‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 236 sur 294 · VINGT-QUATRIÈME BRANCHE OU PREMIÈRE DE LA SECONDE VOIE MILITAIRE · texte numérisé non relu

VINGT-QUATRIÈME BRANCHE OU PREMIÈRE DE LA SECONDE VOIE MILITAIRE

sixième d'amirns. n Du même point d'Amiens, sortait deux autres chaussées; non de l'ancienne voie cette villk a sen- militaire, mais de la nouvelle. La première prenait son commencement hors de us et de la a l'ancienne porte de la cité, nommée depuis de St. -Martin. « Oultre le porte St.r » Denis devant le puch , en le grant Cauchie à aler à Paris d'un costé, et de l'autre à aler à St.-Acheul. » (3)

Le Cauchie du Roi notre Sire en le rue St.-Denis^ (titre de 1401 , contenant permission donnée par le prévôt du Roi au chapitre d'Amiens , de faire un ruisseau pour écouler les eaux de la maison dite le Pouroession Regnart) (4). Elle passait à la porte de Paris (5), qui fut fermée en 1550, rouverte en 1592, et interdite absolument en 1 607 ; montait ver» le Mont-Joie : « Vingt-trois journaux » de terre séant à Mont-Joie, tenant d'un bout au terroir de Dury, d'autre à le

» grant cauchie de Paris Trente-quatre journaux de terre séant à Mont-Joie,

» nommée le Camp des Moines, tenant... d'un bout au terroir de le Bouteillerie, » d'autre bout à le cauchie de Paris. » (Papier terrier de l'abbaye de St.-Fucien, de l'année 1526).

(!) Matbranq de MorinU , Uwn. r . p. 1. (*) BegUt. de I HÛW-de-Vill« d'Amieni. col* A.

(3) Ibid, pag. 596. (s) Daire , bUloire d Amiens , 1. 1, p. WS.

(S) Regiil. de» eeni et rtnki doi  la maladrerie d-AmUu.dninoiidejiuiiUU».

Elle gagnait le village de St.-Fuscien; elle paxse dans les jardins de l'abbaye, du côté de la marre, (elle y a été aperçue depuis deux ou trois ans), au milieu de l'église, directement sous le clocher, sous le chapitre, sous le réfectoire, sous la cuisine et dans le jardin abbatial. C'est en cet endroit que Rictius-Varus fit trancher la tête aux trois saints Gcntien, Victoric et Fuscien. Leurs actes du vin.'

siècle ne lui donnent d'autre nom que de chemin de Paris Die quadam

Parisius urbem carpentibus iter obviu* extitit percunetator (Gentianus). Mais de là à Sains, le papier terrier déjà cité nomme cette chaussée tantôt la vieille cauckie de Paris , tantôt le vieil chemin de le cauohie de Pari*, tantôt la cauohie tout simplement, tantôt le granl chemin de Paris.

Elle va de Sains à Etrée, dite Etrée-en-Cauchie, dans un dénombrement des fiefs d'Etréc et de Maucreux , de l'année 1382 (1), et dans un aveu du 20 janvier 1604, Chemin de Paris. Elle passe à côté du fief de Ticuloy, situé au terroir de Berny , dans le parc du Chuussoy , le long du bois de la Faloise ; à Paillart , où elle coupe celle de Beauvais à Setuoi ; sur la gauche de Bonviller; (ce lieu paraît indiquer une colonne milliaire) ; dans le voisinage d'Ansauviller. Une transaction non datée entre M. Le Bel, curé de Wavignies, et les particuliers et habitants le long de cette chaussée, du côté de Wavignies, lui donne les noms de rue des Poiisotmiers et de rue Verte d'Ansauviller. Elle porte le nom de chaussée d'Ansauviller dans une enquête du 28 septembre 1488, en faveur de l'Hôtel -Dieu de Beauvais, au sujet du Blanc- Fossé. De même dans un ancien état des terres que l'abbaye de St.-Just avait au territoire de Quincampoix , que la chaussée cotoye. A St.-Just, d'où elle monte vers Boutcnangle et Erquinviller , qu'elle laisse à gauche; à Noroy, Nigra-Via; à Fouilleuse; à Mainbeville; à Epineuse; au bois de Favièrcs et rejoint la chaussée de Senlis à St.-Martin-Longueau ; elle est tracée ainsi dans la carte de Guillaume de l'isle.

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