CHIMIE
226. Le but que se propose la chimie, en réduisant la matière inorganique et organique à des types dont chacun est défini par Tensemble de ses ^vo^viéif'^ physiques, chimiques oiorganoleptiques, disling^ue cette science de toute autre.
Ces types sont appelés espèces chimiques.
L'étude spéciale des chimistes est donc la connaissance de Tensemble des propriétés de chaque espèce de matière.
Définir la chimie la science d(^ l'analyse et de la synthèse, c'est en donner une idée bieMîvag'ue, puis-^
2!|0 LV PIlILOSOPinK .NATURELLE.
que ces deux facultés de notre esprit interviennent dans toutes les sciences du tableau. Mais ce qui caractérise la chimie au point de Mie de ses analyses et de ses synthèses, c'est que les résultats des premières comme les pmduits des secondes sont toujours amcrets. Sous ce rapport, ainsi que je l'ai dit il y a long'temps, la chimie est éminemment propre à faille comprendre» ce que l'analyse et la synthèse doivent être dans l(»s sciences pour conduire à des conclusions exactes.
227. Mais la faiblesse de Tesprit humain est telle (jue le chimiste doit recourir à la, physique s'il \evA (îonnaîln* cxactt^mcMit, crune manière pcu^faitement définie, les pmprivth jthf/sh/ue.s des espèces, et à la Ifln/sinlnj/ir s'il vrul connaîtn* parfaitement aussi
lours pntprirtrs nrfpHHiIrpfHjitrs.
Le lableau pivscntr m C(msrM[uonce deux lig'nes rouf^^cs allant, l'iiiir à la ph//s'niur, l'aulnM'i \n phi/sio-
IMIYSIUI'K.
228. Lo oaractrre {Yubstrurtiitn est dans la définition <1<* la pliysi(|U(', car elle ('*t^l(li«^ dit-on, lesy>/Y^jH-irth firnrnih'sfir ht nuifinT, et j'aj()ul(^ en pai'liculier Iti'itjir'iî'th p/n/siffurs tirs espèces clnini(|lies.
LA PHILOSOPHIE NATUUELLE. 241
229. On étudie une même propriété dans une série de corps qui doivent être réduits à Tétat d'espèces chimiques pures; autrement le résultat de rétudè ne serait pas précis. On voit la dépendance où est le physicien du chimiste pour avoir la certitude que les résultats de ses expériences seront exacts au point de vue de la matière soumise à son examen.
On étudie donc une même propriété dans une série d'espèces qui la possèdent chacune à des deg'rés divers d'intensité ; on l'étudié au point de vue comparatif, parce que c'est la manière la plus convenable à une étude précise; enfin on étudie cette propriété en faisant abstraction des autres propriétés que possède chaque espèce soumise à l'étude.
On voit ainsi comment cette étude d'une même propriété daffs une série de corps rentre dans V abstrait, et comment, après cette élude, elle retourne au concret. Il y a donc entre les deux sciences réciprocité de services rendus en faveur de la connaissance de la vérité.