COMPOSÉS FERRÉS
Oxygène + chlore.
Fer +
oxygène.
brome.
chlore.
iode.
brome.
soufre.
iode.
sélénium.
soufre
phosphore*
sélénium.
arsenic.
phosphore.
fer.
arsenic.
164. D'après le preûiier principe de classification (A) vouai faites un groupe très-nombreux d'espèces composées chacune A'oxygène et à'un corps combustible. Le* caractère commun à toutes ces espèces sera tiré de leur décomposition en oxygène et en un corps combustible de nature variable.
D'après le second primîipe de classification (B) vous faites un g'roupe très-nombreux d'espèces composées chacune de fer et d'un corps comburant. Le caractère commun à toutes ces espèces sera tiré de leur décomposition en /i?r et en un corps comburant variabœ. *
Dans la première classification, les oxydes de fert^e nickel, <e cobalt, de chrome, etc., etc., seront associés.
Dans la* seconde classification, les oxydes de Ifer seront associés aux sulfures, aux chlorures, aux bromures, aux iodures.... de fer.
165. Dire^-vous qu'il est plus simple d'associer les oxydes de fer aux oxydes de nickel^ de cobalt, de chrome, etc., que de les associer aux sulfures, aux chlorures, aux bromures, atix iodures de fer, etc.?
On répondra par le fait:
!• Que datis là nomenclature chimique de Ld-
voisier, de Guyton, de Berthollel et de Fourcroy on a adopté le premier principe;
2° Mais que dans Tenseig'nement oral et écrit g'énéralement on suit le seœnd principe.
Et dans cette manière de procéder on ne peut prouver qu'il y ait contradiction, manque de logique, par la raison que ce ne sont pas seulement les propriétés de Tespèce chimique composée qu'on' étudie lorscfu^elle ne se décompose pas; mais encore les propriétés qu'elle manifeste lorsque ses éléments en se séparant constituent d'autres espèces. Or les réactions exercées par les éléments de l'espèce, ont une extrême importance en chimie, et il faut dire que les réactions des oxydes de fer seront les mêmes, quelle que soit la place (|u'ils occupent dans des classKications.
16G. C'est cclto circonstance de dynamique chimique où les éléments d'une espèce se séparent ou s'unissent pour constituer dos espèces différentes de (Milles (ju'on a mises en j)rés(^nce, qui disting^ue éniinemmi^nt la cliiniie de la botanique etdelazoolofj;*i(î dont l(,'s espèces n'c^xistent ([uïi la condition de rinléf>*i'ité (•onq)lélr des individus (|ui les représentrnt. C'est erttc condition que resj)eete le principe (le la niélliuchî naturellr d'après lequel une espèce vivante ne peut occuper deux places dans la classi-
fication. Dès lors vous ne pouvez associer un mammifère avec un oiseau , un cheval avec une poule, tandis qu'en chimie vous êtes à Tabri dû reproche d'avoir commis une absurdité scientifique en plaçant les oxydes de fer dans les composés oxygénés ou bien dans les composés ferrés.
Il y a plus, c'est que les savants qui ont eu le plus de prétention à faire des classifications naturelles les ont généralement bornées à la coordination des corps simples entre eux ; et on le conçoit parce que, la difficulté signalée plus haut (163) pour la classification des composés binaires n'existant pas, les corps simples peuvent être comparés ensemi^le sous tous les rapports, même lorsqu'ils entrehtfëh combinaison avec quelque corps, ou qu'ils opèrent des décompositions.
167. Mais la prétention d'assujettir à une classification naturelle les espèces de la minéralogie manque de fondement, parce que le minéralogiste serait dans la nécessité de faire entrer, dans la classification, des corps que le naturaliste n'est pas censé connaître, puisque se trouvant dans la nature à l'état de g€iz invisible ils ne peuvent être décrits que par le chimiste. Enfin les espèces minéralogiques étant en réalité les espèces chimiques, et le nombre de celles-ci étant bien phis grand que le
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nombre des autres,' on ne yoitpas ocmiment il senil possible au mkiéi«lo^p8te*âe ftioe ufie daraflcttioD naturelle qui ne se oôqippseriqili^ cPun petit ncnsh bre des espèoes <fb^|to(pB^ <^^^ pis» te monde minéral à Tobservatioi^ do nat^jq^diste.
QUATRIÈME LIVRE