‹ Introduction à l'histoire des connaissances chimiques. Connexious des sciences du domaine de laChapitre 85 sur 115 · lÀ (fisposilion H imaginer : VimngmatÎQH · texte numérisé non relu

lÀ (fisposilion H imaginer : VimngmatÎQH

3, La (lisposîlion k raisonner ; la rnhon,

ta tf/s/mitmt à avir^ est celle qu'il a de recc^xrir des choses donhéos oonime df^s vt^rîlés, sans quH choriîliir \mv le raisonnement si en réalité elle» co ont leoftratîtèiHî,

La déposition fi irnat/inef* consiste non-seulement à se fuiro id('^al(^iuent tin ensemble /w*/^;/'/ de qualités. d'tttlril)ids enipruntt^s à divers corps, a div*»!^ **treî>, mais enroro a modifîf.^r, à transCor^ier des idi-^es défi ur(iuise8 vu ^t'aiitn.'s (pti n(! 5ont point une déduction nécessaire des premières,

Ijt tf imposition à ruis^ifter consiste à Urep d'une prtK positif^ dfs eonséqueriueà quJ^U^éduisent dW* nuuiii'^r*o iM^^iHJrruse. " ' -^

Faisons remarquer quQ si la proposition estrfaasse, les qpûséquences qui en seront rig^oureusemeiilid^ (laites le seront comme elle. Le caractère du sophiste est surtout de développer des propositions fausses.

Je me sers dcis expressions crédibilité, imaginaUm, raisonnement, ))our désigner les trois dispositions dont je parle.

551. On se tromperait beaucoup si Ton considérait la crMô?///^, la disposition à croire comme toujours contraire à Facquisilion de la vérité ; car si nous ne

INDÉPEiNDANTES DX^E lIIS'I'OinE DE LA CHIMIE. 321

voulions admettre que les seules notions dont la vérité nous serait démontrée, notre vie trop courte Apporterait un obstacle à* l'acquisition d'une foule ,ûe notions vraies qui, une fois admises comme telles, ïhous serv^ent à en acquérir d'autres que, sans cela, nous n'aurions jamais possédées.

552. La tendance à imag'iner apparaît d'une manière frappante dans la g-énéralité des hommes, lorsqu'ils veulent remonter à la cause d'un effet, d'un phénomène qui a frappé leur esprit; car la plupart se coptentent de l'interprétation que l'imag'ination leur a sugfg^érée, et c'est le petit nombre qui raisonnent avec une intention décidée d'acquérir la oertitude de la vérité ou de l'erreur de l'interprétation que leur a sug»g*érée immédiatement l'observation de l'effet ou du phénomène.

555. Enfin, si quelque chose^monlre clairement la disposition de la plupart des esprits à s'abandonner à l'imag^ination plutôt qu'à la raison dans la recherche de la cause d'un effet, d'un phénomène, c'est la lenteur avec laquelle les sciences d'observation et d'expéri^ce ont atteint le deg-ré où elles sont parvenues de n« jours. Mais g^ardons-nous de sacrifier une de ces facultés à Tautre, et reconnaissons que le g'énie ne découvre rien sans l'imag'ination,

W &ï2 mw\ms^CKS yii peu^'ect paraître 1

et proclamons en même temps quH n'est vraimenl scientifique quk la condition d'appliquer à sa rffVw* mrie le calcul, ou un système de raisonnemenU A d'expériences, ou mt'^me un système de raîsonri** uients seulement, propre à démontrer la véritu cotte dàvmw^e.

5î>i, Ij'lionime doit à sa Taculté do raisonner I perfoctibilîtéqui le disting'uesî émmemmenl desaiif^ maux; et, capable qu'il est d*abstraire, il raisonner rt^unil ensuite ce qu'il a abstrait, séparé ; mais st e^' deux facultés sont la cause des connaissances qu'ii acquierl des choses du monde où il vil, s'il leuriîi redevable de la conscience de son individualité. Ai son ujoi^ rappelons que la lacullé d*abslraire, d*aprè laquelle il analyse un objet pour le connaître, et fa faculté de réunir par la synthèse ce qu'il a séparé prouvent la faiblesse de son intellig*ence relativement à la science que nous reconnaissons à un être supérieur qui, saisissant à l'instant toutes les parties d'un tout, n'est jamais exposé aux erreurs si fréquemment commises par l'homme, trop disposé à prendre la partie pour le tout.

C'est par Tintellig^ence que l'hoimne diffère delà brute, puisque, comme lui, beaucoup d'animaux sont doués de cinq sens, et que plusieurs espèces vivent en société ; mais par elles-mêmes les sociétés

d animaux ne sont pas plus perfectibles qîie Tindivîdu, tandis que Thomme est perfectible et comme individu et comme association d'individus.

§ II. — Diversité des iiidiviaiis.

355. Les trois tendances de rintellig^ence coexistent dans rindividu, mais avec de grandes variations dans leurs rapports mutuels causées par Tâge, par le sexe, la race, l'âgée de l'association, la race des individus associés, enfin par les lieux et leurs climats.

La crédibilité, g^énéralement, prédomine dans Tenfant, Tima^nation dans l'adulte, et le raisonnement dans râgpamùr. La tendance à croire et l'imagfination prédg[m^nent daift Itt femme.

S56. Enfin les l'aces diverses,- les sous-espèces, à l'instar deô individus, peuvent présenter des difîéf ences plus ou moins g'randes, quand on cherche à établir des comparaisons aussi exactes que possible.

§ III. — Diversité des associations dindividxts.

tet. Tous les individus d'une association peuvent différer les uns des autres par Tâg'e et le sexe, de

aa4 œiNÎNALSîiMNCJvS QUI PKUVKîST ï*Al\AITtlE

plus par la race ou la sous-cs^pèce à laquelle iUappartionnont, ; mais^ toutes choses égales d'ailleurs, eliâcun d*oux sn disting^tie par quelque ti'ûU duD autre individu. De lu naît la difficulté de IrouTer un ou doux individuel représentants de la race oa de la 3ous-(*sprtîo h la^ju^^lh^ls appartiennent-

IJuH sfK^iété forniéo (riuftividus d'une uiènio r^vt vivant sur un mêuïe sol pendant plusieurs çénmlions, (^'prouve ri'iiieessanls elmug^uients dans leb individus qui la' muiposeul.

A son orig^ine^ lu crédibilité est ]ilus grande qu ép(»qurs,j)astp^eui*es; à mesure du prog-rèa d société, Tjlnuif^inalion pr-end de Teissor juiîqîrà unr épofiueûù le ralsonneiueid tend à prévaloir al»soiiînient, couune cela arrive dans la vie d'un individir

Enfin, supposez deux speiétés se ressend>Ianl allant que possible; des ditïérenees oppai'att l'ont si Fune se développe dans un pays isolé, tandis qiU' des relations plus ou moins fréfjuentes de lasecontic avecdes voisins amèneront nécessairement dçs conditions d'existence fort différentes de eelle*^ où ^ trouve la premièi^e! jA

§ IV. — D/v(rsiié lies actes hUùîlectitHs tiam rammaim.

358i En prenaiit comme fait 3e notre organii^ kton et de la nature de notre intellig'ence ce quefS

LNDÉPENDANTES D'UNE mSTOIRE DE LA 4É|pE- 325

dit de nos dispositions à croire, à imaginer et à raison-ner, en les considérant comme coexistant toujours, mais avec des variations dans leurs rapports mutuels de développement, on se rend compte de la diversité des individus et de celle de leurs œuvres intellectuelles.

La diversité de la résultante des^lrois dispositions de rintelligpence considérée dans les individus d'une association, peut être augmentée encore par la diversité des organes de chacun d'eux, la diversité des lieux, selon qu'il y est sédentaire ou passager, et enfin la diversité des circonstances sociales où il se trouve. ^.

La diversité de ces causes^produit la diversité des individus en général et « ceux en particulier qui exercent une influence quelconque sur la société dont ils sont partis. La faculté que Tun n'a pas, un autre la possède ; les efforts contemporains se coordonnent dans l'intérêt de l'assboiation, non d'une manière fatale comme cela existe dans une association d'animaux, par 'exemple celle des abeilles, des fourmis, etc., mais ïfune manière raisonnée, grâce à Fintelligence de thomme. De plus, les descendants profitant des efforts de leurs pères, les efforts du présent s'ajoutent aux efforts du passé, et par l'éducation et l'instruction que les pères donnent à leurs enfants, se préparent le progrès de l'avenir.

3Sfi ^HMàISSANCES Ql) PEUVENT PARAITRE

559. La divorsit** de facultés dans les indindas tourne donc à Tavantag^o de l'association clans le présent pa,r la simultanéilé des efforts, el dansk ttuïipH par lour nuccession ; et les sociétés humaiDtt sont aînsîi rapablns dt* progrès. Une science, une branche de savoir d^ l'hotnine se développe parla ni^ine cause. Voilà le prog^rès en qui réside le carû/?tére de porfeclibilîté si pro])ro n disting'uer Thomm*^ da** animaux pixipremont dits,

360. ]jO pruf^rcî* sera assuré, il sera le plus rapide, lorsque chaque individu d*une association pourra dévelofipor tous les efforts dont il est capa* ble pour ri!itéi*t!^t des individus associés^ et que luirn*^rne, sans pei ne, luîcuei liera les avantagées de ces niAmes efforts* ^^tf^^

ARTICLE 2. — "^^^^ÂÉ^^ TENDANGBS AU POINT DE VUE T; iïES RELIGIONS,

§ I. — Généralités.

361 . Les développements séculaires d'une soûiété restée fidèle à une même relig'ion présentent à Fcbservateur des groupes d'individus que distinguent assez bien les trois dispositions dont je viens d'exposer les caractères respectifs.

On a ëfiëctivement a) des orthodoxes; b) des mysH" mes; c) àe^A protestants.

a) Orthodoxes.

Dans toute religion où existe une doctrine attriuiée à Dieu ou à des divinités quelconques^ ceux fui admettent cette doctrine comme révélée ou comnuniquée directement a Thomme, et de plus Tori- ^ne divine d'une tradition ou d'une autorité i^nt ;eule qualité pour déterminer le sens de cette docrine révélée, sont dits orthodoxes; en g'énéral, îhez eux la tendance à "ôlroire, la foi, domine ou contrebalance l'imag^ination et le raisonnement.

b) Mystiques.

Quand la tendance à croire s'allie à une grande mag*ination; la doctrine révélée se modifie, et peut nême disparaître dans quelques parties, tant est jfraade alors la modification !

^Protestants.

Lorsque la tendance à croire coexiste avec le rai- ;onnement, la doctrine révélée, ou plus g^néralenent une doctrine primitive, peut éprouver des nodifications plus ou moins profondes dans une de jes parties, et cette partie cesse alors d'être considérée par un groupe d'individus de l'association comme lépendante de la révélation ou comme essentielle à a doctrine primitive.

§ IL — ùt% tm> tommart cotiSt/éties rektiremmi i

h^ÉÊÊmnamr ^ ffm^ftei/e^.

S6S. Nou^ avon& parir suftcssivcment de rio* flueoee de chacune des trais tendances ou dîspaalA lions (1^ Tf^prit humain, à avire^ à imagitur el à ror* «MAfT^vM montre Inutilité de la jiart de chacime d'elles tfatns la connaissance des choses que nom ncHis pnifiusotis d'aciiuenr; i^ig^nàlons-en mainUs itanl IfS iÇconvénienU rëSjK*cUfs dans le cas où l>nsrmb|p des trois dispositions,' leur résultanîr, inamjue d'un ct*rt^n r4{uiJih1*4^ Efrcctivetîient,

ti) Lu nnA//é#/i>*(iHipprt'domina()te (^n fan te la crf- (Miiê et Ultime Uksuptmition, bl&mée par tout lliôolo- 1 jrien éelftîiv, à cause des înconvéïneiïte qui peuvetil | en résultera Tégard trune fftiqiie rorthodoxîedoit sefToreerde maintenir dans de Justes limites, mpd" qu'UjJâsl impossible de la circonscrire pour lûti> d'uHoTltianière absolue.

b) \J imagination lro{r|Mrédominante souvent alliée à l'amour divin enfantVlç mysticisme, et l'extrême mysticisme là^^^e les manies, la folie même; aussi, dès le qqM^ième siècle, l'Égalise a-t^lle combattu le çuiétisme. Un mystique, dans le délire de son ima-* g^ination^ prêtant à la Divinité des formes, des qualités humaines, peut adresser des hommages, que dis-je, des prières mêmejajPon à Dieu, mais à des fan-

tomes créés à Timag^ede riiomme; enfin que Fimag'ination obéisse à de tendres sentiments, et des abus que je m'abstiens de nommer pourront se produire sans que le soupçonne le cœur qui s'y laissera aller. c) Le raisonnement domma?it conduit au protestantisme, ai-je dit, et j'ajoute au déisme; et, s'il est prédomumnt, bm pyn^honisme et à \ athéisme même.

563. Qu'on ne conclue pas de ce que je viens de dire qu'à mon sens il y a progrès au point de vue de la raison en allant de l'orthodoxie au protestantisme, et que dès lors le protestant, à cause de sa moindre crédibilité, dépasserait l'orthodoxe en raison : mon opinion n'est pas telle ; car Bossuet, le dernier père de rÉg'lise, me paraît en g^énéral supérieur par sa puissance de raison aux écrivains protestants. Fénelon, aved une imag*ination plus prononcée, a le raisonnement moins solide que Bossuet ; ot cette différence n'explique-t-elle pas la tendance au mysticisme de l'illustre apchevêque de Cambray, et n'est-ce pa6 elle* qui le prévint si fortement jusqu'à samort en faveur de M"' Guyon, malg'ré tant de faits propres à le convaincre que les opinions de cette femme remarquable par l'esprit n'étaient point les fruits d'une raiiA>n«. soumise à l'orthodoxie !

564. Les réflexions suivantes compléteront ma pensée, en montrant que je n'admets pas le'progrès

\ torique le raisonnemenl conduit aujorjf retsortoot à Yaihfisrti^, El c'est ici que j*in^ Im«î sur la i>*Ttttn]ue faite plus haut (350) relative^ mentauraïsonnenHmt du50p]n3l6qui, parfaitemeJB séréK^ aboutitàdescoïKrlusHms erronées parce qui est parti d'une proportion qu^l a m] mise conu \*me, quand, en réalité, elle ne rélait pas ou met pou\iiit Hrv Tausse,

§ III, — Faih/fsse iie rittieiiigftiee humame.

Avec la volonté d'éviter toute obscurité^ de prévenir toute interprétation contraire à ma pensée, je rappellerai (336) qu*en parlant de T homme reli tivement a ^ faculté de raisonner^ je Taî placé bien au-dessus des animaux , redevable qu'il est de sa conscieDce et de sa perfectibilité à cette faculté: mais aussi il la possède à un degpré bien inférieur à celje que nous reconnaissons à un être divin (214, 215).

Effectivement, considérez Thomme livré à luimême et cherchant la vérité : que de peines; que de tâtpnnements, que de raisonnements faux, erronés ou du moins incomplets ! Que de mécomptes ! que de chutes avant d'arriver au but qu'il veut atteindre s il exploite le champ des sciences d observation, (k raisonnement et (J^ expérience {{ 5) !

INDÉPENDANTES D'UNE fUSTOIRE DE LA CHIMIE. im

De r habitude du raisonnement en mathématiques considérée relativement à des questions complexes du ressort des sciences naturelles ou des sciences sociales.

366. Lorsqu'il s'agpit de raisonnements portant sur la gfrandeur discontinue , le nombre, et la grandeur continue^ Y étendue, sans doute Tesprit, après s'être élevé par des abstractions successives à des définitions précises, parce que celles-ci ne se prêtent pas à deux interprétations, mais à une seule, l'esprit, dis-je, est bien moins exposé à l'erreur dans ses raisonnements; et, sans doute, l'habitude d'une logique rigoureuse lui donne une supériorité incontestable lorsque son attention se fixe sur des objets concrets ; mais cette supériorité, loin d'être absolue, est conditionnelle à ce que les raisonnements porteront exclusivement sur des attributs, des rapports appartenant au concret; attributs, rapports que j'appelle des faits, lesquels, à l'égard de qui les considère, seront définis avec une précision comparable à celle des abstractions mathématiques dont il peut con- |h!tre les relations avec certitude, abstractions auxquelles on ne peut refuser aussi la qualification de /wV^, conformément à ma définition (H, 12).

367. C'est donc à cette condition de connaître parfaitement les attributs du concret, qu'à mon sens

332 CONNAISSANCES QVl PEUVENT PARAITRE

l'aptitude du malliématicien dépasse celle d'une personne étrang'ère à Texereice du calcul, quand les sujets du raisonnement sortent du domaine des mathématiques pures.

368. Ce point admis, je m'explique très-bien la prévention assez g^énérale, même de la pari d'esprits distingués, contre les mathématiciens discutant des questions du ressort des sciences naturelles ou des sciences sociales, parce qu'on a vu plus d'une fois des esprits habitués au calcul arriver à des conclusions inexactes, faute à eux d'avoir tenu compte d'éléments d'une importance réelle, appartenant immédiatement ou médiatement au concret, et non aux abstractions mathématiques. Mais que prouve ce fait? La nécessité (Tobserve!' la condition dont j ai parlé; (»ar si h' bon sens a été blessé, les mathémali- (|ues ne pouvoni en otro passibles; la faute toute personnelle est celle de l'ig^norance, si elle ne Test pas d'un esprit téméraiî^e ou léj^^er.

Nf'CPssité frin)r imthado,

369. Les considérations précédentes sur le raisonnement de rbonime occupé de la recberohe de la vérité, en rappelant l(^s difficultés qu'il renc^ontre alors, justilienl parfaitenic^it la nécessité d'une méthode, el

liNDÉPHLNDAxNTES D'UNE HISTOIUE DE LA CIJIMIE. 333

je me plaîs à croire qu'aucune objection sérieuse ne peut être faite à la manière dont j'ai défini la méthode A POSTERIORI expérimentale appliquée à Fétude la plus complexe de la philosophie naturelle, lorsqu'il s'ag*it du concret. Mais en prononçant l'expression de méthode A POSiEKiom expérimentale, après en avoir montré lec(^rûc/^r^dansde nombreuses applications, et après la lecture que j'ai faite de plusieurs écrits récents où l'on parle d'empirisme et de méthode expérimentale, sans que les auteurs s'expliquent sur le sens qu'ils attachent à cette dernière expression, je ne crois pas superflu d'exposer quelques réflexions que ces écrits m'ont sug'g'érées.

, L'empirisme îî' est point une méthode.

370. Le mot empirisme, essentiellement opposé au mot dogmatisme, a deux acceptions ; on l'emploie en bonne part et en mauvaise part.

En ôoTUiepart, il sig'nifle qu'on a recueilli par l'observation, avec plus ou moins de discernement, des faits du domaine des sciences naturelles, soit pures, soit appliquées, ou encore du domaine de l'histoire, des sciences sociales, etc.

En médecine , on a observé certains symptômes sur un gprand nombre de personnes affectées d'une maladie; on a trouvé ou reconnu que tel médicament,

tolrég*ime, rappelaient les malades à la snnlé, et Ton aconsid(*r6 le Irai trnienl médical comnio un empirism heureux pour traiter une maladie (ju'on a fait correspondre krf^rftnm iiympt67ney propres à la eararterîs'T,

L#a même expression a éle étendue aux cas de bonnes cultures auxquelles ont eonduit pliisieuju g^cnéralions de eidlivateurs exploitantun m^*nîesoL

%\\mauvnmparty le mot sig*nifîequedes faits ont été mal observés, recueillis d'une manière légère, ou r|ue de faits vrais ou a déduit des interprétations erronées dont la pratique a montré la fausseté.

Eu médecine^ on traite iX empirique celui qui pre^ crit des remèdes sans raison suffisante.

Enfin on peut rapporter a V empirisme pria eil mauvaise part, t*aete par letitiel des faits ont été rectueillis k\ l'appui de rertaines idées sans qu'on les ail soumis à un examen réfléchi propre à en constater Texactitude.

371. Les définitions du mot empirisme qu'on vient de lire sont exactes, je pense; cependant je^rai remarquer qij*on a vu plus d*une fois des connaissances d^origine incontestablement empirique, exposées sous la forme dog'matique, soîtdatis renseignement oral ou écrit, soit dans la conversation. Ne cherchez pas une contradiction entre ce fait et les sens oppo^ ses que j'ai attribués aux mots empirisme et dogmor

INDÉPENDANTE» DINE UlSïOlRE DE LA CHIMIE. 335

tisme, car on ne peut défendre à une personne, lorsqu'elle le veut, d'affirmer ce que vous jugiez douteux ; mais aussi tous* ceux qui penseront avec moi que la vérité doit être le but de tout enseignement, admettront sans doute Tobligtilion où se trouve le maître de transmettre à l'étudiant les choses diverses qu'il se propose de lui faire connaître avec le degpré de certitude que chacune comporte, et que, dès lors, la forme dogmatique est exclusivement compatible avec les choses dont la connaissance est certaine.

Eœpres$io7i de méthode expérimentale employée sans la mention expresse du contrôle ; caractère que j'attribue à la méthode a posteriori, qualifiée par moi rf'EXPÉRimentale.

572* L'expression de méthode expéri7r\eHtale usitée sans dire qu'on adopte la définition que j'ai donnée de la méthode a posteriori expénmentale , sigpnifie implicitement ou explicitement qu'elle est opposée* à la méthode a priori; mais voilà tout.

575. Si le mot méthode implique l'intention de* l'esprit qui la prend pour g'uide, de connaître avec plus ou moins d'exactitude des objets sur lesquels il arrête son attention, il ne suffît pas de cette intention pour que le but soit atteint, lors vo^me que l'obserr^ Vateur aurait là parfaite conviction de n'ètl'e aniijilr

536 COMNAlSSMCEâ QUI PLUVI^MT PAIVAlTUt:

que du seul désir de* cliercher la vérité ; et c'est oôrt? Cnriuénient a ceflr [lenséecpi*/ j'aî r*r*ilirjué la pi ujiorp rvf^'h: d*^ !ti uhHIkkI*' dr I)rs<*ai*t(:s (176

Endéfiailivp, laf/téfhofkexpérimûtUa/etmonc^^i^us la condition du conh^ôle^ cttraotèpe de ma définition do la »/^f?/AW^ A HiwTKJUOHi ejrpMmmlale^ napoï^une vaUnn* ftoi^'^ntififiur jéellpuKMïl plusélnviV- que Tmiimhme; vav la rerlîtude d'une t-xplicalion sugg^m* paj' Texpérienoe sans contrôle, n'est fi^uère supérieure ù celle d'une explicatiun suffgvréc par la seule fibservation df^ \(w/m'é.sme.

574. I/(^spri t de la méûmlc a i^oi^TEmoni exph^imeni f*sL applieal>l(* ados cnnnaissiinccs Tort dilTérenles menœ^y rlites iïfKrpérwnvf*. Car, (lans left f^timcfis ^fffe.s^ il rsL possible iff» sVVdnîrer cPun rritêrium, d'un nmfrfiff\ parades iaîts prêtais uiixquf^ls on r>)>pose K^s conclusions posées avec l'intention de les faire accepter comme vraies. J'ai donné, ilyaquinzeans(l), urt exemple au^si simple qite précis de ma pensée, (H montrant que les preuves prescrites en arithméli- (|uc pour vérifîerles nombres obtenus en pratiquant \ addition, la soustraction, la ynultiplication et la dmsio?i, sont de véritables contrôles. Dès lors une de ces régules faite sans \a jrrenve ne vous donne pas la

( i) LeUre au pri^idenl de la Société ilidi|éiEéille d'Angers, <ii%|>ro(luile dans une lettre à M. Vil

certitude que vous vous êtes proposé d'obtenir. Une erreur, une faute d'attention peut avoir été commise. Or ce n'est que la preuve faite, supposée satisfaisante, qui vous donne la certitude.

Méthode a posteriori expérimentale.

575. Cette méthode, telle que je l'ai définie (liv. I, chap. Il), se présente, après une réflexion prolong'ée de la part du log^icien -savant le plus sévère, comme l'instrument le plus apte à g^uider Fesprit dans un jugement exact du deg'ré de certitude des conclusions déduites de recherches du ressort des sciences (foàseî*vatw?i, de raisonnement et d'expérience (15,16).

576. Elle est le fruit d'une vie scientifique qui n'a pas cessé d'être absolument consacrée de la manière la plus désintéressée à larecherchedelàvérité ; et c'est parce que cette vie a dépassé en durée de beaucoup la moyenne de la vie humaine, et qu'elle a toujours pratiqué activement Y expérience en profitant de celle des autres, que ma foi est acquise à cette méthode. Après avoir montré qu'elle se distingxie de \ empirisme et de la méthode expérimentale dont le contrôle n'a pas été explioitement indiqué comme caractère indis-

INDÉPENDANTES DXNE HISTOIRE DE LA CIILMIE. 339

prit dans mes recherches scientifiques qif ô|i ne me qualifie ni d'encyclopédiste, ni d'éj'udit, puisque, loin d'aspirer à ces titres, c'est la défiance de mes forces qui m'a sug'g'éré la pensée de recourir à des sciencjes diverses pour leur demander une conviction de Texactitude des inductions que j'avais tirées d'une science spéciale consultée en premier lieu.

En définitive, ce qui précède témoig^ne d'abord de la difficulté de reconnaître les vérités scientifiques dans Tétude des choses concrètes, et ensuite de la nécessité, pour amener le prog'rès de la raison humaine, de démontrer les vérités à l'aide du contrôle . de la méthode a posteriori expérimentale ou d'un contrôle équivalent.

578. Tout en ayant une conviction de la grandeur de ce progprès, je ne voudrais pas qu'on me prêtât des fdées exagérées de ce que j'en attends, et surtout qu'on m'attribuât' des idées que je n'ai pas, parce qu*on supposerait que la méthode a posteriori expérimentale, tirant son orig'ine des recherches chimiques les plus minutieuses, conduirait par là même à des conséquences favorables au matérialisme. Sans traiter ici en elle-même une question de relig'ion, sans la traiter au point de vue de la morale, ni à celui des consolations apportées par le sentiment reli^eux aux souffrances et aux douleui's de toutes sortes dont

.T-ïtti tm- 4»imr^Mi. •>»». À «e résamé oppdsde

t>s ^ -îtr^-i-s -»u»oi.'M-s pr^nftMSiBeiiL esl (dos près àu mÊM^^vtînm nu* in ^giirniMrrfflifc% j aroue ne plus ^i«tt :MM|irjmir? «k $»i> ^esdiKtriiies qu'on rat-

580. Voyons maintenant si Fusage habituel de la méthode a posteriori expérimentale dispose l'esprit au matérialisme en l'éloig'nant du spiritualisme.

581. En quoi consiste Tusag^e habituel de cette méthode? C'est à rechercher la cause immédiate d'un effet, d'un phénomène sur lequel l'attention d'un observateur s'est fixée. Le but atteint, qu'y a-t-il ? Un effet, et la cause immédiate de cet effet connue.

582. Il m'importe avant tout de prendre en faveur de ma thèse une comparaison qui, pour être vieille et vulg^aire, n'en est ni moins claire ni moins juste quand on la suit dans ses détails. Il s'agit de faire sentir à tous que si la montre est le produit de la science humaine , l'univers est l'œuvre d'une intellig^ence divine. En reg*ardant une montre j'aperçois un ensemble de solides de ditprsps formes, dont les uns sont rigides et les autres flexibles à l'instar d'une chaîne, enfin il en est un fort remarquable par son élasticité. La montre, une fois montée, l'ensemble des pièces en mouvement incessant le communique aux deux aiguilles du cadran. En outre, il peut y avoir encore une troisième aiguille indiquant les secondes , et enfin une sonnerie qui se fera entendre aux heures, quarts et demies. Eh bien ! cet arrangement de solides dont chacun est

3t2 GOqi^PPÎCES OUT PFJÎVÉTIT PAHAÏTRi

à sa place pour ct)ncourîr à ta mesure du iem^ n'eftt^il pas rémanation d'un esprit savant en m^^ nique? La montre n*est-elle pas Ve/fef, Yœuvred'MW intelligence qui a profité de la science d'e^prils venus avant lui? II y a donc là phénomèt^e d'une succession d'intellig*ences, ou effei du concours suc-* cessif de plusieurs esprits vei^ un môme but

383. Comparons h la montre en mouvement k i moindre vertébré, insûcte ou mollusque, à partir du moment ou, germe fécondé, il apparaît à l'œil aidr ou non du microscope; observons- le jusqu'à sa mort, et nous verrons combien les actes dont sa rie se compose diffèrent du mouvement de la moolre Tous les organes de celle-ci restent matière brute pendant le mouvement comme pendant le repos; et, tant qu'ils conservent Tintég-rité de leur état physique et leurs places respectives, la montre indique constamment de la même manière la mesure du temps aussitôt qu'elle a été montée, Enti^e son mouvement et la vie du vertébré, de Tinsecte ou du mollusque, la différence est extrême! L'être destiné à vivre jouit de la faculté de s'accroître aux dépens du monde extérieur; à Tétat normal^ Tharmonie des orgunes n'est troublée qu'à rapproche du moment fatal où rindividu doit cesser de vivre. Mais, avant de mourir, que de phénomènes remarquables de-

INDÉPENDANTES DUNE HISTOIRE DE h^ CHIMIE. 3/i3

puis sa naissance jusqu'à l'époque où il transmet la vie à des parcelles de matière qui seront un jour des individus semblables à leurs ascendants, et capables à leur tour de la transmettre à d'autres parcelles ! Quelle merveille que cette foww spécifique se conservant, se perpétuant dans une succession d'êtres, les circonstances restant les mêmes! Quelle merveille! quand on compare l'extrême variété de toutes ces formes spécifiques d'êtres vivant dans des circonstances semblables du monde extérieur et n'empruntant à ce monde pour s'accroître qu'un très-petit nombre d'éléments matériels ! Si nous portons notre attention sur les organes internes d'un individu vivant, les uns s'accroissent en conservant leur forme primitive, sauf quelques modifications plus ou moins légères, d'autres en éprouvent de plus grandes; enfin il est des organes qui disparaissent. Quelles que soient les différences respectives des organes aux divers âges de l'individu, leur harmonie mutuelle est parfaite pour satisfaire aux besoins de la vie, et cependant la différence des formes est souvent telle que les individus d'une même espèce, à diverses époques de leur vie, sembleraient appartenir à plusieurs espèces, si on n'avait pas fait une étude préalable de ces changements, ou que déjà le pur empirisme ne les eût pas fait connaître. La différence est donc grande entre l'être vivant et la montre, dont

JAPSCES IJUÏ PEITEW P.\KAITft£

]**8 organes, apK*s lo mouvement^ ^sont « (jolb ^*tai(MU auparavant! LadifTéreiices*accroHeaoorefA passant en t*eviH^ Ich iVirnit^s si varié<^ de Tensemblf drs <»s|»*Vos du rôpjo annnaK f>l f?n n>trouvanLdân? lt*s individus do clmciino d'elles les liarinont^ J*^ Ibnelionti ({ue je Viens de signaler dans \eà indiviio^ d'une nu^me ôfig-int^ Mais les merveilles de la vie, qu<^1Iff qu'on soîl la grandeur, en les obKer\'anLilans la strnrlnre des org'anes, leurs cûnnexionsel l4«ur5 runclinns, le Hont bien davantage encore en les ol>- SArvant daiiït rintelli^nee de Dumune et rinstiaol de» animaux. L'homme est intëllig'ent et perfectib!*^ dans rindividu ri dans TespiM**'; il a eonscîent**:* dy bien et du mal, du justo et do l'injusle, de la véril»^ et de Terreur; sous ce rapport, il dépasse tous les ^ ^tres vîvantH, et à lui seul appartient la yratuietir morale. Mais Tinstinet de la brute peut paraître plus étonnant encore, car il la dirige; et la brute y obéissant exécute sans conscience, fatalement, tous les actes nécessaires à la vie de l'individu comme à la conservation de respècerEnfin, le comble de la lû^^ veille apparati^ns des insectes qui, sortant àéïasn^ ne verront jamais ni leur mère ni leur père! preuW évidente que \ instinct est infus en eux, puisqu'on ne peut supposer qu'ils doivent le moindre enseignement, le moindre secours à leurs ascendants!

INDÉPENDANTES D'UNE HISTOIRE DE LA CHIMIE. 3i!|5

384. Ces faits merveilleux montrent la nécessité de prendre en considération, dans Tétude philosophique de la vie, les principes de tétat antérieur et de tétat ultérieur (148 et suivants), résumant si bien la g^ndeur des harmonies de la vie envisag'ée d'une manière continue dans les individus des espèces vivantes, aussi nombreuses que variées! Combien ces principes ont de force pour proclamer hautement que la méthode a posteriori expérimentale, loin de conduire l'esprit qui Ta choisie pour g'uide au matérialisme, le conduit nécessairement à la conclusion que si la montre est f œuvre de la science hwnaine, Têtre doué de la vie n*a pu la recevoir, avec Tinstinct, Finteilig^nce et le sens moral, que d'une science divine!

385. Cette suite de considérations, je le demande au logicien le plus sévère, ne satisfait-eile pas plus l'esprit que des raisonnements dont la conclusion aboutit au matérialisme, à Y athéisme? Qui m'y a conduit? C'est l'usag'e continu de la méthode a posteriori expérimerUale dont le point de départ est le phénomène, V effet; et le but, la découverte, la cause immédiate de ce phénomène, de cet effet. La méthode, telle que je l'ai définie, reposant sur la pensée de la faiblesse de l'esprit humain, et cherchant les moyens d'en prévenir les inconvénients quand il s'ag*it de découvrir la vérité, est donc absolument opposée à la méthode a

^46 COXT^AISftANCES QUI PEUVENT PAnAITBE

PHioRi, dont le caractère est le dogmatisîne. Or si, pénétré de Tesprit de eetlf? méthode que je n'ai jamais cessé de prendre pour g;uîde, une suite de raisonnements me conduit à reconnaître une cause première întfilli^^ente , prévoyante , créatrice de la matière et de Tordre admirable de Tunivers, snil que Ton considère la distribution des astres dans l'espace et ies forces qui régissent les mouvements périodiques des planètes autour d'un astre puissant vers lequel elles gravitent, soit surtout qu*on réfléchisse à la coordination des forées auxquelles les ôtresorg'anisés doivent la vie, c'csl-àdire de s'accroître aux dépens du monde extérieur, de se multiplier en transmettant à leurs descendants une foTTïie spécificité qu'ils tiennent de leurs ascendants; cette forr?ie spécifique vivante, animal ou plante, représente à l'esprit deux parties distinctes, une partie matérielle douée des propriétés de la matière brute, et une partie qui s'y trouve unie Jmtimement tant que la partie matérielle est vivaQ^I^ Pour représenter cette partie sans équi^i^ôqùef oofi^l dérons-la dans les êtres vivants, Vhotrme easœpté, et appelons-la /?ar/2> dynamique.

386. Cette partie dynamique est une résultante de deux groupes de forces simples.

Le premier groupe comprend des forces dont les

effets se manifestent aussi dans les corps inorganiques, par exemple, la pesanteur, la chaleur, Télectricité, la lumière.

Le second groupe semble n'appartenir qu'à l'être vivant. Quelles forces simples le composent? c'est ce que nous ignorons absolument, qu'il s'agisse de plantes ou d'animaux.

387. Quoi qu'il en soit, rapportant à cette résultante la conservation, dans l'espace et dans le temps, des /ormes spécifiques des individus d'une même origine, les circonstances du monde extérieur restant les mêmes, y rapportant encore les fonctions des organes, les facultés instinctives et les facultés quelque peu intellectuelles des animaux les mieux organisés, l'homme excepté, je dis que cette résultante vivifiant la matière brute est le mystère de la vie, plutôt que la nature même des forces simples qui la constituent. Aussi me suis-je prononcé depuis longtemps (1) contre les partisans du matérialisme, citant à l'appui de leur opinion l'intervention des forces du monde minéral dans la partie dynamique des êtres vivants; parce qu'il n'en est point ainsi, le mystère de LA VIE réside dans la coordination des forces composant la

(i) Journal des Savants^ année 1837, page 674»

UB CONNAISSANCES OtI PEUVENT PAIUITBK

rhultante ipù vivifie în mQtihe depuis la fémnàation ( ijennefi jusfpi'à la mort^ et f/ni en perftéttu* hs kobik' jjHHClKJQUijs* Ainsi ^ la montre est \ œuvre tie resftrit tit TMt/Wie, et non oçtlt? do la matière qui en compos<fl

torg^anps, puisque vous la repmduirfszttvec toute sorte de matière douée des propriétés physiques dti laiton et dt> Tacier; e.e {(ui la caractérisej je ïe pète, nVat donc pas la matière des nrffanes, mais leu forntCt leurs connexions et ie(fry actions mutueUes, <mi ui ' nuil If^tr arrangement ^ i\\\\ pst h\i^\\ Vœuvrede Vesjàr de riiomme.

588, Si, comme je Tai dît (382), on a avancé comparaison vieille «1 vulg'aire de la montre avt h^ndvors pour eunvainere que celui-ci, pas plufl que la montre, n'est Tœnvre du hasard, les détails dans lesquels je suis entré justifient en tous points la comparaison en en faisant voir à tous Fas^éme justesse; car ij me semble impossible de ne pas conclure commue l'ai fait, sans avoir abandonné la tnéthode a posteriori expérimentale. Je ne vois donc pas d'objection a Tanalog'ie si parfiu^enire lacon^^ truction de la montre par la sciçpïi'l^tiaîaîne et la création de l'univers par la puissance de Dieu. Si on n'adopte pas ma conclusion, on ne pourra plus accuser cef)endant la méthode a posteriori expérimentale, définie avec le caractère scientifique du contrôle

INDÉPENDANTES D^UNE IIISTOIUE DK L.\ CIILMIE. 341)

que je lui attribue, de conduire au matérialisme, ainsi qu'on la dit quelquefois.

589. Voilà comment, à partir de la construction de la montre par Tesprit de Thomme, et en résumant ensuite les traits les plu» saillants dé Thistoiro de la vie, conformément à la méthode a posteriori expérimentale, j'arrive sinon à une démoïistration mathématique de ^existence de Diexi, du moins à la rendre extrêmement probable,

390. En écrivant ces derniers mots, je ne puis me défendre d'un rapprochement. Je suis parti de \ étude A POSTERIORI des faits les plus minutieux sans autre prétention que d'arriver à la connaissance de leurs causes prochaines, et de m'y tenir; cependant i'àg^e auquel je suis parvenu secondant des efforts incessants potir connaître des sujets contigits, m'a permis d'aborder des questions générales auxquelles je n'avais jamais pensé. C'est donc la contiguïté de mes études, quant aux sujets, qui, après m'avoir fait suivre dans ses détails la dbmparaison de la montre avec les corps vivants, m'a conduit a la conclusion que si la montre est l'œuvre de l'espiit de [homme, le monde avec les êtres vivants ne peut Ntre que d'une science divine.

350 COPÎXABSANCES Qt'î l'Kt'VEST l'AnAÏTllE

5ttl, Voyons si les raisonnements du rna/ên de V athée, présontent la même rig-iieur dans Ieur«h Hftmble qiHj la suite lopiquf! (l(?s raiîîmuienjnnls loti*-,

I jours conrorm^^s h la méthode a PosTEniORi e.r/m'nfitf^

' taie qup j(* viens d'exposer.

L'nllu'îe affirme qu'*7 n'y a pas fie Dieu el qao

I f/iws tvnivciJi, il n'existe i/ue He ta matière bntte ^f

I forces qui y sont hUtèmtei^, AfïlrmRlîon d'où découl lu conséquence que tout ce que nous voyons est u

[ n^sultat fortuit^ Tceuvrcdu hasanl, fl non Tceur

[dune intellig^tmce divine, créatrice nu siinplrniciil org^anîsalriceet prévoyante. Ajoutons |K>ur l'^i^Iairctr la question que nous ne eoneevous v\e\\ k Topimoi bAUirde de ceuxqui, voulant bannir flu lang^ajçe I

' mots Dieu et Providence^ ont dit nature^ non plus pour ^ exprimer Tidéc de YmiiverHcréè par Dieu, par la Pro* vidence, mais pour confondre cet univers avec un être doué d'attributs divins tels que la force créatrice, la force conservatfice, la prévoyance et la hotUé même ; en un mot nous ne pouvons comprendre un être doué d'attributs divins qui ne soit pas Bieu, et qui sembla n'avoir été imag^iné que pour dii^aux spi^ ritualistes nous pensons comme vous, et hixx matérialistes nous ne croyons pas à Dieu , mais comme vous nous croyons tl la nature Sensible à nos sera.

592; L'athéd part-il de la inéthode a PdsTËRiORt ftr-

périmerUak? non ; mais de cette méthode a priori que Bacon , disent les philosophes modernes ^ a eu la gploîre de bannir de Técole philosophique.

Peut-on citer en effet une proposition plus k priori que le prétendu principe d'après lequel on dit tout ce qui est possible anive. Or f univers est possible, donc il est. Il est possible, arrangé comme nous le voyons, donc il est te/» Est-ce là une explication? non; je ny trouve qu'une pétition de principe.

593. Où conduit ci^ préte?idu princijw dans les scien-' ces d'obsetvatioîi, de raisonnement et dexpérienjcel je l'ignore; cependant, en y réfléchissant, une chose me frappe, c'est que l'importance en diminue à mesure des progrès du savoir de l'homme ; car la question du possible ne concerne que Yincomm, puisqu'à l'égard de toutes les lois et de tou^ les principes dont la science démontre la vérité, en déclarant faux ce qui y est contraire, on restreint le possible à ce qui n'y est pas opposé.

Or, je le demande, loi*sque nous voyons si l^pureusement le champ de Tinconnu se rétrécir de jour en jour par suite du progrès des sciences, par des lois nouvelles, des principes nouveaux qu'elles formulent conformément à l'expression de l'Écriture que tout dans F univers a été fait avec nombre, poids et mesure ^ de tels résultats répondent-ils àropinion où l'on affîrmc

SAlSSAi\CES Qll TEIVENT PAUAriHE

fjuo If^ montlf* matériol f^t In monde orp^niqii^'srmT Ips rt*su)ials du liasard ?

eoMÊ

5îH, I/iitluV roprnfîho ûiix partisans do i>j f/f' Dieu dr n'admrttio, pré le nd -il, fp^uno hypoUim^ ilan^ l^îinpuissaiRT ou ils sfjntde la dénmnlrer, M Tathéc peut-il dt^nioriLrer la simne? Suttît-il dej dire dans \v vrai, en avançant une proposilion jarativo iiaus la prouver? évid^^nuiif^nt nmi, Affîrinj fl'une luanïèrt* al>w>lue la non-existenee <fe Uteuei au point dv va*' s* îentif îrp)t% une propûsitiùn roi Ibrnie a la jn/^^lhnde a priori et opposé à la mHfif^fk] HïSTKKioui (*j/tMmcn/t/fr, le si^ul llanihcau etijiabled^ diriR^er rhoninie dans la reeherehe dos v^TÎtéJS dH iHïssort de la philosophie naturelle. Si cette it)<''lhod<? ne prétend pas donner xxn^ ifémomtration parfaite àe lexvtterice de Dieu, convenons qu'il est plus conform*^ H son esprit et à la log^ique d'admettre une cause suprême intellig^ente que de la rejeter en pesant toutes les raisons allég^uées datis la comparaison de la montre avec l'univers, raisons que jf résume ainsi :

595. La montre ne s' est point faite seule, sa matière n'en est pas la partie essentielle, car cette partie essentielle réside dans V arrangement de ses organes par /'esprit de t homme;

Ce FAIT INCONTESTABLE conduit sans détour à se dire, V univers comme la montre, ne s'est pas fait seul tel que NOUS Lfc votons; une intelligence suprême a présidé à son ARRANGEMENT avec nombre, poids et mesure; et, comme dans la montre, ni la matière, ni la nature des forces simples agissant sur cette matière ne constituent essentiellement têtre vivant;

C'est Y arrangement de cette matière soumise à une résultante de forces, qui constitue la vie, en vertu de laquelle résultante, la vie de Fêtre se transmet avec sa forme spécifique à des individus capables de la perpétuer dam f espace et dans le temps, les circonstances du monde extérieur restant les mêmes;

Cette forme spécifique dans Tinsecte est douée de ces instincts si variés qu'elle possède sans le savoir, et tOthsThomme, l'individu comme l'espèce est perfectible et la conscience de soi-même s'y allie avec le setis moral.

35A COMArSSANCES QDi PEUVENT PAflAITRF.

396- Après cette suite de raisonnements, comment dire, ffimi n'existe pasi La matière à locjaeBft sont inhérentes la chaleur, la lumière, l*élcclrîcilé, le mag-nétisine , s'est arrang^ée elle-même comme nous la voyons; la [liante ni5cessaire à Tanimal sesl formée la première pour nourrir le second, L'instiDcl dû la brute, Tintellig^ence, Tâme de Thonmie, ont animé simultanément la matière. Une telle afCrmation blesse tous mes sentiments de savant et d'homm.

aj De savant.

597, J'ai entendu dire : les êtres vivants ont &à formés comme les cristaux de sel marin dans ftwi de la mer des marais salantsque frappent les rayans du soleil.

Les formes régulières que prennent les espèces chimiques par la cristallisation , n*ont rien de comparable avec les êtres vivants, quelque admirable que soit d'ailleurs la symétrie des cristaux : ceux-c! sont le résultat de {équilibre te phts iftable de leurs molécules (29, 48), quant aux circonstances où elle* sagrég'cnt; tandis que l'être vivant^ au lieu d'uJi solide géomf^trique à facetter planes, aftecte frénéralement des formes plus ou moins arrondies, composées de solides et de liquides, dans Fintérieur des^ quelles tout est mouvement; des molécules y pénè

INDÊPENDAxNTËS D'LNE HISTOIRE DE Lia ^^lE. 355

Irent du dehors , pendant que d'autres môfécules en sortent ! La vie n'existe qu'à cette condition ; lemouvement est donc inhérent à Vêtre vivant, comme 1^ stabilité au cristal, et dans l'être vivant où la matière cristallise, la maladie existe.

598. Les plantes et les animaux, dites-vous, jont étê'Çroduits par les circonstances mêm^ où là matière s'est trouvée, sans dessein prémédité d'une cause intellig^ente ; leurs formes si variées sont autant d'efîets du hasard, et vous ajoutez : la faculté qu'ils ont de se reproduire avec leurs formes spécifiques originelles, simulânément et successivement, les facultés instinctives ^ui veillent incessamment à }fiL conservation dé la brute sws que celle-ci le sa-

tehe; énfinî'intellig'ence, l&nBP^) l'esprit, l'âme de ITiommê, sont des conséquences de ces formes variées qui tiennent Ic^^yiedu hasard. Certes, nous voilà loin de la cristallîAJfen ; et vos assertions manquent de cette suite, de cme contig'uité de raisonnements auxquels la méthode a posteriori expérimentale m'a conduit, et que. j'ai cru devoir résumer (395).

Permettes- moi quelques observations à vos assertions.

599. Si les plantes et les animaux sont les produitsdu hasard, pourquoi, aujourd'hui, ne voit-on pas

35ft cw^AIS5A^cEs qu pelï^kt R\aAiTa£

8ortirfl0;b&rpo, dusr^în des eaux douces ou salées,^ chevaux, di^s jK*ules, des tortues, etc^c^tcTc tHres furent produits autrefois spontanémenLj ctiiwwl vous l'anirmez, quelle causi' s'oppose aujourd baii] des reproductions ég^aleraenl spontanf*cs? Vouirp- [loudcz que dans V&gG du monde où la vie ûp|ianilj sur la terro^ la nature Jouissait d^une puiâsancrl quelle a p^uel

iOO, Une explication devient nécessaire-

Si vous \}r('ienihz vvslvv dans la science^ il ne fini ni équivofjue ni ptHÎUon de principes (392), ni im^ f|uer une tial^ire inieWyrnte j(391), ni supposer la nwr ti(^re dou<!!0 de forces différentes de celles fiueooiu lui altrihuons; il înipoito en un mot de reslerJtns le connu : à ces condt^ns seulement la diseussi^ii est scricuse.

Quand la nature prx^duisHil s^ptiiariéf^ieni les plui^ ies^ les animaux et Thomme , éÛÊmtwi utw jm^fm^'^f diLos-vous, qu'elle a perdue depuis-

Voilà ce que je ne conçois pas T ni au point de viin do la coniposilion chimique des corps vivants A}, UJ au point de vue de leurs facultés instinctives et int**!lectuelles B).

A) Si je me représente sans difficulté des époques où les forces de la matière, au point de vue de la constitution chimique du g*lobe , ag^issaienl dan^

Fatmosphère et dans Fécorce terrestre avec plus = d'intensité qu'aujourd'hui, de sorte que de "Xtes chaînes de montag^nes étaient soulevées , et que de grands cataclysmes, en creusant de profondes vallées, chang*eaient le relief des plaines, je ne me représente plus l'influence de cette puissance pour dé- U^elopper la vie; car la compositîota chimique dès êtres vivants ne soufire n^ «Hrande chaleur ni une forte électricité; elle cènWB|Hfe à ces forces en se simplifiant dans sa comp^tion. Les composés produits sous nnfluence deJtej«vie sont plus complexes généralement que les composés de la nature itforganique; leur stabilité est moindre et leur formation fort lente. Dans cet état de choses, il faudrait donc expliquer comment cette nature serait assez puissante pour engendrer la vie, tout en étant cepen- . dantn incapable d altérer la composition chinrique des produits vivants. j/^^.

^/ Si on alléguait que cette natun^jjfissante n'a pas TSâréé les espèces actuelles, mais les espèces antédiluviennes .\.que l'on Drétendrait avoir été plus fortement constituée» au point de vue chimique que les autres, je rappe][lerais la remarque que je fis il y a quelques années, c'est que les conditions où vivaient les espèces antédiluviennes devaient avoir les plus grands rapports avec les conditions du monde actuel, à en juger par les formes de ces espèces, par la composition des

368 C0\SillSSAP«<a9 on PEUVENT PAAAmtE

OS quo tkoiifi trouvons à Tétai fossile^ et par XhnH- Uule de leur vie sur la (erre et dans les eaux doure ou sali'îos; car ùvidGUUûeni leur corisliiiition miak^U'^ subordonnée à f^AV, rt eeii(vcî dcvoil Hre eoeatommetil liquide dans TintiVieur de leurs organes, et 1<*H principes* plastiques ne pouvaient subir tnisprobablement une température de 75* sans se sot diBer. Une vie permanente, en ce cas, néUSi donc possible qfi'au-dessus de zéro et au-dMsou?

de 7S

B) Au point de me des faatùén instinctives et i^lh-

Si le recours à une native ^\\x^ pimsaniê que la natore actuelle pour ^\}^\\(\n^v\^% générations ^ntar^ fl(>ïï iMres vivants suscito des objections plutôt qu'elle n*appuie ropiiiion pour laquelle on Tinvoque, à plus forte raison n'a-lr-elle aueune si^ïfîcatioc quand on , considère les instincts et les facultés intellectuelles. Sur quoi se fonde une telle opinion, à quelle anslog'ie recourt-on pour que les forces de la nature brute eng'endrent et t^tinct^àQ Tanima^ faculté dont tous les actes dénotent la science la phis^rofonde comme la plus prévoyante, et l'intelligëfeede r homme douée du sens moral ? Certes une étude approfondie de Tinstinct des animaux, au lieu de conduire Fhomme à l'athéisme, ne lui inspire-t-eUe pas la pensée que, comme la brute, il pourrait bien

avoir reçu quelques notions dont il ne démêle pas Torig^ine ?

b) D'homme {Sm).

401. Je viens de montrer ce que Y affirmation de r athée a de contraire à l'esprit de la méthode a posteriori expérimentale et à la probabilité de la vérité scientifique.

Après avoir parlé comme savant, une réflexion sera permise à Thomme comme complément de ma pensée ; des écrits à l'adresse des g^ens du monde, où l'on s'appuie de la science pour affaiblir, sinon détruire, le sentiment religieus, me la suscite. Je vois tout ce que la société peut perdre en les lisant , et je ne vois pas ce qu'elle peut y gtig*ner. Certes les conditions de l'humanité, dans tous les rang^ de la société, ne sont pas si heureuses pour qu'on veuille les afiaiblir encore! Or je demande à ceux qui ont fait une étude sérieuse du cœur humain^ s'ils lui connaissent un sentiment plus cher que V espérance? Eh bien, vous qui prétendez écrire pour le bonheur des hommes en les éclairant des lumières de la vérité, afin de détruire ce que vous traitez de préjugés, attendez, pour que j'applaudisse à vos efforts, que vous l^ez découvert quelque chose de meilleur que V espérance pour consoler une mère de la mort de son fils,

360 co^NA^ssA^CES qui pecvest païuitbe

smitmnr un malheureux en proïc^ A Ift mîsèwouàla (louletir\ ralmer celui ijui a failli et qui se repenl. pour adoucir enfin hîs dernières heures du crimimJ frappé par la justice des honnues !

Du pi/rrhonisnie^

401i. Va\ imvlnni du pi/nhonh7ne^ je n'ai pasenvue beaucoup <i^ g*ens qui en font profession dans le monde sans que leur opinion soit toujours sincère, je considère surtout la disposition que portent dans quelques sciences ou dans la philosophie un certain nombre d'esprits honnêtes, sérieux et timides.

Avec nos connaissances bornées, ma foi en la w^thode K posTERTOVU exf^érimPHtale ^ et mon éloîg^ement de ce qui est a priori, dogmatiçne^ saiis bonne raison m contrôle, je conçois fort bien comment les esprits dont je parle arrivent au doute, au pyrrhoràsme, et j'ai hâte de dire que je ne les crois pas susceptibles d'être athées, parce que, selon moi, on ne le devient qu'avec une tendance à Va priori on au dogmatisme, et en fermant les yeux sur un ensemble de faits absolument contraires au matérialisme.

Lorsque je m'intéresserai à un jeune esprit disposé au doute, je lui conseillerai de ^rtir le plus promptement possible de cet état en se fcuniliarisant avec des travaux de philosophie naturelle où Tob-

servation, le raisonnement et Texpérience ont heureusement concouru à résoudre des questions du domaine de cette philosophie; l'étude de ces travaux l'encouragera sans doute, et en réfléchissant, à l'aide qu'il trouvera dans la méthode, il sentira que s'il faut une certaine réserve pour admettre les choses nouvelles, un peu de crédibilité et d'imagination sont favorables aux travaux scientifiques, à la condition, bien entendu, de recourir plus tard à la froide raison quand il s'ag*ira de tirer des conclusions définitives. A l'égard de tout esprit sain , quelque peu vig^oureux, le doute est toujours pénible. Heureusement que le champ de nos connaissances est assez vaste pour trouver promptement des sujets du domaine de la philosophie naturelle dont l'étude conduit sans de grands efforts à des résultats de quelque certitude; et, pour dire toute ma pensée, je ne pense pas que passé une certaine limite, l'esprit de doute, lors mê^ qu'il est éclairé d'études scientifiques réelles, irorable à la découverte des vérités du domaine Tphill^iaphie naturelle.

C0N?IA!56AHCfiS QUI l»KOTE?fT PAE4ITH:

403. Los questions que je viens d^éJercr contre Ie8 alh'^gationâ de Tatliée n*ont été ni traitées m (if*s*'i^8 nH*nif?, et cepenflanl^ avant d'énoncer d*< iifllrmationH *'n faveur df? ropiuion quejeviensde codibaltrp, n*aurûit-il [las fallu s'expliquer sur les tlinicultés soulevées?

iOi. Hn résumé^avec notre science, siîmptrfaite encore, comment osez-vous trancher la question capitale de Thomme? Parce que tous ne wi* cevez pas Dieu, vous le niez! Mais Tespace existet vous le reconnaiiiscx! Va\A\ limité o\i sans limites? J'avoue mon humilité, incapable que je suia de le concevoir, ni avec des limites ni sans limites, i Kh bien, si, ù votre exemple, je niais Tespace^ que 1 diriez* vous de ma conclusion?

405. Le tableau suwant montre assez bien les trois groupes dont je parle dans le ohrislianisnie, It^ judaïsme et le mahoàoi|||iN^ 'iej

REUGIONS.

a) ORTHODOXES.

b) MYSTIQUES.

c) PROTESTANTS.

Christianisme

isme.j

Catholiques romains.

Judaïsme.

Reconnaissant la révélation de la

Bible et la Mieima^ |

l'origine divine

du Talmud.

Quiétisme

au xiv« siècle.

Quiétisme de

M"« Guyon au

xvii« siècle.

Juifs hellénisants^

thérapeutes^ essé'

niens"" kabbalistes^ |

gnostiques.

"^^■l '"Zr"*' 1

( Sbeykhys.

soufys, Karmates.

Lr

Luthériens^ calvinistes 9 etc.

Karaïtes.

Motazales^ kossayrys^

on ehl'è-hekk.

* Voir VintrodMetton à la Kabbale par Franck, 2« édition (encore inédite).

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