DE GU1NES A CALAIS
L'extension de la chaussée romaine de Térouane à Sangatc jetait deux rayons ; l'un , après avoir passé la petite ville de Guincs. Il nous est impossible de marquer précisément l'endroit d'où il partait. Nous voyons bien par l'histoire de Guincs de Lambert d'Ardres (2), que cette chaussée passait sur les contins de la terre de Mcrc et du comté de Guincs ; que Renaud, comte de Boulogne, vers la fin du su.* siècle, pour fortifier sa terre de Merc contre le comte de Gui nés , fil creuser un grand fossé tout le long de la chaussée* Mais des trois lieux indiqués par où elle passait, noua ne reconnaissons que Calais: Euslachiut
monachu* populum Mercuritii territorii convocatit ut ad fir mandant
terram Mercuritiam... apud Axlatjuxta calcatam, quœ duoit apud Nirennam, et inde apud Calairiacum, ttatuto die convenirent, et ibi ex utraque parte calcula* foderenti et maximo fottato terram Mercurilicam concilièrent et contra Ghi*nen*e* communirent.
Cette chaussée est appelée Leda dans un titre du mois de janvier 121 i dont voici les termes : Ab orientait parte ipriu* Ledœ ( riœ latœj... inter maretcum de Gitnct et mare*cum Sancti W il mari de nemore (3).
DE SANGATE A MERC.
L'autre rayon partait de Sangate et allait aboutir à Merc, en côtoyant la Manche. Elle est toute tracée dans une charte de l'abbaye de Saint-Bertin du mois d'août 1224. L'on y voit que du port de Sangatc elle était dirigée droit au
(I) Cari. S. Qoint., tup., p. 63. (3) Du Caoge, Gloa»., ao mot Lêda.
(S) Duche»»e.M»lwn*eGand«de(rtùso«,pr.,p.î5».
courant d'eau qui Tenait de Guines, où elle rencontrait la chaussée dont nous Tenons de parler qui, venant du Midi, se rendait à Petrcsse , aujourd'hui faubourg de Calais. Au delà du fossé, elle déclinait à l'Orient vers les salines de Merc, d'où elle allait en droite ligne jusqu'à la paroisse du dit Merc : A stratà que a mari venit et dirigitur utque ad curtum aque , que venit a terra
Gùnenti tel Ardensi vertu» austrum utque ad itratam que vertu* orientent
vadit ad salinas de Merch ; et recta linea dirigitur utque ad parrochiam de
Merc h a ttratâ predictd vertu* auttrum que vadit vertu* Petrette.
Nous vojons par la Notice de l'Empire que les Romains avaient un corps de cavalerie étrangère sous les ordres du général de la seconde Belgique, en station à Merc : Equitet Dalmatœ Marcit.