‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 227 sur 294 · QUINZIÈME BRANCHE DE LA VOIE MILITAIRE · texte numérisé non relu

QUINZIÈME BRANCHE DE LA VOIE MILITAIRE

La seconde branche formait un angle aigu avec la précédente , à la porte de oicxiuiï di mi la cité de Beauvais, dite du Gloria laut. Voici sa direction, d'après une décla- va». — i>« <:kti« ration du dîmage de la ferme de Tillel, servie au trésorier de l'église de Beauvais v,"« * »AV*'entre 1405 et 1413 (2). « En allant droit à un buquet que on appelle Campignoles » et de là à la justice de Morlaines, joignant ù la cauchic de St.-Just , en allant » au bos de Menonval , en allant au quemin de Valaines, en allant à la couture » de Menonval , en allant tout Contreval , Pinchonlieu et à certaines pièces soub » le cauchie de St.-Just, emprès le mur St. -Ladre, qui est vers la justice de » Bracheul. »

Elle passe au calvaire de Fouqucrolles , sur la droite de St.-Riraaud (3) : Apud sanctum Rimoldum extra Calceiam et fossetum, (charte donnée vers l'an 1180); Scptem minât terre sementis contiguas Calciate S. Rimondy , (autre du mois de décembre 1227); Le gratU kemin qui t'en va de Beauvez à St.-Just (A), (lettres à Raoul de St.-Rimaud, du mois de mai 1502); à Essuile, monument des anciens Hassi (Voyez la Notice). En ce lieu elle traverse la Brèche, près du moulin, va passer sur la droite de Nourard, à l'eitrémité septentrionale de St.-Just, au pied du Plaissicr, qu'elle laisse à droite. Elle y est nommée Chemin des Poissonniers ; Terre aboutissante au chemin de Ratenel , dit le Chemin de* Poissonniers et au fief de Caillouet, (ancien état du domaine de l'abbaye de St.-Just au Plcssier). A gauche de Ravenel, à droite de Vaumont : Interpeciam mediam a Calceiam de Vamonty (charte de St. -Louis de l'an 1258, en faveur de l'abbaye de St.-Marttn-au- Bois). De la ferme des Vallées , dite aussi de Vienne, qui est au bout de ce village , la voie passe dans Hongerain : La chaussée qui mène de Mongerain à Courcelles, (cueilloir des cens de l'abbaye de St. -Corneille de Compicgne, de 1518. concernant le fief de la cenne à Mongerain) ; Le champ de VEpinetle le long de la chaussée Brunehaut.... La chaussée Brunehaut qui mène de Mongerain à Cour ce! les, (déclaration du mois d'août même année, des terres tenus en champart éu fief susdit). Le nom de Chaussée Brunehaut se trouve répété jusqu'à huit fois dans une décla-

(I) PrniT. , p»rt. II , n.» (3) Prevv., part. II , n."

(3) Ut. rouge da ctup de îkiUTtù, f.«8, t.- (4) Arc», de l'H4ici-Dka At Beaarai*.

ration des terres de la ferme des Obits à Mongerain, donnée en 1552. Sur la droite de Tricot : Trois quartiers de terre, séant au moulin de Tricot, tenant à la chaussée Brunehaut, (déclaration de l'année 1518); Decem et novem minas sementis terre site in territorio de Tricoc, in una pechia juxta Calceiatn in loco qui dicitur cultura Daridel, (lettres d'Alphonse de Rouvoi, du mois de mari 1284). Au milieu du village de Courcellcs, au bout de Rollot, à peu de distance de l'église collégiale de la Madclainc, où la chaussée est nommée le grand chemin du Beauvoisis, comme le renseigne un papier terrier de St.-Corneillc de Compiègne de l'an 1491 ; le long des allées de Bains ; dans Boulogne-la-Grasse ; le long du parc de Tilloloy , on le laisse à gauche et Bcuvraines à droite. Elle coupe le beau chemin de Crapauménil à Roye, qui est l'ancien chemin de Compiègne ; elle sépare les terroirs de St.-Gcorges-les-Roye et de Yerpillières. Les lettres de St.-Louis, du mois de septembre 1236, confirmatives des biens que l'église de Soissons avait sur le terroir de St.-Georges, portent : In campo ad Calceiam (I).

La chaussée est tellement bouleversée dans cette partie, qu'elle ne conserve plus que le nom de Sentier de Beauvais. Elle ne parait plus même à l'approche du village de Royeglise , où elle passait près d'un petit bois , lequel est dit dans un titre de l'abbaye d'Ourcamp, de l'année 1257 : Tenant à la Cauchie vers Royeglise. Après avoir traversé la rivière d'Avre et le village de Royeglise , en face de la porte de l'Eglise, où l'on a découvert, depuis quelques années, des tombeaux de pierre très anciens , qui avaient été placés sur le bord de la chaussée , elle va gagner le village de Champion, ensuite Landevoisin , la rivière d'Ingon à Bi- Pont, autrefois Aubin-Pont, suivant un aveu de la seigneurie de Cressy, un lieu nommé Curtival où elle est nommée Calceia dans un titre de l'année 1 226 ; le village de Voyenne(2), (il y a des lettres de Charles de Sainte-Haur, seigneur de Nelle, du 18 octobre 1460, pour les réparations à faire à une partie de la chaussée de Voyenne , auxquelles il était tenu avec le chapitre de Noyon) (3) , où elle traverse la rivière de Somme pour gagner Ugny : u A l'un et à l'autre côté de la » rivière, dit M. le Nain, ingénieur du roi Louis XIII en Picardie (4), l'on » trouve la suite d'une chaussée militaire à toutes les marques de son antiquité. »

Elle va droit de Ugny à Vermand, passant le long de la terrasse du camp romain , de là à Bihecourt , à la source de la rivière d'Aumignon , vers Pont- Rue , Pons r#» ; elle coupe la chaussée de Saint-Quentin à Arras ; laisse Riqucval sur la droite (séant à la cauchie desoubs Riqueval qui ta à Fermons, ( titre du

(t) PrcoT. , part. II , n.» (3) Cari. Noriom. Eccte*. D • 5, t.' XII " XVI , t.*

(») Cari, de Liboni , t.' 10, t.* (♦) Plans MSS. du pasugei de la rivière de Somme.

xiv.* siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Mont-Saint-Martin, qui est dans la bibliothèque du Roi, fol. 72, r.'), passe sous le moulin à vent de Noroi, (quittance du droit d'amortissement du mois de mai 1295, pour seize verges de terre : Ad Calchiam de subtut molindinum ad vent u m de Nouerai), (1) et entre dans le Cambresis à Etrée. Cette partie de la chaussée est mentionnée dans un titre de l'année 1247 du même cartulaire du Mont-Saint-Martin : Inter Calceiam per quant itur de Etirée» apud Mares : que nemora comittunt eontigue inter dictant Calceiam et le Treu de Wiencourt (2).

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