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DIXIÈME BRANCHE DE LA VOIE MILITAIRE

deuiibmb de senlis. La seconde branche, la seule qui traversât la cité de Senlis, en sortait par la de cette ville a porte de Saint-Rieul et, allant passer la petite rivière d'Aunette à Vilvert, à bavai. l'endroit qu'une charte de l'official de Senlis de l'année 1236 nomme le gué de

Creil, (terram titam in fundo ejusdem eocletie, ultra vadum Crediolii, majori srate contiguam) t entrant ensuite dans la forêt d'Halate, elle passait au pied du mont Christophe et descendait à Pont-Saint-Maxence, Ponte* , qui est à cinq

lieues gauloises de Senlis, comme nous l'avons dit, après y avoir traversé l'Oise sur le pont dont ce lieu a retenu le nom. C'était peut-être le lieu que les actes de saint Rieul nomment Charma (1), auquel lieu le saint Prélat rencontra l'exprès que le peuple de Beauvais lui envoyait pour lui annoncer la mort de saint Lucien : Cum autemquodam die cum quihusdam suis cleriois institutum arriperet iter, in Chanaâ villâ supra lsarœ fluvium legatum Beîvacensis pleins obvium habuit.

Elle allait droit au village qui porte aujourd'hui le nom de Saint-Martin- Longueau , point de réunion de deux autres branches de chaussée.

Celle de Senlis continuait droit à Elrée-Saint-Denis, stratum, en laissant sur la droite Sacy-le-Petit. Elle est nommée dans deux chartes de l'année 1220 de l'abbaye de Saint-Denis (2), touchant Ully-Saint-Gcorges, Via Pontes, via ad Pontes; c'est-à-dire, la voie qui va à Pont-Saint-Maxence et Via publioa dans une charte de l'an 1164.

Nous présumons qu'il y avait une colonne milliairc sur le terroir d'Etrée, parce qu'il est dit dans un dénombrement de Raoul d'Etrée du 18 juillet U06: Item à la Haute-Bonne d'Estrées, XV mines ou environ de terre. Elle cotoye le terroir de Francicres. Depuis ce terroir jusqu'à celui de Beaumanoir, cette chaussée prend le nom de grand chemin d'Amiens. Elle va de là passer la rivière d'Àronde à Gournay : Ad Aratum Gornaci. Un titre de l'an 1200 (3) de l'abbaye d'Ourscamp la nomme ainsi. Elle se détourne sur la droite de Séchelles du grand chemin actuel pour gagner Conchy-les -Pots. La chaussée, un peu avant le village de Tilloy, se joignait à celle de Beauvais à Bavai en Hainaut. Nous parlerons de cette autre chaussée, la même vraisemblablement que Guichardin (A) avait en vue en disant que l'on voyait encore de son temps les « restes d'une » rue ou voie merveilleuse ou plutôt miraculeuse , laquelle va de droite ligne

» depuis ce lieu (Tongres) jusqu'à Paris, l'espace de plus de 80 lieues de

» sorte que le peuple esbay d'un ouvrage si excellent et de si haute entreprise, » a inventé la fable de dire que le diable l'a bâtie en trois jours et trois nuits. »

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