INSPECTEUR GÉNÉRAL DES BIBLIOTH ÈOUES ET DES ARCHIVES
Un volume in-S.
7 fr. .50
L'histoire peut-elle devenir une science? question très débattue, et, selon les personnes, décidée en sens contraires. On n'a pas pris garde que ce terme d'histoire est une étiquette a commode, mais infidèle » posée sur des faits très différents comme sujets de connaissance. Les uns, les insiilulions se prêtent à une connaissance scientifique; les autres, \c^ événements , ne s"v prêtent pas. Cette distinction est l'idée primordiale de l'ouvrage. En outre, ceux qui ont cherché les lois de l'histoire ont suivi des analogies trompeuses empruntées à la physique, à la chimie, à la biologie. C'est de la psychologie que l'histoire relève. Les lois historiques à trouver ne peuvent être que des dépendances des lois plus générales qui régissent le mental et le moral humain. Passant en revue toutes les institutions, analysant chacune d'elles, l'auteur montre comment on peut apphquer les données de la psychologie à l'histoire, éclairer celle-ci par celle-là. Il est amené ainsi à constater (|uo le mouvement général, ce qu'on nomme le progrès ou l'évolution, est principalement conduit par les institutions économiques, les plus nécessaires de toutes et les premières en date. Il montre au reste que le progrès n'est pas absolument déterminé, qu'il n'est pas du tout une <i fatalité heureuse, une sorte de providence » ainsi (|n'on se plaît trop à le rroire.
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