TRENTE-ET-UNIÈME BRANCHE DE LA VOIE MILITAIRE
ucateieme de Boo- Quoique le père Le Quien (4), dans sa dissertation sur le P or lus Iccius, reproche ioone. de cette à H. du Cange d'avoir pris pour des voies romaines plusieurs chemins verts torvitLK a sangattb. t„eux et en zigzag, qui n'ont rien d'approchant des ouvrages des Romains, cepen-
(1) DeMorioJi,l.i,p. 595.
dant nous avons de la peine à nous persuader qu'aucune de ces chaussées ne passât à Wissant, lieu formé vraisemblablement par deux mots latins Via et sanctorum, la Voie des Saints. En effet ce lieu a servi au débarquement de plusieurs saints missionnaires) comme nous le dirons à l'article de cet endroit. Ces saints personnages abordés à Wissant, prenaient ou la voie militaire qui conduisait à Boulogne ou celle qui allait passer à Sangattc , selon que leur zôlc les portait au septentrion ou au midi : mais revenons à notre chaussée.
Nous la conduisons de Boulogne à Wuimille. Le nom de ce lieu parait composé de Via et de Mille, comme qui dirait le mille ou la colonne milliaire de la voie. Elle traversait en ce lieu la rivière de Vimereu, Via maris, nouvel indice de la chaussée. De là à Ambleteuse , elle y est encore tracée; ensuite à Wissant.
Nous avons parlé du camp romain qui y était placé ; on trouve sur la route de Wissant à Sangatte le hameau d'Estrouanne , dont le nom est composé en partie de Stratum. Le P. Halbrancq (I) n'a pas omis cette chaussée depuis Boulogne jusqu'à Wissant. Il eut mieux fait de ne point omettre sa continuation de Wissant à Sangattc, que de nous entretenir des sept voies romaines prétendues, qu'il fait aboutir au pied d'une croix plantée du coté du Mont-Ilulin. Tous les gens sensés regardent ces sept voies romaines comme une chimère et avec raison , car les anciens monuments n'en font nulle mention. 11 y a un lieu nommé de même du côté de Compicgne. Personne ne s'est jamais avisé de croire que le nom de Sept Voies vint de la réunion des sept chaussées romaines.