^ janv. i8l2; Pariorka, Ann. de Nnst. arth. IV, p 1H7 et suiv. Mais le* plus magnifiques sont ceux do Mus<^ de Saint-Pétersboiii^, dont le gouvernement nissi-

t8 llOTRODUCTION

Quant aux vases île la Cyrénaïque, indépenJamment du témoignage de Paul Lucas, que nous avons cité plus haut (i), ceux qu’on conserve au Musée de Leyde olFrent des i-csscmblances tant pour le style que pour la fabrication avec les vases attiques et les vases de Nola ; il y en a d’autres qui ont beaucoup d’analogie avec la poterie de Mélos, et surtout avec les vases grossièrement peints qu’on rencontre dans cette ile (a).

IV. v»«r» Si, par l’ellct de la dépopulation et de la barbarie, les dépôts qui doivent vTrîl'rn ‘ ni- exister daiis le nord de la Grèce et sur le continent asiatique ont jusqu'à présent éohappéà l’œil de la science, on peut croire que des contrées, comme l’Italie et la Sicile, liées depuis si longtemps au progrès de la civilisation, et explorées surtout depuis trente ans par une spéculation active, doivent à peu près nous avoir fait'connaitre tous les gisements de ipielque importance qu’elles l'enferment. En Sicile, la côte méridionale a été jus<|u'à présent la plus productive; les richesses fournies par Agrigente ont surtout excité l’attention; on a découvert de fort beaux vases en assez grand nombre à Géla et à Camarina. A l’est et au sud de Syracuse, les nécropoles des Lronlins, et même de la ville peu importante d’Acræ, ont été plus fécondes cpie celles de Syracuse elle-même , circonstance qu’on peut attribuer en gi-ande partie à la destruction anticipée de la plupart des tombeaux de cette grande méti'opole. La côte nord et ouest, et généralement les pays occupés de bonne heui'e par les Carthaginois, ne paraissent pas appelés à jouer un rôle important dans l’histoire de la céramogi-aphic. Les collections de Palerme(3), dn moins à ce que nous pensons, ne se sont pas alimentées à des sources trt's-voisines; on y a même transporté, comme à Çataue, des vases découverts en Italie. Somme toute, la contribution de la Sicile à l’ensemble des richesses céramographiques, quoique plus considérable jusqu’à présent que celle de la Grèce, est loin de pouvoir se comparer à l'apport de l'Italie.

il»u* dernière contrée, il faut distinguer trois groupes principaux, dont

TcrHe’alUlir. chacun sc divise en plusieui's branches diïTcreiites. Le midi de la réninsule.

préparv la publicatiOD. M. DuboU de Montpé> t^ttx a donne que)que»>uns de derniers bijoux dnnA son atla^ , V* clajse.

(i) Supra, p. XIX, note t.

(a) On remarque, parmi le« vases du Musée de Leyde trouvés dans la Cyrénaïque, un petit vase noir avec une léte de Jupiter Ammon en relief, vue de profil. Le choix de ce type, na-

tional i Cyrène , vemblerait indiquer une ft' brique locale. — D*aotrcs vues ont été trouvés dans l’île de Malle. De Wilte, Bull, àe flnst. arth. i84a % p. 4^*

(3j M. le duc de Serradifalco {^BuU. de CInU, arcfi. i834i p. lis) a donné U description de quelques vases trouvés aux environs de Kalerme.

dAtigiMf sous le nom de Grande Grèce, compreiiil les rilles grecques de la cAte, et les pays de l'intcrieur des terres, où la civilisation hellénique n’a jamais pénétré qu’imparfaitement. Jusqu'ici Locres(i) et Tarente( 2 ) peuvent être considérées comme les points où la céramographie s’est d’abord lixée , et a de là étendu son influence sur les populations à demi barbares de l’intérieur, principalement sur celles de l’Apulie et de la Lucanie. Les deux villes que nous venons de citer, toutefois, se distinguent plus par la qualité que par le nombre des produits. Il n’en est pas de même des vases presque innombrables qui, depuis cinquante ans, ont allluc à Naples des parties orientale.et méridionale du royaume, et qu’on découvre principalement dans la région montueuse de la Basilicate et dans les cantons méditerranés de la Fouille. I^s nécropoles de Canusium, aujourd’hui Canosit, et de Rubi, la /luco des moslemes, ligurent en première ligne dans cette abondante production (3).

La distinction qui vient d’étre établie entre le littoral et l’intérieur des terres, entre les Grecs purs et la population hellénisé-e, se retrouve en Campanie, mais avec des couleurs moins tranchées. Sur la côte, nous avons le tribut, malheureusement trop restreint, des sépultures de Cumes( 4 ), dans lesquelles ligurent des vases qui , d’après leur style, paraissent avoir été exécutés postérieul'ement à la prise de celte ville par les Sainnites. On serait donc tenté de conclure de la présence de ces vases que la destruction de Cumes n’avait pas été complète, et que les rares habitants qui occupaient scs ruines avaient conservé leur hellénisme sous le joug de la servitude étrangère. Pa;stum (5) et Sorrente( 6 ) n'ont pas été tout à fait stériles. Un centre beaucoup plus important de découvertes en ce genre est la nécropole de Nola. Si Nota fut jamai.s complètement une ville grecque (ce dont on peut (jouter ( 7 )), il est certain qu’elle

(i> Gerhartl, Bidt. dt CInst. arth. 1829, p. 167.

(2) Idem. Ibid. p. 171.

( 3 ) On peut voir sur les diverses localili^s de la Grande Grèi*e où Ton trouve des vases, Gerhard, BuU. de CInst. arch. 1829, p. 161 et suiv. } Berlin 4 ant. Bildiperie, S. i 38 fo)g. £0 Apulie on signale les localités de Rufo , Bari , CeglU, Arpi, Bùordi, Conversano; en Lucanie, Anzi , Canota , S. Artengelo , Caivelto , Poma~ neOf Armento; en Campanie, Capoue, Saplet, S. Agaia de' Gotif Avelia^ Cumes ^ Sorrente, Telese^ Aiella; en Calabre, Montelione, elc.

( 4 ) Gerhard, Bull, de CInsi. arck. 1829, p. 1G4; Srhulz, Bull, 1842, p. 8.

(5) Gerhard, BulL de I Inst. arch. 1829 , p. i63. On cite, parmi les vases trouvés à Psesluro, deux vasev avec le nom d'Astéat, Cadimis tuant le dragon et Hercule au jardin des Hespérides. Gerhard und Panofka, Neapels ant. Bildwerket^. 353 , n* 60 und S. 3o8,u*4o4-

(6) Gerhard, Bull, de tinst. arch. 1829, p. 164 ï SehuU, Bull. 1842, p. 10.

(7) Voj’cz G. Kramcr, ûber den Styl und die Herkunft der bemahlUn griechtschen Thengefàtit.i. l47.fc'î-

penlit (le bonne heure ce caractère : la population qui y était foncièrement osquc ou opique, subit d’abord la domination des Éti-usques, puis passa sous le joug des Samnites; or, c’cst précisément aux époques où nous sommes certains que les Ktrusques et les Samnites étaient maîtres de Nola, que répond l’immense majo- I ité des vases qu'on a découverts dans les tombeaux de celte ville. Tout le monde coiinait d’ailleurs la finesse et la grâce exquise des produits céramographiques de Nola ; si ceux d’Agrigeiite l’emportent par un certain caractère grandiose, les vases de Nola ne le cèdent qu'à ceux d’Athènes, moins soignés peut-être, mais ornés par des mains plus sûres, et remarquables par un jet plus spontané. I^ l'este de la Campanie est loin d’offrir des productions supérieures, comme celles de Cumes et de Nola. A mesure qu’on monte vera les gorges du Samiiium , à Capoue, à Avella, à Snnl’ Agala de’ Goti , le goût s’affaiblit et dégénère graduellement en une pompe mêlée de rudesse. Si les vases de ces dernières localités conservent en général quelque avantage sur ceux de Canosa et de Ruvo, cette prééminence tient sans doute à l’ancienneté comparativement plus grande de la fabrique: les villes du revers de la Campanie tombèrent avec la ligue du Samnium, vers la fin du troisième siècle avant notre ère, tandis que la Lucanie et le Bruttium maintinrent encore leur prospérité jusipi’au temps de la (iuerre sociale.

Au nord de Rome, nous trouvons encore les vases peints en aussi grande al>ondance qu’au midi. Depuis Clusium jusc|u’à Véics (i), et jusqu’aux portes de Rome (a), il est peu de nécropoles étrusques qui n’en aient fourni des échantillons ptécieux : mais les deux points qui méritent le plus de fixer l’attention , sont Tarquinies et Vulci. Les vases de la première de ces villes étaient depuis longtemps connus: ceux de Vulci n’ont paru qu’il y a peu d’années; mais on en sait le nombre et l'importance. Nous avons déjà trop souvent parlé de ces vases et nousy reviendi'ons trop defois encore, pour qu’il soit nécessaire d’insister ici sur cette prodigieuse découverte. Disons seulement que les vases de Taïquinics, comparés à ceux de Vulci, paraissent être en général d’une plus ancienne fabi'ique.

Pour compléter cet apei-çu des principaux centres de la céramographie italienne, il nous suffira de mentionner les vases, ou plutôt les fragments de vases

(l) Bull, lie tinfl. arch. i83K, p. iia; des inscriptions rlrinques trouvés üt- sou leiiips i84i. I». i8 stir te mont Avciuin. Cf. ].anzi, ifc' yasi an-

(a) VVinrkc1m.anii(Cisl. c/er Pierres gravées r/e tichi Mpinti , p. 4a- Stotch, p. ai5) signale ricnx vases peints arec

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