EN CERTAINS LIEUX
Mais l'époque a prévalu dans notre province de commencer l'année , ou le jour de l'Annonciation , ou la veille de Pâques. Selon les actes du concile de la province de Reiras de l'an 1 233 , au sujet du fameux différent entre le roi et l'évèque de Beauvais, le renouvellement de l'année au jour de l'Annonciation passait pour être de l'ancien rit gallican -. Notandum quod more Gallicanomutaturannutin Domini Annunciatione dominical^). De là ces formules employées dans nos chartes du xiii." siècle : Annoincarnati verbi, incarnationi* Domini , dominica incarnationis. Deux chartes entr autres, l une de 1225, l'autre de 1283, aujourd'hui 1284, passées dans le Laonnois, sont une nouvelle preuve de cet usage. Il s'est perpétué jusqu'au xvi.* siècle. Dans la ville d'Amiens on trouve un acte de vente du 2 avril 1 528 , date renouvel lée en no*tre eschevinage le jour de l'annonciation de Nostre- Dame, dernier passé avant Pasquet. Il est immédiatement après un autre du 24 mars 1 527. Un second acte du 9 avril 1 528 est daté comme le précédent (4). Cette manière de compter s'est perpétuée aussi dans la ville de Montdidier ; des lettres du prévôt royal, conservées dans les archives du prieuré de cette ville, sont datées du 8 d'avril 1441 , incarnation renouvellée. On lit dans des lettres transcrites dans le Livre-Rouge de l'Hôtcl-de- Ville : Le 29 mars 1500, incarnait) Cbron.. toI. 1 , c. liO, p. 154. Note. (») Tta«. «necd., tora. it, eol. 181. (4) Ibid., cb 159, p. 15» (4) Beg. «oi déUb. de U ville, 15»].