‹ Introduction à l'histoire des connaissances chimiques. Connexious des sciences du domaine de laChapitre 5 sur 115 · Comment disting*uons-nous les corps? C'est · texte numérisé non relu

Comment disting*uons-nous les corps? C'est

iU NOTIONS

1° Par la manière dont ils agissent sur lis org^anes de nos sens : retoucher, le g'oût, Todorat, l'ouïe et la vue; ♦

2** Par IqJiiianière dont ils peuvent agir, non plus sur les sens extérieurs, mais sur les organes, les tissus, les liquides de l'intérieur de notre propre corps, comme aliments, médicaments, poisons et venins ;

S*" Par la manière dont ils agissent les uns sur les autres ,

a) Soit par impulsion, lorsqu'un corps communique par le choc le mouvement qui l'anime à un corps en repos ;

b) Soit par une cause appelée physique, comme l'aimant attirant le fer;

c) Soit à la manière de l'eau qui dissout le sucre, le sel, ou de l'air qui fait brûler le charbon, le bois, etc.

Ces facultés en vertu desquelles les corps agissent sur les organes extérieurs de nos sens , le toucher^ le goût, l'odorat, l'ouïe et la vue, sur nos organes intérieurs et enfin sur eux-mêmes à distance de notre propre corps, sont appelées leurs propriétés.

10. Ne connaissant les corps que par leurs propriétés, nous ne pouvons les définir que par elles.

Il en est de même d'une chose, d'un objet, d'un être. Nous ne les connaissons que par des propriétés,

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des qualités et des rapports de propriétés ou de qua lilés.

Ces connaissances étant parfaitement positives* quand elles sont définies d'une manière précifee^. elles ont le caractère d'autant de vérités, de ce que nous nommons 'des faits; car un fait exprime pour tout le monde une vérité, par exemple : ce qui est, ce qui a été y ce qui sera.

Mais qu'est-ce qu'une propriété relativement à un corps, à une chose, à un objet, à un être? C'est une abstraction; parce qu'elle coexiste toujours avec d'autres propriétés dans ce corps, dans cette chose, dans cet objet, dans cet être, et que, pour la h[ien connaître, il faut l'isoler en la considérant par un acte de l'esprit à l'exclusion des autres, et qu'ainsi isolée elle est devenue une abstraction. En ce sens, on dira avec assurance que nous ne connaissons que par des abstractions ce qui est concret , comme un corps, une chose, un objet , un être»

11. En résumé nous ne connaissons donc la fnatière, les corps, que par des propriétés.

Ces propriétés sont des faits.

Et chaque propriété étant une partie d'un ensemble de propriétés possédées par la matière ou le corps, une propriété est un fait, et un fait précis est une abstraction précise bien définie.

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