‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 238 sur 294 · VINGT-CINQUIÈME BRANCHE OU TROISIÈME DE LA NOUVELE VOIE MILITAIRE · texte numérisé non relu

VINGT-CINQUIÈME BRANCHE OU TROISIÈME DE LA NOUVELE VOIE MILITAIRE

dr koton \ AHiAs. Cette nouvelle voie jetait une troisième branche à Noyon. Elle allait du côté de Nesle. De Noyon à cette petite ville du Vermandois la chaussée est appelée dans un titre de l'an 1188, tantôt Cal data Belli-looi , tantôt Calciata nigelle;

(\) Cutol. Or»i-Cjmpi , f.« 1SJ , t.' i«) IMd , t.» m . r.«

dans un autre du 15 juillet 1201 , Caloeia de Beaulieu (I) ; dans un autre enfin du seigneur de Nesle du un.' siècle (2), Calceta de Bello-loco. Elle passe à Froitmont, eu latin Fractus mmu. De Nesle à Péronne cette même chaussée est nommée chemin royal dans une charte du mois d'octobre 1241 (8), dans un traité Tait en 1304, entre Simon, sire de Nesle et l'abbaye de N.-D. de Soissons (4). On trouve sur cette route Licourt et Etcrpigny, indications d'une chaussée romaine. Elle traverse celle de Saint-Quentin â Amiens entre Brie et Villers-Carbonnel. La verdure dont elle est tapissée dans la plus grande partie de son étendue, semble lui assurer un rang parmi les chaussées romaines. Elle sortait de Péronne par la porte du château qui est bouchée depuis plus d'un siècle et allait passer la petite rivière d'Haie vis-à-vis Feuillaucourt. Entrée dans l'Artois, elle traversait la forêt d'Arrouaise au Tronc Béranger, Truncut Berengarii , aujourd'hui Lamotte -liera riper.

« La tradition est, dit l'avocat Maillart (5), que c'est le tombeau de ce n voleur insigne, qui détroussoit les voyageurs qui passoient par ce grand chemin » romain , cette chaussée Brunehaut, ou voye militaire. »

Elle passait à la porte de l'abbaye d'Arrouaise, que les actes de saint Ilildemart, ermite en ce lieu en 1007 (6), disent être située sur YEtrée publique: Hic itaque locut super stratam publicam conttitutut in »iha,quœ dicitur Arida-

gamantia titut lucé clariut apparet eotdem impios (1) (Berengarium, etc.)

non in hoo tantum loco, ted et in finitimis eiroumquaque locity et tnaximè per »tratat publient longé latêque difcurrentes , quam diù liquit, suam exercuiue et protelaite maliliam.

De là à Villers-au-Flot , en laissant sur la gauche Bapeaume et le Tranloy elle se joint à la chaussée qui conduit de Saint-Quentin à Arras. Cette branche de chaussée est nommée dans les anciens manuscrits (8), Via sanctorum; sans doute à cause du grand nombre de pieux Ecossais et Hiberuois qui se rendaient par cette voie ou à Arrouaise ou à Péronne.

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