QUI S'Y RATTACHENT
288. Ce tableau explique sans hypothèse les relations mutuelles des sciences ; il est donc absolument conforme à la méthode a posteriori.
289. En mettant en évidence la différence du concret avec V abstrait^ et comment il n'existe pas de science naturelle pure qui ne se compose de deux parties, Vune appartenant au concret et \autre a Tabstrait, il montre comment les deux parties, en s' Unissant, constituent Tensemble d'une sciencei
271 LA PilliaHlPtlJli; NATtUKlXH.
S80. La définition du mot fait est t^ fon<lrnien du tableau; elle rend un compte sa lisfaisant de ^ qui est précis et clair et de ce qui est vague et \ cor; ^1 donnai^ la nolioti du vrai dans h^s science d'observation, de raisonnement et dVxp<^îrienc^ conformém^lt à la méthode a poster ïohi exitéimmtafe} elle indique le Cfitériiau à employer au point de vue critique, avant ^e recevoir détinitiiTment une pr position avancée eonimc vraie.
L On vmt donc que. si l*on croît connaître corps qu'on touche , le concret, la connaissance t\t nous pouvons en bvoir, ivside dans lespropriétt''^ M corps, puisque nous ne devons au loucher la conscience de rexîsténce d'un corps hors de nous que parce que ce sens nous permet de constater Yitenéfe /imitée et Y impénétrabilité du corps, deux de. ses propriétés seulement, c'est-à-dire, en définitive, que nous ne le connaissons que par V abstrait.
292. La notion du fait telle que je la donne conduit très-naturellement à se représenter la base des mathématiques, la grandeur ^ prise dans une des propriétés les plus g^énérales du concrit} c'est donc en isolant par respritla^ran^feî/r des corps, que Ton arrive^^la connaissance de Xétendve et du nombre,
LA PHlLOSOl^lllE NATURELLE. 273
OU, en d'autres termes, de la grandeur continue et de 1 a grandeur discontinue. ,
295. Si Ton veut bien coiàldjÊÏ'er 1$ manière dont les mathématiques usent deV analyse et de la synthèse dans les calculs les plus élevés comme dans les plus vulgaires, on apercevra Tat^o^ie existant entre l'intellig^ence livréû|à.cet exercice et Tintelli^ence désirant étudier le concret av point de vue où Tenvisagent les sciences naturelles pures ; c'est par Vanak lyse que Tesprit procède pour considérer à part une certaine propriété qu'il veut connaître; et c'est en étudiant cette ^propriété comparativement dans des choses concrètes qui la possèdent, qu'après ce travail il restitue, par l'oj^ration de la synthèse, cette propriété jeui corps, 4 l'espèce du concret qui la possède.
294. La propriété^ peut être remplacée par l'une ^es parties^e l'Qbjet c(y cret ; c'est ce qui a lieu dans
les études comparatives d'un môme organe ou d'un même tissu faites par l'anatomiste.
295. Ls tableau montre bien comment les mathématiques, ou plutôt les sciences dont elles se composent, concourent avec les connaissances emprun-
274 W PnUX)SOPHlK NATLRELLK.
tées aux sciences naturelles, pour constituer les divorses branches de§ mathématiques appliquées.
296- Sid^unepartfent^chequi, partant des scie; ^ces naturollas, aboutit, aiwlessus rlEi c^rclt^ danslt^^ [uel sont comprises les malbémaliquos puises, représente par sa direction la méthode ana(tfii^uê eo d rig^aut, pour ainsi dire, la propriété ym/îf/^/r vei cccerele, d'une autre part la ffflhho eoiulée parlant des matbt:nmtiques avec la légende dn simple «m complexe, méthode synthétique. Indique bira que le complexe se trouve aurdessous des mathématique?^,: et que la complexité aug'mçnte àpartir des ma tiques appliquées jusqu'aux sciences itat^irell^s a^ ff liées inclusivement, *
297, Il faut expliquer pourquoi j'ai liifurqué \^ flèche en deux branches, celle de ^uche portanl la lég'ende : passant de la science pure abstraite à ia moM pure concrète; celle de droite passant de la itien^pure aux sciences naturelles appliqHfes^ lesfuellÊÊ compi^ nent la minéralogie, les sciences agricoles et les sàmM médicales. Car ce n'est pas seulement le motif de montrer Taug^mentation de la complexité en allant des sciences naturelles pures aux sciences natufeUet ^p" pliguées qui m'a fait imag^iner la bifurcation; j'en ai un second qui, pour être bien compris, ^gedfàte^
LA PlIILOSOPlrif NATURELLE. 27.S
courir à un g*enre de considération sur lequel je dois un mot d'explication , parce que le tableau ne le comprend pas.
298. La seconde branche de la flèche représentant la méthode sxjrUhétique allant de Ht science pure abstraite à la science pure concr^/US^ prolonge à moitié de rintervalle compris entre les deux accolades vertes des connaissances abstraites; elle indique, par l'inflexion de son extrémité libre, comiflent chacune des connaiMances abstraites retourne à chacune des connaissances du concret de laquelle* elle QÉwt été séparée par Varmlyse; ce retour est donc la sykj^se. Or, dans l'étude des sciences naturelles pures, la synthèse, reportant au concret Tabstrait que t analyse en avait d'abord séparé, est un fait capital à mes yeux par les conséquences ûy^e je vais développer.
299* Admettant que la nécessité de l'analyse et de la synthèse témoî'gne de la faiblesse de Tesprit humain, et qu^une conséquence de cette faiblesse est de contrôler pqf la synthèse le réstdtat de t analyse, et de contrôler le produit de la synthèse par t analyse, conformément à l'esprit de la méthode a posteriori iexpérinientale, je veux montrer que la ^y/iZ/j^^é», dans les sciences naturelles pures, soumise au raisonneinent le plus sévèi^e relativement à son but final, est
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i.i -'■!•■:. ■■ -li -*: i/- .: ; ::■ *. la ciiiiaissaiiL-i' pi'<'i-i-f ilii ■..' ■• '. ■;•■ -« ■• ■• ■]■.[•■ -i «iaiis n-Uf t'-liH-lr "ii r*'fi}in-\. ;j l-i -\ !;'!!•■-•■ l'.'i;'- i- •in[iai''i" m m- iU('iih' jjr<»- [pri/'t.''*, iiii»' Ml»" iii" «|ii;i!ii''. un ni'"m«' attriluil. daii^ (!<•- mIpJi-I^ aiialMiin.'^ |.M-.-.,iiaiit ri'[[r |»rnj»i*irt«\ i*«'U<' (|iialil«'. <i| alliilml. I ////'A l'aili- ainsi rniHpar'ftin'
LA PHiLOSOPIIlfi NATURELLE. 277
mmt, qu'on a qualifiée de synthétiqtie, n'est que préalable; elle n'est finale ou définitive que lorsqu'elle a rapporté au concret ce que V analyse en avait séparé, ita
501. Que peut-n^sufter de la synthèse envisagée dans les sciences naturelles à un point de vue différent de celui où je me place ? Le voici :
Les abstractions isoléévTdu concret par l'analyse peuvent donner lieu par la synthèse à quelque ensemble que l'on isole, qlS^ron définit à l'instar d'un être concret; c'est ce qu'dn^peut appeler des abstractions réalisées, des, entités, *&es parties prises pour un MmÇ^^ un mot ê^ êtres imaginaires^ des ckjpiêres. ^€rwffâonç(fi^\entve Impartie concrète d'une science et la partie ùbHraitm démette même science, enfermée!» dans le taJgAeau par l'accolade POttge et l'accolade verte, ilne reste rien, il y a néant, après que la synthèse ja adÈompli le retour do Y abstrait au concret: * * ♦
502. Pourqu op ne m'attribue pas des idées que je n'ai pomt, el qu'on apprécie clairement celles que je viens d'exposer, je ne crois pas superflu d'insister une deilfllrefois sur ce qu'on ne recourt à lasynthèse dans l'étude des propriétés, des qualités, des attri-
A, buts, des rapports , que pour les mieux connaître
Là pHiLompffic mmLE.
en le» comparant, et que IVmploi do la sy^ttfth^, s^il y a 3}^théâe daiïs cette comparaison^ n'est eoce Li^fiuf^ prfWitable^ puisque le but final <\}i on veutat* P^letntlnxen si^n sf-nuot ^jlpt ^uo Insn'>»;ultat8 séparés par Tanalysc du co/icret fhs^t nL i*elour à ce méttie concret, après avï>îr été aussi bien éUidiés que passible.
HSOS* Si le but final des .s^ îo^c<^s naturelles pures est la eonnajîisani!^ d« riMiacnible complète du coth cretj c'esl-ànlin* la «connaissance de renseinble des pKippit^lésphj*siques, clnrniquf*s i'( organolepttqties, qu'il présente dans les tAp^es rhhm^tes^ cl la œnnaissance de ren^enible Vlt^s c{iialtl(^, des attributs. des rapports qu'il présente dans les CApêca des HJw^J ùrgoiùifues^ il en est tout autrement du buldesb^^^m urls et des lettres; et des lors la st/nf/fhe à laquelle se livre le savant dans les sciences ^Iturelles est tarT difféi'enle de la si/nihèse qu# pratique le statuaire, le peinti^e et le lettré dans les beaux-^rts et la littéraire. Ëclaircissons la ditTérence que. je sigpnale par quelques exemples.